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SERRAR (PRESIDENT DE L’ESS)

« L’Entente fera parler d’elle »
mercredi 22 juin 2005, écrit par : Nedj

L’Entente sétifienne sauve in extremis sa place parmi l’élite. C’est l’essentiel que retiendront les supporters sétifiens à l’issue d’une saison qui a vu leur équipe souffler le chaud et le froid. Plutôt fringante en début de saison, malgré un départ difficile, l’équipe dévoila au bout de quelques journées un visage séduisant et un jeu collectif alerte, servi par des individualités de grand talent à l’image des recrues Hadj Aïssa et Derradj.

La machine se mettra toutefois à toussoter, notamment durant la phase retour ponctuée par huit défaites dont trois à domicile. La Champion’s League arabe donnera toutefois des satisfactions malgré une élimination logique face à l’Ittihad de Djeddah. Sur les huit rencontres disputées, l’ESS ne concédera en effet que deux défaites face au même adversaire, l’Ittihad de Djeddah. L’élimination de l’équipe de la compétition arabe, que le club disputait pour la première fois, ajoutée aux déboires en championnat et à une sortie prématurée de la Coupe d’Algérie allaient cependant donner matière à râler aux supporters sétifiens et à apporter de l’eau au moulin des éternels opposants, qui iront jusqu’à accuser le président du club, Abdelhakim Serrar, d’avoir vendu le dernier match contre Djeddah.

Le climat délétère ajouté à l’instabilité du staff technique, quatre entraîneurs s’étant succédé à la barre technique entre septembre 2004 et mai 2005, plongeront Derradj et ses camarades dans le doute avec les répercussions que l’on sait au niveau des résultats. A l’heure des bilans, et au moment de tirer les leçons, le Quotidien d’Oran s’est approché de Serrar qui a bien voulu répondre, avec son bagout habituel, à nos questions.

Suivons-le.

Le Quotidien d’Oran : Quel bilan tirez-vous de la saison qui vient de s’achever ?

Serrar A. : Négatif, si vous voulez parler des résultats, je suis même tenté de dire qu’ils sont catastrophiques sur certains plans. La responsabilité est évidemment partagée, mais j’en tiens une grande part, je l’avoue.

Q.O. : Mais encore ?

Serrar A. : Parfois le président n’est pas réellement le patron lorsqu’il cède aux pressions. Et j’ai cédé. Au départ, je voulais travailler pour construire une équipe sur le moyen et le long terme, mais des voix se sont élevées, n’acceptant pas notre manière de voir. Cela m’a contraint à changer de politique et à recruter des joueurs de valeur, misant sur les résultats immédiats. Ces mêmes pressions m’ont aussi conduit à commettre une erreur de stratégie en changeant trois fois d’entraîneur. Je dois dire également que notre effectif n’avait pas les qualités nécessaires pour être constant au plan des résultats. Si nos joueurs ont tenu durant quatorze rencontres, puis ont baissé de régime, c’est par rapport, aussi, aux éléments utilisés et parfois surutilisés, comme Lahlouh qui a joué vingt-huit rencontres de championnat, huit de Coupe arabe et un match de Coupe d’Algérie. Cela fait trente-sept titularisations et c’est pourquoi je parle de qualité de l’effectif.

Q.O. : Et les recrutements opérés à l’intersaison ?

S.A. : Je ne parle pas de la qualité des joueurs, mais de celle de l’effectif en tant que groupe. Pour ce qui est des recrues, leur valeur fait qu’ils sont parmi les plus demandés, actuellement, par les autres clubs. La qualité des joueurs n’est pas en cause. Même si quelques-uns, parmi les éléments sur lesquels nous comptions le plus, n’ont pas été à la hauteur.

Q.O. : Par exemple ?

S.A. : C’est quoi la prochaine question ?

Q.O. : Tirerez-vous les leçons de votre mea culpa ?

S.A. : Il faut savoir, c’est vrai, tirer les leçons de ses erreurs, mais que voulez-vous que je dise ? Les pressions seront toujours là et les résultats continueront d’être exigés. Aujourd’hui c’est comme ça, et je suis obligé de m’adapter. Nous nous attachons actuellement à améliorer notre effectif, à l’équilibrer et à compléter l’équipe dans tous ses compartiments, surtout en défense, qui a été très perméable, et au milieu de terrain. Nous venons ainsi de faire signer Defnoun, un libero qui a évolué à l’US Chaouïa, Souleymane Keïta et Mamadou Diallo, deux Maliens évoluant au club Djezira d’Abou Dhabi, Younès de l’USM Annaba, Ziaïa et Saïdou de l’ES Guelma. Nous sommes également en contacts avec Benchadi, un défenseur du CABBA, Bouhafs et Raïs du MC EI-Eulma et comptons récupérer Belhani et Mekhalfi qui sont partis au CR Belouizded. De plus, nous mettons le paquet pour recruter un autre avant-centre de grande valeur.

Q.O. : Peut-on savoir qui sera l’entraîneur de l’équipe ?

S.A. : Nous sommes en pourparlers très avancés avec Zekri, qui entraînait le CABBA. Disons que c’est en très bonne voie.

Q.O. : Noureddine Saâdi, c’est fini ?

S.A. : Le contact est rompu, mais laissez-moi profiter de cette occasion pour démentir les propos que l’on m’a prêtés concernant le montant qu’aurait exigé Saâdi. Il n’a jamais été question de 700 millions de centimes, je tenais à le préciser.

Q.O. : Certains soutiennent avoir aperçu Hadj Aïssa en discussion avec Moh Cherif Hannachi à la mi-temps du match ESS-JSK.

S.A. : Je vous arrête tout de suite, Hadj Aïssa n’est pas transférable.

Q.O. : L’AG élective sera-t-elle organisée ?

S.A. : Très rapidement, si je décide de partir. Si je rempile, je l’organiserai au moment opportun. Ceci dit, s’il se trouve des personnes qui s’opposent à Serrar et qui ont des idées et des moyens, qu’elles se prononcent au lieu de s’attaquer au club et souhaiter sa descente.

Dieu merci, l’ESS est toujours en première division et fera parler d’elle.

Entretien Réalisé Par Adel Mahmane, Source : Quotidien d’Oran


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