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Caisse Nationale d’Assurances sociales : Les affiliés lésés et brimés

mercredi 9 janvier 2013, écrit par : Nasser, Setif.Info, mis en ligne par : Boutebna N.

La Caisse Nationale d’Assurances sociales (CNAS), à Sétif, assure-t-elle réellement, dans sa gestion, la protection sociale de ses affiliés ? Au regard de la réalité, la réponse est négative. Sans nous laisser abuser par les explications qui ne tiennent pas devant les faits et pratiques, l’assuré ne jouit pas de ses droits, comme il se doit, en matière surtout de remboursement. Au nom certainement d’un souci de préservation d’un système de sécurité sociale ‘‘protecteur des personnes’’, les affiliés doivent aussi supporter les carences de fonctionnement. La gestion actuelle de ce système semble se préoccuper, actuellement, plus pour combler les déficits issus d’une gestion problématique que d’un souci réel de protection des affiliés.
Si les textes assurent les remboursements des frais médicaux à hauteur de 80% et 100% (pour les malades chroniques), la réalité, en fait, est autrement différente au désavantage de l’assuré.

Ayant supporté l’astuce des prix publics (PPA) et tarif de référence , les nombreux médicaments non remboursables ainsi que les modiques tarifs de référence des consultations et autres actes médicaux, qui font que l’on ne rembourse qu’entre 45 et 60% de la facture réelle – encore que les assurés, dans leur majorité, renoncent à déposer les « petites » ordonnances de moins de 1000 DA ou leur « feuille de maladie » (consultation) à cause du montant dérisoire remboursé - voilà que les affiliés sont confrontés à des queues qui durent toute la matinée ; si vous vous présentez tôt. On ne rembourse pas durant les après-midi (du moins dans l’agence des 1014 logts). Si l’échéance pour la mise à jour des cartes « Chiffa » arrive, c’est carrément la saturation et les… surprises. Vous risquez, lorsque votre tour arrive, après des heures d’attente, que l’on vous exige une « fiche familiale » ou « le certificat de « non-activité » ou les deux. Et chacun sait comment obtenir ce dernier document (témoins etc). Puis rebelote ! Que de la paperasserie et de la bureaucratie ! Certains ont compris que c’est pour décourager les gens à se faire rembourser.
On se moque bien des affiliés dans cette Caisse et particulièrement des retraités et des malades ‘chroniques’. Certaines langues, sur place, ont qualifié cette carte « Chiffa » de carte du « Combattant ». Même au niveau de la Direction on vous refuse le remboursement en vous orientant vers l’agence de votre quartier. À un moment, la Caisse ne savait plus qui de la direction ou des agences devaient gérer le dossier des malades « chroniques ». On devine les allées et venues des malades. Après 50 ans d’expérience ? Quelle déchéance !

Les retraités ont plus d’ennui maintenant avec la Caisse que lorsqu’ils travaillaient. L’informatique ne semble pas avoir été intelligemment utilisée pour régler le problème de temps et des interminables queues. La carence est manifeste soit du fait de la paresse et de l’inaptitude soit qu’il doit y avoir une main qui encourage la confusion pour on ne sait quel objectif !
Il y a un vrai problème d’organisation dans cette Caisse. Sont-ils incapables, à ce point, de régler un simple problème de « fil d’attente » ou de s’entendre une fois pour toute sur les procédures ? Y a-t-il des responsables et des cadres dans cette Caisse ?
Cette Caisse doit se remettre en cause, surtout dans son organisation pour se mettre au diapason des caisses modernes, à l’ère de l’informatique, au lieu de persister dans le bricolage. Il ne suffit pas d’avoir chacun un micro devant soi pour considérer avoir fait des progrès. La preuve les affiliés restent toujours lésés et brimés !


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