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ES Sétif : Le titre est encore loin

dimanche 11 mars 2007, écrit par : L’Expression, mis en ligne par : Boutebna N.

Si elle veut aller au bout de son objectif, l’équipe sétifienne devra déjà remporter les quatre matches qu’elle doit encore jouer à domicile.

Alors que la fin du championnat de la division1 approche à grands pas, tout est encore à jouer aussi bien dans la course au titre de champion d’Algérie que dans celle aux accessits pour une participation aux compétitions internationales ou pour la lutte pour le maintien. C’est tant mieux pour une compétition qui ne brille pas de hauts faits d’armes tant l’on connaît la médiocrité ambiante qui règne dans notre football.

Dans la situation actuelle, l’Entente de Sétif est certainement la mieux placée de toutes les équipes pour devenir le futur champion d’Algérie, un titre qu’elle n’avait plus remporté depuis la saison 1986-87 quand elle s’appelait EPS (Entente plastique de Sétif). Quand on possède une avance de cinq points sur le second de la compétition, la JSM Béjaïa, à huit journées de la fin de la compétition, on a des raisons de croire que tout finira par nous sourire. Seulement, huit journées c’est beaucoup et dans les normes du football qui veulent qu’une victoire rapporte trois points et une défaite aucun, les Sétifiens ont intérêt à ne pas s’enflammer trop vite. D’autant que les cinq points d’avance ne sont que virtuels et pourraient être ramenés à quatre sur la JSK si celle-ci venait à l’emporter dans son match en retard face à la JSMB, voire à deux points sur la JSMB si, au contraire, le match en retard en question se terminait en faveur des Béjaouis. Cette appréhension sur les capacités de l’ESS à tenir jusqu’au bout s’est accentuée le week-end dernier lorsqu’on vu l’Entente buter sur la défense de l’ASMO et se contenter d’un piètre match nul, à domicile, face à une formation qui se débat dans les profondeurs du classement.

Le calendrier du reste du programme des Sétifiens paraît équilibré puisque sur les huit matches, il y en aura quatre à domicile et quatre en déplacement. Pour espérer remporter le titre, l’Entente devra s’assurer le maximum de points chez elle soit 16 en tout (4 victoires) face au MCO, au WAT, au NAHD et à l’USMB. Cela ne semble pas impossible mais on a vu l’irrégularité de cette équipe qui se fait accrocher sur son terrain par l’ASMO. Hors de chez elle, son programme n’est vraiment pas de tout repos avec, dès la prochaine journée, un déplacement à Bordj Bou Arréridj, pour le derby des Hauts-Plateaux. Il y aura, ensuite, deux voyages à Alger (OMR et MCA) et pour terminer la saison, l’ESS ira à Chlef. C’est lors de ces déplacements que l’ESS sera tenue de glaner des points si elle veut que le titre de champion devienne sa possession au coup de sifflet final. L’Entente du début de saison aurait pu répondre favorablement à une telle condition tellement sa domination sur toutes les autres équipes était évidente mais, depuis, les choses ont changé et même si Saâdane est venu et a redonné à cette formation le goût de la victoire, force est de reconnaître que ce n’est plus la même Entente que nous voyons évoluer.

L’autre jour, son président, Hakim Serrar, indiquait à la radio que le plus important pour son équipe est qu’elle devienne championne d’Algérie, reléguant la Coupe arabe en seconde position dans les objectifs tracés. Apparemment, c’est ce qui a été exigé de Saâdane lorsqu’il avait été recruté. A la suite de l’échec de jeudi dernier face à l’ASMO, il va devoir remobiliser ses troupes et les inciter à se concentrer sur le championnat. Mais, dans l’immédiat, c’est la Champion’s League arabe qui se profile avec un ultime match de poule contre les Jordaniens d’El Fayçali, jeudi prochain, un match qui semble n’avoir aucune importance du fait que l’Entente est déjà qualifiée pour les demi-finales. Il faudra, pourtant, aux Algériens le jouer normalement dans un souci d’équité sportive qui veut qu’on ne doit pas pénaliser le vainqueur de l’autre match de la poule, lui aussi concerné par le passage aux demi-finales si El Fayçali venait à perdre à Sétif. La crainte pour le staff dirigeant sétifien, c’est de voir leurs joueurs disperser leurs efforts en vue de la réalisation d’un exploit en Coupe arabe au détriment d’un autre dans le championnat national. C’est ici que Saâdane aura le plus à faire.

Rafik SELMI, l’Expression


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