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Plainte à Strasbourg contre « l’entente illicite » des compagnies Air Algérie-Aigle Azur.

dimanche 12 août 2012, écrit par : A Nedjar.Sétif info, mis en ligne par : A. Nedjar

Ce qui ne pouvait résulter que d’un différent commercial contre la pratique de prix , de monopoles et d’ententes illicites exercées par les compagnies d’aviation Air Algérie et Aigle Azur, vigoureusement dénoncé par les usagers de ces deux compagnies, risque de prendre une autre tournure, une autre ampleur et une autre dimension vu que la solution peut échapper maintenant aux belligérants. Une plainte vient d’être en effet déposée auprès de la Commission européenne des transports aériens à Strasbourg en France contre ces compagnies.

M Omar Ait Mokhtar, le président de l’association de défense des droits de algériens résidents en France soutient qu’effectivement une plainte judicaire a été enregistrée auprès de la dite commission contre les compagnies su-citées pour entente illicite et pratique frauduleuse de prix notamment en période de pointe. Cette plainte a pour objet également de demander des indemnités de remboursement sur les prix pratiqués entre la France et l’Algérie par ces deux compagnies.

Le porte-parole de l’association précise que l’entente des deux compagnies incriminées fait que les tarifs de voyages peuvent atteindre parfois 730 euros du fait qu’elles ne proposent aucun programme pour la période estivale avant le mois d’avril, contrairement aux autres compagnies opérant dans le ciel algéro-français et ailleurs dans le monde. Cette situation se traduit par une hausse vertigineuse et injustifiable des prix, privant par là des milliers de familles algériennes de pouvoir s’organiser et programmer leurs vacances au pays.

M Omar Ait Mokhtar a dévoilé en outre que la Direction de l’aviation civile Française a donné son accord pour la mise en place d’un programme de vols supplémentaires à partir de lundi entre les deux pays, à repartir à parité égales entre la compagnie Air Algérie et les autres opérateurs pour permettre notamment aux familles algériennes d’être au rendez vous pour la rentrée scolaire en France.

Il est demandé également l’organisation d’une table ronde autour de laquelle se retrouveront tous les opérateurs et les responsables concernés pour débattre et dégager des solution définitives à ce problème qui revient tous les ans et qui handicape des milliers de nos compatriotes et enfants vivants à l’étranger, seul moyen par lequel il peuvent garder encore tant soit peu des liens avec leurs origines.

En raison des prix de voyages insupportables pour les familles, nombres d’entre elles choisissent d’autres destinations lorsqu’elles ne décident pas de se cloitrer carrément sur place chez elles durant les grandes vacances.

La communauté nationale ne demande pas de l’aumône. Elle exige simplement qu’elle soit traitée au même titre que toutes les autres communautés étrangères, qui sont moins saignées que la notre par une pratique honteuse de prix assimilés à du racket ou du vol « légalisé » par les compagnies aériennes et maritimes.

En dehors des parents qui ont des liens forts avec le pays, les enfants sont entrain de se couper définitivement de ce dernier. Encore une génération et, il ne subsistera plus pour eux comme attache que l’héritage d’un nom dont ils se démettront irrémédiablement à la génération suivante.

Quel gâchis et quel dommage pour une communauté vivante, souvent porteuse d’espoir et de renouveau. Il est certain que demain, nous paieront le prix le plus fort par la perte définitive de cette communauté dont beaucoup de ses membres considèrent qu’ils sont discriminés chez eux après les souffrances vécues parfois à l’étranger.

Il est des choses qu’on ne peut acquérir qu’avec de l’argent.


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