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À J-3 de la finale aller, WA Casablanca - ES Sétif : Les derniers réglages

mardi 6 mai 2008, écrit par : Imed Sellami, Le Soir d’Algérie, mis en ligne par : Boutebna N.

’est à Casablanca-même que l’Entente de Sétif prépare l’étape finale. Avant l’échéance marocaine, l’optimisme et la sérénité sont de rigueur.

Décidée à mériter cette coupe arabe, dans laquelle elle n’a cessé des mois durant, précisément depuis l’amorce des éliminatoires de l’épreuve en septembre dernier, de s’investir entièrement, l’ESS ambitionne de prendre dès ce vendredi, en affrontant le Wydad de Casablanca sur son terrain, une sérieuse option pour la reconquête du titre. Ce serait alors le meilleur scénario possible à lui déblayer le chemin vers le podium lors de la finale retour, prévue le 22 mai à Blida. Le rendez-vous de ce vendredi est à ne point manquer, comme nous l’a souligné le capitaine de l’équipe, Adel Maïza, avant le départ hier pour le Maroc : « Nous avons sillonné plusieurs pays pour mériter cette coupe qui nous tient à cœur.

Le parcours n’a point été une sinécure. Nous avons même souffert le martyre pour sortir indemnes de certains déplacements périlleux, ou tout au plus à moindre frais pour préserver nos chances. Cela a nécessité beaucoup de savoir-faire, de don de soi et de persévérance. Et ce n’est point à ce stade avancé de l’épreuve que nous allons nous défaire de ces qualités qui nous ont caractérisés tout au long de notre parcours. » Le sérieux dont les joueurs font preuve dénote le souci pressant de négocier le prochain rendez-vous de Casablanca avec toute l’application requise pour une échéance de cette envergure. Ils sont tout aussi décidés à réussir une bonne performance maintenant qu’ils sont bien édifiés sur les potentialités dont dispose l’opposant, comme sur ses points faibles, à travers le visionnage de certaines de ses dernières rencontres, plus particulièrement celle disputée face au Fayçaly, laquelle s’est soldée par un résultat de parité (0-0). Les Marocains, qui évoluaient sur leur terrain en cette occasion, ont alterné le bon et le moins bon. Et c’est précisément en fonction de ces données récoltées que Bernard Simondi compte fixer ses choix technico-tactiques pour le match.

Le WAC veut sauver sa saison

La partie ne sera pas du tout facile pour les Noir et Blanc, puisqu’en face, il y aura la solide équipe marocaine du WAC. Cette dernière, hors course depuis plusieurs semaines pour le titre de championnat marocain (GNFE 1), et éliminée de la Coupe du trône par un petit poucet, à savoir le Chabab Houara, n’a plus que la Coupe arabe pour sauver sa saison. Mais le WAC vit une situation très difficile, son rendement n’est plus le même, d’ailleurs son entraîneur argentin, Oscar Fullone, l’a avoué il n’y a pas si longtemps. « L’équipe est dans un très mauvais état physiquement, ce sont des épaves, il fallait les voir se relever dans les vestiaires à chaque mi-temps, ils donnaient l’impression de tous peser 150 kg, ils s’aidaient de leurs mains pour se lever. » En prévision de cette importante manche, le Wydad de Casablanca est entré, hier, en concentration à l’hôtel Royal Golf d’Al- Jadida. C’est en effet dans la capitale des Doukkalas que les Rouge et Blanc marocains peaufineront les derniers détails avant de recevoir les Algériens de l’Entente sportive de Sétif en finale aller de la Champions League arabe.

Oscar Fullone, le sorcier blanc

Très apprécié par le public marocain, le coach du Wydad, Oscar Fullone, fait partie des entraîneurs les plus compétents du continent. En septembre 2002, il rejoint le club en remplacement de Rachid Taoussi alors que le WAC venait d’être éliminé de la Coupe du trône qu’il avait remportée l’année précédente. Sous la houlette de Fullone, le WAC remporte la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe. Le petit Luis Oscar est né le 4 avril 1944 à La Plata (Buenos Aires). Sa carrière footballistique débute en 1954. Milieu de terrain, il joue pour le club argentin Estudiantes, au sein duquel il aura 24 sélections en cadets et 8 sélections en juniors. Plus tard, il évoluera sous les couleurs du National de Medellin (Colombie), puis pour le Real Oviedo (Espagne) et enfin à Aston Villa (Angleterre). En 1972, il décroche son diplôme d’entraîneur en Suisse. Il entraînera, entre autres, le club de ses débuts, l’Estudiantes, le Sheffield United FC (Angleterre) et le FC Sion (Suisse). Sa carrière africaine débute avec l’ASEC Mimosa d’Abidjan (Côte d’Ivoire) en 1981. Il y reviendra et pour lui faire remporter la Ligue des champions en 1998. Prouesse qui sera réitérée pour l’éternel adversaire du WAC, le Raja de Casablanca, en 1999. Dans la même foulée, le club arrache également la Supercoupe d’Afrique en 2000. Il entraînera également les clubs d’Al-Ahly et d’El Masry-Port Saïd en Egypte. Le sorcier argentin, comme on le surnomme, permettra également à l’équipe nationale du Burkina-Faso de participer à la Coupe d’Afrique des nations (Can) au Mali. C’est le premier entraîneur à avoir gagné successivement deux Ligues des champions à la tête de deux clubs différents, une supercoupe d’Afrique et une Coupe des coupes. Un palmarès éloquent. Oscar Fullone est considéré comme le deuxième entraîneur le plus titré de l’histoire.


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