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Après l’élimination en coupe et malgré la lourde défaite de lundi dernier face à la JSK

L’Entente a les cartes en main pour décrocher
mercredi 17 mai 2006, écrit par : Abdelhalim Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Les Aigles n’ont d’autres objectifs que de courir derrière un sésame leur ouvrant
le droit de jouer hors frontières, une Coupe arabe, pourquoi pas ?

A se fier à la prestation du club le plus prestigieux de l’Est algérien sur le terrain, depuis la nomination de Belhout à la barre technique, les sportifs sétifiens qui ont déserté durant de longues années le stade du 8 Mai 1945 sont en droit de croire au retour des années fastes dessinées par Aribi et Kermali, deux monuments du football sétifien.
Si pour les années écoulées marquées au départ par l’échec du passage à la formule du professionnalisme prônée par Mohamed Belbey, à la suite de la démission de l’ENPC, la gestion du club livrée à l’improvisation, malgré l’apport des pouvoirs publics, a longtemps souffert d’un grave problème de ressources humaines. Le poste de président restera vacant durant plusieurs saisons, eu égard à la qualité du profil de sa composante marquée par l’inaptitude à gérer les legs du club et le patrimoine de la société mère l’ENPC. Ce n’est qu’avec l’arrivée de Serrar, l’ancien capitaine de l’équipe victorieuse du titre suprême continental, considéré comme « l’héritier des grands », que la politique de restructuration du club a vu le jour. La mise en place d’un centre de formation, l’inauguration de la structure de regroupement des sportifs et l’installation d’une pratique administrative moderne ont couronné l’exercice de la saison 2005-2006. Pour Salim Senoussaoui, ancien arbitre fédéral évincé, selon lui, pour des raisons encore « occultes par la commission nationale dirigée par Belaïd Lacarne », reconverti en directeur administratif, la rigueur de gestion administrative instaurée à partir de cette année tend à obéir aux normes adoptées par les clubs professionnels, car l’Entente, souligne-t-il, est appelée à assumer à l’avenir un rôle d’ambassadeur de l’Algérie dans les compétitions continentales. Mais, pour Serrar, la saison 2005-2006 est celle de tous les espoirs en mettant en place, pour la première fois, une équipe compétitive. « Les anciens sportifs commencent à apprécier le bon football d’antan », commente-t-il. La vision du président de l’ESS semble sous-tendue par le souci de répondre aux exigences économiques de la pratique sportive moderne en opérant, particulièrement cette saison, une série de transferts remarquables. « L’ère des enfants de la ville est désormais révolue », tient-il à souligner comme pour insister sur les orientations nouvelles que subit le football national à l’instar des exemples mondiaux. Reste pour lui que le mal du football algérien réside au niveau des instances de la FAF et de la LNF depuis la démission de Hadj Mecherrara. « Toutes deux puisent dans le régionalisme et la mauvaise gestion au détriment des clubs de l’Est et de l’Ouest », estime-t-il.
Cette anarchie est imprégnée par la sanction du public sétifien pour deux matches, ainsi que celle encore plus sévère du gardien international Mezaïr, jugées arbitraires. Sur un autre volet, le président de Sétif, auteur de la distinction de « président dynamique » décernée dernièrement à Oran par le groupe de Belloumi, conscient du problème de canalisation et d’organisation des supporters dont souffre la majorité des clubs, projette de lancer à partir de la saison prochaine un vaste programme de sensibilisation et de mobilisation des foules dans le but d’instituer un comité des supporters qui participe à la gestion du club et à l’organisation des rendez-vous au stade du 8 Mai 1945. « L’instauration de la culture sportive et du fair-play au sein des supporters demeure l’une des priorités des dirigeants de l’Entente », affirme-t-il. Car au vu du passif de l’ESS, la dernière sanction infligée par les instances fédérales au public sétifien demeure historique, selon les sportifs. Sur le plan des résultats sanctionnant le cours de la saison, à trois manches de la clôture du championnat national, le premier responsable des Noir et Blanc juge que son club occupe une position idéale pour la concrétisation des objectifs tracés, à savoir une 4è place qualificative pour la Coupe arabe, malgré le faux pas concédé en quarts de finale de Coupe d’Algérie face au MCA qu’il considère, d’ailleurs comme un club respectable et favori pour le trophée. Enfin, concernant l’affaire de fausse billetterie du stade du 8 Mai 1945, un dossier se trouve actuellement entre les mains de la brigade économique. Il serait, selon certaines sources, de l’ordre de 5 000 billets scannés. Et pour l’heure, les dirigeants du club refusent de se prononcer en attendant la décision finale de la justice.

Par Abdelhalim Benyelles

La Tribune


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