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Hypertension artérielle Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme

samedi 17 novembre 2007, écrit par : Le Quotidien d’Oran, mis en ligne par : Boutebna N.

Lors du séminaire médical régional organisé, jeudi, à Sétif et consacré à l’hypertension artérielle (HTA) et auquel ont pris part quelque 150 spécialistes de la région Est du pays, le Pr Djamel-Eddine Nibouche, du CHU Parnet de Hussein Dey, a dévoilé que plus de 26% des Algériens sont atteints de cette pathologie et qu’un patient sur cinq ne suit pas correctement les traitements idoines qui leur sont prescrits.

Dans sa communication, le praticien a abordé les récentes méthodes thérapeutiques préconisées aux sujets atteints en cas de complications cardiaques. Il a rappelé qu’à l’horizon 2025, plus de 1,5 milliard de personnes seront hypertendues à travers le monde. Quant aux causes de cette maladie, les spécialistes s’accordent à les expliquer par le tabagisme, l’abus d’alcool, l’obésité, le taux élevé de cholestérol et le diabète. Les intervenants à cette rencontre ont également souligné que le taux de mortalité chez les hypertendus est estimé à 23,5%, dont la majorité sont des femmes dépassant la cinquantaine. Au registre des recommandations, les participants à cette rencontre médicale se sont accordés à retenir qu’en plus des traitements prescrits, l’hypertension peut être évitée par l’amélioration du niveau de vie de la population et la pratique sportive.

Pour rappel, à la veille de la journée mondiale contre l’hypertension artérielle, l’association algérienne d’hypertension artérielle (SAHA), par le biais de son président le Pr Merad, du CHU Mustapha Bacha, a avancé un taux plus important celui de 35%, un chiffre obtenu à travers une série d’enquêtes et d’études multicentriques menées en milieu hospitalier. Le Pr Merad a relevé, alors, un phénomène inquiétant, à savoir le fait que cette pathologie touche de plus en plus de jeunes sujets. Quant au taux de mortalité, ces études ont conclu que 29% des malades décèdent. Sur les moyens à mettre en place pour diminuer de l’ampleur de cette maladie, le spécialiste a expliqué en faisant un distinguo avec des pays où cette maladie a diminué, en avançant qu’au moment où les facteurs de risques seront multipliés en Algérie par 3 dans les dix prochaines années, la tendance épidémiologique tend à se « normaliser », aux Etats-Unis, grâce surtout à une lutte efficace contre l’obésité. Idem pour les pays de l’Union européenne, notamment suite à l’application rigoureuse des lois nationales contre le tabagisme dans les lieux publics.

Une prévention efficace, avec un dépistage et un diagnostic précoce, demeurent, selon le Pr Merad, les solutions idoines pour renverser cette tendance.


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