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Grève à Algérie poste :Pour de meilleures conditions de travail

jeudi 14 avril 2011, écrit par : El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

Le payement des mandats et autres opérations postales et monétaires sont à l’arrêt dans les différents bureaux postaux de la région.

Les travailleurs de l’unité postale de la wilaya de Sétif et des différents centres et bureaux de poste, ainsi que ceux de la recette principale d’Algérie poste sont depuis mardi en grève. En effet, les différents services de ladite structure sont paralysés.
Les virements des salaires des fonctionnaires, dont celui du secteur de l’éducation nationale, qui compte plus de 23 000 travailleurs, de la sûreté nationale et d’autres secteurs sensibles sont reportés à une date ultérieure.

D’un autre côté, le tri et la distribution du courrier, ainsi que le payement des mandats et autres opérations postales et monétaires sont à l’arrêt dans les différents bureaux postaux de la région. Les protestataires, dont le nombre dépasse les 850, demandent la révision de leur grille de salaire et le payement de la différence avec effet rétroactif. La rétribution des primes de rendement, collectif et individuel, est l’une des principales revendications du personnel. Lesdites primes n’ont pas été, faut-il le rappeler, versées depuis 2004. Par ailleurs, les travailleurs d’Algérie poste de Sétif, à l’instar de leurs collègues des autres wilayas, exigent l’adoption d’un système de formation et d’avancement dans les grades. « Cela fait plusieurs décennies que des travailleurs du secteur n’ont pas bénéficié de promotions.

Depuis la séparation d’Algérie Télécom et d’Algérie poste, aucun cycle de formation ou de promotions au choix n’a été mis en place. Ce n’est pans normal qu’un employé recruté en 1990 reste au même grade », nous a déclaré un employé. Selon les représentants des travailleurs, la direction générale a, tout au long de ces dernières années, fait la sourde oreille, et « il est inadmissible de continuer à se taire. Nous n’exigeons pourtant pas la lune, mais tout simplement nos droits, qui sont bafoués depuis des décennies », soutient un facteur qui réclame, à l’instar de ses collègues obligés de parcourir quotidiennement plus de 10 km à pied, de meilleures conditions de travail.


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