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Libye : Reconnaissance officielle de la langue Tamazight

dimanche 11 novembre 2012, écrit par : A Nedjar.Sétif info, mis en ligne par : A. Nedjar

Bien avant l’émergence des « printemps arabes », il y eut tout en début des années 80 en Algérie , ce qu’on qualifie de « printemps berbère ». Alors que le mouvement de contestation réclamait la reconnaissance de son identité et Tamazight en tant que langue officielle, 32 ans plus tard, nous n’en sommes qu’à une mi reconnaissance .Constitutionnellement Tamazight n’est consacrée à ce jour qu’en tant langue Nationale seulement. Cette langue qui véhicule une histoire et une identité depuis des millénaires n’est assurément dans ces cas qu’un outil « Folklorique » destiné à calmer les esprits puisqu’il n’existe aucun instrument juridique pour la rendre effective et opérationnelle dans nos échanges et dans la rédaction d’actes administratifs et dans l’enseignement.

L’Algérie a toujours été à l’avant garde de l’encouragement de tous les mouvements d’émancipation à travers le monde .Elle offrait les refuges, en aidant à leurs indépendances et à leurs libertés au point où sa capitale fut surnommée « La Mecque des révolutionnaires » .Elle se trouve à la traîne maintenant pour sa propre émancipation culturelle et linguistique.
Comment n’a-telle pu faire ce sursaut salvateur lorsque le Maroc, où la lutte fut moins âpre, Tamazight est reconnue maintenant en tant que langue nationale mais surtout officielle !

Chez nos voisins de l’Est , M Mohamed El Magrif président du Congrès général ,dans une Libye empêtrée encore dans l’après « révolution », a déclaré récemment que son pays où la population amazighophone n’est que de 15% , est bien en voix de reconnaître Tamazight en tant que langue nationale et officielle.

Les rédacteurs de la nouvelle constitution qui sera soumise à référendum sont entrain d’inclure la rédaction de la clause de cette reconnaissance.

M Mohamed El Magrif a déclaré en outre lors d’un festival de culture Amazigh : « il n’y a aucun préjugé à ce que la constitution reconnaisse plus d’une langue, et ceci ne peut provoquer en aucun cas un quelconque préjudice à l’unité nationale et à notre vision de l’avenir qui nous attend tous ».

Qu’en est-t-il de l’Algérie qui a contribué à libérer une partie du monde et qui n’arrive pas à se défaire des ses propres préjugés pour se libérer elle-même de son carcan devenu un poids maintenant pour la réappropriation de son histoire et de identité multiple ?

Peut être que la prochaine révision de la constitution nous dira un peu plus à ce sujet !


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