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Point de presse du chef de sureté de la wilaya de Sétif

jeudi 24 janvier 2013, écrit par : Dj.Gherib, mis en ligne par : Boutebna N.

Entouré des principaux chefs de services de la police, le chef de sureté de la wilaya de Sétif ; Mr Yamouni Abdelaziz a animé une conférence de presse au début du week End pour décortiquer le bilan des activités de ses services dans les zones urbaines de la capitale des hautes plaines. A commencer par celui des accidents de la route qui demeure l’une des préoccupations majeures à Sétif tant qu’il continue d’endeuiller les centaines, voire les milliers de familles. Les statistiques de l’année 2011 parlent de 1155 accidents ayant engendré 1323 blessés et 27 morts. Ce chiffre a diminué quelque peu en 2012 avec 1189 blessés et 18 décès. Mais, là, il convient de préciser d’emblée que ces bilans ne concernent que la police. Et par conséquent, ceux de la gendarmerie nationale ne sont comptabilisés.

Il est vrai, dit Mr Yamouni, que les raisons sont multiples et variés dont l’état piteux de certaines routes et la vétusté de nombreux véhicules, il n’en demeure pas moins que l’homme reste la principale causes des malheurs enregistrés dans ce registre du fait qu’il ne daigne pas respecter le code de la route.

Cependant, « outre les compagnes de sensibilisation régulières, on opère souvent par des barrages mobiles et inopinés notamment dans certains points noirs pour lutter contre ce fléau des accidents de la route et des chauffards ». avance-il.
Ainsi, les différents contrôles routiers se sont soldés par 23690 amendes forfaitaires, 6076 retraits de permis et 488 mises à la fourrière en 2012. Il faut dire néanmoins, qu’en dépit des efforts consentis, Sétif continue d’occuper sinistrement les premiers rangs au niveau national dans les accidents de la circulation.

Sur un autre registre, l’intervenant indique que ses services ont accompli, entre 2011 et 2012, 132 opérations qui ont conduit à l’éradication de 18 marchés illicites dont les plus importants sont ceux du quartier « Andréoli » au chef lieu et « Bir Ensa » à El Eulma. L’officier révèle aussi qu’au delà des l’activité informelles qui nuit à l’économie, ces lieux constituaient aussi un fief de toutes sortes de délinquances.

Les services de police, affirme notre interlocuteur, mènent une lutte implacable contre les trafiquants de drogue et les dealers.

Ce trafic de la drogue et de psychotropes continue de se propager dangereusement dans notre société surtout avec ces fortes quantités qui pénètrent nos frontières, notamment celles de l’ouest.
Les chiffres fournis témoignent de cette courbe ascendante entre l’année 2011 et 2012 dans la wilaya de Sétif. On passe, en effet, de 35, 166 55 kg de drogue traitée saisi en 2011 à 1 quintal 1 13 kg en 2012 et de 9557 à 46965 comprimés de psychotropes. 682 personnes y sont impliquées, nous dit-on.

Et après s’être étalé sur les chiffres des autres crimes et délits, à Mr Yamouni Abdelaziz n’a pas manqué de souligner au passage que la petite délinquance constitue aussi un cauchemar pour la société. On apprend ainsi que pour la seule année 2012, la sureté de wilaya a traité 1759 affaires pour coups et blessures, 833 autres pour vol qualifiés, 49 pour escroquerie, 23 pour falsification et usage de faut et 08 homicides.
Et comme le contexte de la conférence de presse coïncide avec la fête du Mawlid Ennabaoui, il fallait bien aborder le problème des pétards et les dangers qu’ils dégagent, en particulier pour les enfants, le chef de sureté indique que pas moins de 198 541 pétards destinés à être commercialisés sur le marché, notamment - Dubai- d’El Eulma, on été saisis, la veille de la fête.

Questionné, par ailleurs, sur ce phénomène des « Parkingers » et leur comportement agressif contre les automobilistes, il dira que ce phénomène existe en effet, mais il fait savoir qu’aucune victime ne s’est présentée aux services de polices pour déposer plainte. Il précisera plus loin que la police ne peut interpeller ces gens là s’il n’a pas une partie civile dument constituée.

Interrogé enfin sur ce crime qui demeure énigmatique perpétré, il y a un peu plus d’un an, contre un enfant de six ans au quartier populaire et populeux Amar Degou « ex Andréoli », et qui a mis en émoi toute la population de Sétif, le premier responsable de la police a dévoilé au parterre de journalistes que cette affaires le préoccupe personnellement et qu’ il ne peut, pour le moment, donner certaines informations pour des raisons liées aux impératifs de l’instruction. Le chef de sûreté conclut, toute fois avec une touche optimiste pour cette affaire en déclarant en substance : « Nous avançons doucement mais surement dans cette affaire ».


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