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Qui est ANNIE STEINER ?

jeudi 14 mai 2009, écrit par : A Nedjar Sétif info, mis en ligne par : Boutebna N.

A la vérité, il n’est nul besoin de faire connaître ou de décrire ANNIE STEINER. Sont militantisme et son parcours révolutionnaire nous en font la révélation de cette grande dame au coeur infiniment aussi grand.

Cette Algérienne de cœur, de raison et bien sur de nationalité, avait tout pour être heureuse.
Un jour, mue par des appels internes et des secousses irrésistibles, elle abandonna tout son confort, y compris ses enfants qui lui furent retirés par suite de sa séparation de son mari, apprenant son engagement pour le FLN, elle s’est battue toute une vie et continue à ce jour à dire tout son amour à son pays qu’est l’Algérie.

Nous avons estimés utile de livrer ici aux jeunes générations, quelques pages glorieuses de la vie cette Moudjahida pour montrer un exemple tout simplement de courage et de foi.

Invitée d’honneur de la ville de Sétif à l’occasion des cérémonies commémoratives de la journée du 08 mai 1945, Annie STEINER est cette infatigables et inusable Moudjahida de première heure de la guerre de libération nationale.

Âgée aujourd’hui de 81 ans, bon pied, bon œil, malgré le poids de l’age, des stigmates tant physiques que psychologiques, conséquences de cet engagement pour l’Algérie libre et indépendance, elle garde miraculeusement toute sa lucidité et ses capacités pour nous relater pudiquement ce parcours singulier . Elle le fait avec d’autant d’humilité qu’elle préfère attribuer ces rôles aux autres pour dire que son engagement à elle ne fut qu’une modeste contribution de la militante active et de la Moudjahida qu’elle fut dont la conscience a été interpellée un jour pour dire non à l’injustice.

Nous vous invitons à découvrir ci après quelques extrais de presse sur le parcours atypique de cette grande militante qui sera demain parmi les jeunes fille du Lycée Malika Gaid de Sétif pour leur parler de l’Algérie et de la révolution Algérienne.

Nous savons qu’elle fut et qu’elle continue à être une grande patriote.


Militante infatigable de la liberté, Annie a vu le jour le 7 février 1928 à Marengo (Hadjout). Son père, Fiorio Marcel, né au début du siècle dernier à Tipaza, est issu d’une famille originaire de Florence en Italie. Il travaillait dans les hôpitaux. Lors de l’épidémie de typhus, il a été dépêché à Sidi Bel Abbés comme directeur de l’hôpital pour y mettre un peu d’ordre. Qu’est-ce qui a donc poussé les Fiorio, famille prospère, à quitter le symbole de la renaissance pour s’installer en Algérie ? Nul ne le sait. « Mon père est mort à 41 ans, emporté par une crise cardiaque. Quant à ma mère, elle était enseignante, institutrice comme sa sœur et leur mère. Ma grand-mère, Virginie Malavial-Truel, était institutrice à Borely Lasapie (El Omaria) village au-dessus de Médéa, où elle exerçait selon le système de la classe unique. J’ai rompu la tradition. Mon grand-père, né à Theniet El Had en 1870, est enterré à Palestro. »

Annie dut bourlinguer très jeune au gré des affectations de son père. A Boufarik, elle y effectua l’école primaire et à Sidi Bel Abbés c’est l’EPS. « De là, je suis allée à Blida, une ville qui a beaucoup compté pour moi. J’y ai fait mes études secondaires au lycée Duveyrier (Ibn Rochd), un excellent établissement qui a vu défiler des chouhada comme Ali Boumendjel, Abane Ramdane et des responsables comme Benyoucef Benkheda, M’hamed Yazid, Sadek Hadjeres… A l’origine, ce lycée était réservé aux garçons, mais après le débarquement des Américains, qui ont occupé le collège des filles, on a dû jumeler filles et garçons après la fermeture de l’internat pendant la Seconde Guerre mondiale. » D’une extrême pudeur, cette grande militante, citoyenne du monde, défenseur de la liberté, possède l’aura de celles qui ont su se réinventer sans se renier...

La vie d’Annie Steiner s’est muée en destin algérien, un jour de février 1956, après son arrestation par la police coloniale pour « activités subversives », entendre pour engagement en faveur de l’indépendance de l’Algérie, ce qui n’était pas si peu.

C’était l’an II de la Révolution et une répression des plus sauvages s’était abattue sur les militants algériens. Annie Steiner, née Fiorio, avait alors 28 ans. Rien ne présageait d’une telle destinée pour cette native de Hadjout (ex-Marengo). Issue d’une famille de pieds-noirs depuis trois générations, Annie a grandi dans un milieu plutôt protégé et n’a connu ni la misère ni les privations qui frappaient des millions d’Algériens. Mais Annie est une rebelle née, une révolutionnaire qui place les valeurs de liberté et de justice au-dessus de tout. Justement, le dénuement et l’exclusion, elle les côtoie quotidiennement dans ces centres sociaux d’Alger où elle travaille pour venir en aide aux démunis. C’est là où la guerre la surprend.

Elle n’est alors militante d’aucun parti politique ni organisation, et c’est souveraine mais lucide qu’Annie la « Française » opte pour « l’Algérie algérienne » en s’engageant dans les réseaux clandestins du FLN. L’histoire lui donnera raison, mais à quel prix ! Par ce choix, elle signera son premier « acte de divorce » avec sa communauté d’origine. Les pieds-noirs qui, comme elle, ont fait le pari de l’Algérie libre et fraternelle, une infime minorité dont certains membres ont payé de leur vie leur engagement pour l’indépendance de l’Algérie seront vite taxés de « traîtres » et reniés par famille et amis. Comme elle, Henri, Fernand, Yvette, Georges, Jacqueline et d’autres encore n’étaient prédestinés ni par leur noms ni par leurs origines à épouser la cause des « fellagas ».

La rupture d’avec les siens, Annie l’expérimentera une seconde fois, en prison même : M. Steiner, son époux, furieux d’apprendre son appartenance au FLN, demandera le divorce et l’obtient. Plus tard, la garde de ses deux fillettes lui sera, elle aussi, retirée. La chaleur familiale, c’est en prison qu’Annie la retrouvera parmi « l’khouatate » (les sœurs) comme elle continue à appeler, tendrement, ses anciennes codétenues. Ces années de prison la marqueront à jamais. D’anciennes camarades de détention se souviennent de la militante à toute épreuve. « Forte en gueule », mais pas seulement, Annie ne laissait aucun répit à l’administration pénitentiaire pour faire reconnaître le statut de détenues politiques aux militantes FLN.

La juriste – elle est licenciée de la faculté de droit d’Alger – utilise pour ce faire tout son savoir pour harceler l’ennemi jusque dans les cellules de prison, territoire de non droit s’il en est. D’une grande rigueur intellectuelle, elle se méfie des mythes et l’histoire, pour elle, est une œuvre collective qui transcende les individus et leur ego. Annie Steiner était militante de la zone autonome dans le réseau Alger-Sahel, celui même dans lequel était affectée Hassiba Ben Bouali. Condamnée à la réclusion « criminelle » par le tribunal des forces armées d’Alger, elle fut « trimballée », cinq ans durant, d’El Harrach à Serkadji, en passant par d’autres lieux d’enfermement.

Au lendemain de l’indépendance, on la retrouve parmi une poignée de cadres algériens autour de Mohamed Bédjaoui, assumant la lourde tâche de réorganiser la nouvelle administration après le départ de l’encadrement français. Haut fonctionnaire au secrétariat général du gouvernement, elle contribuera, jusqu’à sa retraite en 1990, à la formation de dizaines de cadres de la Fonction publique algérienne.

Femme de conviction, femme d’action et de réflexion, elle continue, à ce jour, à être active. A sa manière. Grande lectrice, amie d’écrivains et de poètes. Jean Sénac dont elle fut très proche lui a dédié, dit-on, l’ensemble de sa poésie. Elle est habitée, elle aussi, par la Muse, même si ses poèmes restent inédits. A quatre-vingts ans aujourd’hui, cette dame reste étonnamment belle, le temps a passé, marquant de son empreinte la frêle silhouette, mais le regard d’Annie, lui, n’a pas pris une seule ride.

Citoyenne du monde

A 81 ans, elle garde le même regard, les mêmes convictions, les mêmes rêves. « Je suis fille unique. J’ai vécu dans un milieu aisé. Je ne manquais de rien. J’aurais pu être très gâtée, mais mes parents m’ont transmis certaines valeurs. Mon père, libre penseur, m’a inculqué les valeurs du travail, de l’honnêteté et de la rigueur. Ma mère, qui m’a élevée et ne s’est pas remariée, venait d’une région de France très catholique et m’a donné une éducation chrétienne. Mes parents, au demeurant modestes, étaient dignes et ne fréquentaient pas la haute société. Ils étaient sensibles aux souffrances humaines. »

Elle en possède la fièvre inventive et le mépris du danger. « Quant à moi, je ne militais nulle part, ce qui m’a beaucoup servi. Je discutais avec les vieux militants. Je les écoutais surtout et j’avais compris déjà qu’on doit presque tout aux autres. » Rebelle, elle voulait révolutionner le monde. Un monde bien triste, celui qu’elle a côtoyé dans les centres sociaux d’Alger, où elle exerçait et où le dénuement le disputait à la misère et l’exclusion. Avec son éducation et son esprit combatif, elle se montre chaleureuse et distante à la fois, gardant quelque chose d’inaccessible : « Ce sont des choses qu’il faudrait écrire un jour », reconnaît-elle, prévenante. Ses mots bien choisis arrivent à percer les formules cadenassées. Dans son discours, on perçoit en filigrane sa croyance au groupe et au monde.

Lorsque la lutte de libération éclate en 1954, elle « se sent mûre ». Elle est licenciée en droit. Avec son mari, le Suisse Rudolf Steiner, architecte, elle a été amenée à connaître des gens de ce milieu à Paris, où le couple a séjourné. Son époux était lié aux architectes du bureau de Le Corbusier. Dans la capitale française, ils sont restés deux ans. Retour à Alger fin 1953, où elle retrouve ses amis Jean Sénac, Roland Simounet, architecte originaire de Aïn Benian, et Jean de Baisonseul, responsable du service d’urbanisme de la ville d’Alger, arrêté, et incarcéré à Barberousse en 1956. « Il y est resté très digne. Il a sauvé beaucoup de choses à Alger qu’on est en train de détruire. C’était un peintre et un sculpteur qui avait fait visiter La Casbah à Le Corbusier (Corbu pour les intimes). On dit que Le Corbusier, grand admirateur de La Casbah et du M’zab (Ghardaïa) y avait puisé des idées pour son ’’modulor’’ ».

Bien avant le déclenchement de la guerre, Annie avait pris conscience de la situation désastreuse des « indigènes ». Elle avait choisi son camp. Elle était dans le réseau FLN clandestin, dans lequel elle a été engagée en 1955 après avoir cherché un contact dès la fin de 1954. « J’ai pu faire beaucoup de choses, tout simplement parce qu’étant d’origine européenne, je n’éveillais pas les soupçons et je n’étais pas fichée par la police. » Quel était le regard porté sur elle par ses amis pieds-noirs, elle qui avait pris le parti de lutter pour l’indépendance de l’Algérie. « Personne ne savait ce que je faisais. Leur surprise a dû être grande lorsqu’ils l’ont appris dans le journal, en page une et en gros titre. »

Arrêtée en octobre 1956, elle est condamnée à 5 ans de réclusion par le tribunal militaire d’Alger, lors d’un procès qui a duré 3 jours et appelé à tort « Le procès des médecins ». Pourquoi cette expression ? Voulait-on associer intentionnellement le mot « médecin » à une des activités du groupe concernant un laboratoire d’explosifs ? On ne sait pas. Dans ce procès, où les accusés avaient des origines politique et ethnique variées, se trouvaient A. Bensadok (vieux militant du PPA puis du FLN), les 3 frères Timsit (médecins) et Georgio Arbib (ingénieur) anciens militants du PPA, Djaballah (jeune étudiant chimiste), E. Neplaz (instituteur de Constantine), etc.

Beaucoup, qui étaient clandestins, ont été jugés par contumace, parmi lesquels Hassiba Ben Bouali, chahida à 18 ans, morte héroïquement avec Ali la Pointe, petit Omar et M. Bouhamidi. Le lendemain du procès, elle écrivait un poème qui sera souvent lu à la Chaîne 3 par Djamel Amrani qui savait si bien lire la poésie : « Cette femme n’est pas une mère, a dit Monsieur le procureur. Cette femme n’est pas une mère, ont répété les cervelles dociles. Vous avez le jugement prompt. Soyez loué par les cervelles dociles. Vous avez le goût de la justice prompte. Soyez béni par les cervelles dociles. Sachez Monsieur le procureur que rien n’est aussi simple. Cette femme était mère et par le don de la vie deux fois renouvelé »… (allusion ici à Edith et Ida qui, en 1957, avaient 4 et 2 ans.)

Annie a fait 6 prisons : Barberousse, Maison Carrée, Blida par mesure disciplinaire puis transfert à la Petite Roquette à Paris, à la vieille prison de Rennes et enfin à la maison d’arrêt de Pau. Sa petite famille accuse le coup. Sa mère en souffre beaucoup, les enfants aussi. Après sa sortie de prison en 1961, elle ne pouvait revenir en Algérie. Elle se rend en Suisse, où la garde de ses deux filles Edith et Ida lui est retirée. Le divorce est consommé.
En 1962, pas le moindre sou

En 1962, elle rentre à Alger « avec pour seul bagage un petit sac. Je n’avais pas le sou. J’étais seule, ma mère et sa famille étaient parties en France. Il fallait repartir de zéro. Heureusement, j’étais recueillie par deux sœurs de prison. Deux moudjahidate. Safia, puis Meriem, dont la famille m’a accueillie pendant plus de 2 mois en me traitant comme sa propre fille. C’est inoubliable. » Elle confie parfois sa tristesse. Annie a horreur de ceux qui assument mal leur petite dose de mégalomanie, se croyant dépositaires du destin supérieur. Elle en rit. Un peu jaune. En 1962, avec la création du secrétariat général du gouvernement, dont le premier secrétaire était Mohamed Bedjaoui, un excellent juriste, elle y est engagée, parce qu’elle présentait le profil. Elle y restera 30 ans, assurant avec d’autres cadres la tâche d’organiser la nouvelle administration. « C’était passionnant et très prenant », se souvient-elle. Aujourd’hui, elle a la satisfaction d’avoir contribué à la formation de cadres de la Fonction publique avec cette particularité d’avoir été la première femme nommée directeur d’administration centrale par le défunt président Boumediene. Auparavant, en 1962, elle avait été nommée chargée de mission.

Son discours est sincère quand elle se présente en déprimée du contemporain. Parfois même, elle donne l’impression de vouloir en découdre avec les tracas qui empoisonnent la vie de ses concitoyens. 50 ans après, elle est toujours là, femme de conviction, d’action et de réflexion, traquant les injustices. « J’ai participé à toutes les luttes, depuis la grande manifestation du 8 mars 1965, organisée par les moudjahidate, qui a vu défiler des milliers de femmes dans les rues d’Alger. Jean Sénac ? Nous avions 20 ans et c’était une autre vision. C’était une grande ouverture sur le monde et sur l’Algérie. On se voyait à la libraire Charlot, à la rue Charras. » Jean m’a dédié en 1957 son petit livre Le Soleil sous les armes. Il fallait avoir du courage pour le faire, en pleine bataille d’Alger, à des gens qui étaient en prison. Anna Greki ? « Elle aussi a été emprisonnée à Barberousse. Elle est morte trop tôt. Je l’ai revue après l’indépendance. Quels beaux poèmes dans Algérie capitale Alger. J’ai demandé une réédition, mais je n’ai rien vu venir. Bouabdallah et son film Barberousse, mes sœurs, consacré au combat des femmes. Un bel hymne, je l’en remercie de tout cœur. Le film a plu, parce qu’il était spontané et sincère. » Son sentiment sur l’Algérie actuelle : « Je suis révoltée comme en 1954. Comment en est-on arrivé là ? Le système se perpétue. C’est le temps de l’imposture, sous toutes ses formes. Je fais ce que je peux et je reste révoltée. »
Parcours

Annie Fiorio-Steiner est née en 1928 à Marengo (actuellement Hadjout). Elle a fait ses études à Boufarik et Blida et obtenu sa licence en droit à la Faculté d’Alger en 1951. Elle travaille dans les services sociaux de la ville d’Alger, où elle s’imprègne des dures conditions de vie des Algériens. Elle prendra conscience du grand écart et des disparités qui existent entre l’occupant et les indigènes. Jeune, elle commencera à militer et prendra carrément fait et cause pour l’indépendance de l’Algérie. Elle fait partie du réseau clandestin FLN de la capitale. Arrêtée en 1957, elle est condamnée à 5 ans de réclusion criminelle. Elle sera libérée en 1961. Au lendemain de l’indépendance, elle occupe un poste important au secrétariat général du gouvernement. Poste qu’elle occupera durant 30 ans. Militante convaincue, Annie n’a jamais quitté l’Algérie, où elle réside toujours.

« Il faut savoir supporter les injustices jusqu’au moment où on peut en commettre soi-même. »
— « Les gens vous pardonnent quelquefois le bien que vous leur avez fait, mais rarement le mal qu’ils vous ont fait. La liberté est un mot qui a fait le tour du monde et n’en est jamais revenu. » Ecouter Annie parler de sa personne relève de l’exploit ! Il aura fallu de la patience et l’intervention complice de Sid Ali et de Fadila de la librairie Mille feuilles, où elle a ses habitudes, pour que la militante de toujours consente enfin à accepter cet entretien. C’est que cette femme d’une modestie qui confine à l’effacement aime parler beaucoup plus des autres que de sa propre personne. « Il y a tellement de gens qui ont fait mille fois plus que moi et qui ont souffert le martyre que je trouve indécent qu’on parle de ma petite personne », annonce-t-elle d’entrée. La regrettée militante Zahia Taghlit avait témoigné : « L’apport d’Annie à la révolution a été discret mais efficace. C’est une authentique révolutionnaire ». « Je suis du côté des humbles, c’est important d’avoir cette position », affirme Annie pour commencer la conversation. Et puis de bifurquer sur un autre terrain, celui du foot. Dans la grande équipe de foot du Brésil, raconte-t-elle, il y avait Pelé et Garincha. Ma préférence va à ce dernier qui vient des miséreuses favelas. Ce joueur, diminué physiquement, est resté lui-même ; il n’a pas renié ses origines. Il n’a jamais oublié d’où il venait. Il a commencé dans la misère et a terminé dans le dénuement. Le roi Pelé, quant à lui, a su gérer sa carrière.
Le paradis, c’est les autres

Cheveux blancs coupés courts, silhouette avenante, elle a l’air d’une jeune grand-mère à la fois active et sereine. Parler d’elle ? En novembre dernier, elle s’est exprimée sur Canal Algérie, après 22 ans de silence : « J’ai dit que j’étais venue parler des inconnus. C’est grâce à eux qu’il y a eu la victoire. Franchement, je commence à être très agacée par ce qu’on appelle ‘’le culte de la personnalité’’. Ce sont toujours les mêmes qui sont mis en avant et qui ne parlent pas ou très peu des autres, des anonymes, ceux qui sont allés au charbon, mais qui sont restés dans l’ombre. On n’est rien sans les autres. C’est une longue chaîne. Ce que je vois m’irrite et m’attriste. C’est le contraire de l’Histoire. »


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21 commentaire(s) publié(s)
Gharib :
À Abdou Al Ozzat, Alias Abou Salama, Alias Salam, Alias etc. 1. Le sujet est ANNIE STENER et non pas GHARIB. 2. On dit « qui s’est battue » et non pas « qui s’est abattue ». Je te conseille de retourner à l’école avant d’écrire des insanités. L’écriture est un art et non pas un bricolage de mots et de phrases. 3. Il faut être un vrai gogo pour gober tes éloges hypocrites envers cette dame. Un flagorneur ne peut jamais exalter la vertu. L’hypocrisie ne cohabite pas avec la sincérité et le courage ne se confond jamais avec la couardise. Cette dame ne s’est pas battue pour l’Algérie et encore moins l’Islam, elle s’est battue pour la justice et le droit de l’être humain indépendamment de sa couleur, de sa croyance et de ses origines. Sa bravoure est exceptionnelle du fait qu’elle avait non seulement osé, dans une période périlleuse, aller à contre-courant de l’opinion générale des siens, mais aussi transcendé les considérations nationales, ethniques et religieuses pour embrasser des valeurs universelles. Sa (...)
Gharib :
À Abou Al Lat Oul Ozzat Je n’ai aucun problème avec la langue arabe que je maîtrise très bien d’ailleurs et je doute fort que tu l’a connais. Quand je dis que tu es un médiocre, cela veut dire que tu l’es dans tous les domaines et non pas uniquement la langue française. Capiche ! Je n’ai pas de problème non plus avec les Arabes, les vrais Arabes de la péninsule arabique, ancêtres des Saoudiens et des Émiratis. Le problème ce sont les faux-Arabes (faux Q) de ton espèce, qui ont honte de l’histoire de leur pays et qui cherchent par tous les moyens à se coller aux ancêtres de ces cavaliers qui ont jadis soumis leurs ascendants par le sabre, le viol et le pillage. Les ancêtres des Saoudiens étaient des gens intelligents, car ils avaient réussi à transformer quelques tribus bédouines en une nation forte qui a non seulement imposé son dictat aux autres mais aussi, du point de vue économique, fait du pèlerinage un devoir essentiel pour que l’or, et plus tard les dollars, pleuvent sur leur désert aride jusqu’à (...)
Gharib :
À Abou Al Ozzat, alias Salam « éspèce de communiste, porteur des idées rouges » Merci pour cet honneur. Personne ne m’a jamais fait tant d’honneur ! Malheureusement, j’étais très petit pour faire partie d’un grand mouvement international d’émancipation des peuples qui avait changé la face de la terre au début et à la moitié du XXe siècle d’après ce que je lis dans les livres d’histoire. Sais-tu que le mouvement national algérien est d’inspiration communiste et qu’il était né à Paris et non pas au Caire ou à Riad ? Malheureusement à l’indépendance un certain Ben Bella nous a vendu à l’Égypte et à l’arabo-islamisme. Sais-tu que les premiers Nationalistes algériens, dont Messali Hadj, étaient des communistes ou bien des sympathisants du communisme. Sais-tu que l’Étoile Nord-Africaine et le PPA, certainement des mots nouveaux pour toi, ont évolué dans un environnement communiste et internationaliste. Sais-tu que tous nos chants patriotiques, y compris Kassaman, sont d’inspiration communiste : Djazairouna (notre (...)
AZZEDINE LE SETIFIEN :
Quelle leçon !pleine de mensonge,la leçon des rouges ,je l’a connu mieux que toi,crimes,tortures,assassinats,viol,enlèvements etc... Cesse de mentir,tes salles histoires des communistes,elles sont connues, même par les petits enfants d’aujourd’hui,c’est du rococo,du passé noir,le communisme est similaire aux crimes contre l’humanité,les chiffres qui parlent:plus de 100 millions de victimes du communisme,dont 20 millions pour L’URSS,le communisme est d’éssence criminelle,inscrit depuis la révolution d’octobre 1917, a commencer par les idées du juif MARXpuis LENINE,TROTSKY. Le communisme est similaire au nazisme,comparer Staline à Hitler est juste. L’URSS Stalinienne est similaire aux,déportations des paysans et intellectuels en masse vers la Siberie et j’en passe. Quelle hilarité ?éxcelent numéro de clown,Ben M’hidi,Didouche ,Ben boulaid ,des descendants de la Kahina et lalek à toi, fatma, et toi gugusse tu est descendant de la queue de ROSA LUXEMBOURG. Quelle niaiserie ?Refait-toi et arrête de dire (...)

Réponse de Gharib :

« Sais-tu que les vrais arabes ont des noms qui commençent par les trois lettres -Ben- » Donc Ben Gurion David est un Arabe et Benyamin Netanyahu aussi. Bravo Abou Al Ozzat ! Continue avec tes âneries. Le problème d’identité ne se pose que pour les quarterons de quart-arabes comme toi, dont le nombre diminue au fur et à mesure que l’histoire révèle l’amazighité incontestable des peuples du Maghreb. Les Saoudiens vous considèrent comme des enfants adultérins et ne veulent plus entendre parler de vous. La seule idéologie qui s’apparente au nazisme, et je dirais même qu’elle le dépasse, est l’Islamisme.

Réponse de Gharib :

À Abu Ul Uzzat Sais-tu que Shakespeare est un Arabe ! Son vrai nom est Cheikh Zoubir Sais-tu que l’Amérique a été découverte par un Arabe qui s’appelait Amir Riq. Si tu ne me crois pas, tu peux le demander à M. Kadhafi. OK, assez pour aujourd’hui, car ta minuscule caboche risque d’exploser !

Réponse :

Tu sais qu’aujourd’hui on a honte de dire arabe, même chez nous pour se moquer on dit « travail arabe », « RDV arabe », .... Cette race est devenue une risée pour le monde, la race la plus détestée au monde Ce qui concerne la découverte de l’Amérique, j’ai entendu le prof quand j’etais au college, nous disais que l’Amerique a été découverte par les arabes avant l’Italien Amerigo et l’Espagnol Colomb. Mais il nous a pas cite ce Amir Riq, (je suis mort de rire). Qu’est ce que nous a récolté de l’Islam que les Arabes nous ont apporté ? Rien que le terrorisme (djihad), la lapidation, l’injustice envers la femme, la haine envers les non-musulmans, 30 jours de ramadan perdues par an, 3 heures de prières perdues par jour, .... ce qui explique pourquoi on est les derniers de ce monde loin des asiatiques et des latinos sans parler des grandes nations de (...)

Réponse de Gharib :

Voilà ce que disait feu Kateb Yacine, ancien élève du Lycée Kérouani, à propos de l’arabisation forcée de l’Algérie par une poignée d’hommes liges de Nasser : « Si nous ne sommes pas des Arabes, pourquoi nous arabiser ; et si nous le sommes pourquoi nous arabiser ». Le paradoxe c’est qu’aujourd’hui beaucoup d’Égyptiens rejettent l’arabité de leur pays et cherchent à récupérer leur vraie identité historique de descendants des Pharaons. Neuf libanais sur dix vous diront qu’ils sont Phéniciens et rejettent catégoriquement l’arabisme. Même chose pour le Soudan qui est divisé entre les purs noirs africains et les métis descendants d’anciens esclaves. Les premiers sont majoritaires, généralement animistes et chrétiens, et les seconds minoritaires mais possèdent le pouvoir. Les premiers sont sur le point d’avoir leur indépendance et ne veulent rien entendre de l’arabo-islamisme qui leur a été imposé par cette minorité inféodée aux régimes arabes et qui impose la charia à tout le (...)
Gharib :
Plus tu es en colère, plus tes insanités deviennent démesurées. Je ne suis pas un borné et ne vois pas le monde en noir et blanc comme toi. Je n’ai aucunement l’intention de faire le procès de Ben Bella, c’est l’histoire qui le jugera, mais quand je dis qu’il avait vendu l’Algérie indépendante à l’Égypte, je ne mens pas. C’est la presse arabe en générale égyptienne en particulier qui le traite de novice de Nasser. Elle affirme qu’il n’avait jamais pris une décision sérieuse sans demander l’avis du président Nasser. Certains journalistes saoudiens du journal Al Hayat sont allés encore plus loin en disant que même pour aller aux toilettes, il devait demander la permission de Nasser. Par ailleurs, les Algériens qui se souviennent des premières années de l’indépendance racontent comment qu’ils étaient choqués par l’arrivée de vagues successives de charlatans, d’illettrés et de faux « douktours » égyptiens qui avaient pris possession de nos écoles et entamé le lavage de cerveau de toute une génération (peut-être que tu (...)
AZZEDINE LE SETIFIEN :
Moi, en colère de qui s.v.p ?d’une marionnette,dominée par des esprits obscurs,d’une personne qui n’a jamais été maître de soi.De qui.S.V.P ?d’une créature souffrant d’une profonde arriération mentale,et qui devrait être dans une institution psychiatrique, parmi les idiots et débiles profonds,sûrement,mes interventions te rend rouge comme tes maitres de toujours,tu devrait rester des nuits, éveillé, mains et pieds ankylosés,si non,comment peut-tu nous éxpliquer, tant d’encre consommé et tout ce temps gaspillé ? KHADAFI !C’est une personnalite historique,en 1969,il avait 17ans,quand il mena un coup d’état contre le roi Idriss,aprés il nationalisa ,les entreprises détenues par les Italiens,demanda ensuite aux Américains d’évacuer les bases militaires,en 1970,il réussit pour la première fois a imposer une augmentation du prix du baril de pétrole. TU vois,polichinelle,tu éprouves tant de complexe, quand il s’agit des personnes aux caractères forts et inébranlables,ils sont de la race qui pronent le panarabisme,je (...)

Réponse :

Ton Kadafi s’était attaqué à un vieux roi malade.Il le détrôna pour s’imposer comme nouveau roi depuis 40 ans. On a vu la poule mouillé qui s’est rendu à l’idée des américains qui deviennent subitement fréquentables après l’invasion de l’Irak.Nous avons assisté à votre débat ,nous croyons que vous êtes configuré au -passé imparfait-Votre locuteur a donné plus d’arguments sérieux .Vous devriez vous taire et accepter vote défaite ou nous parler d’autres choses.N’ajouter pas le qualificatif de setifien,vous le souillez avec vos inepties
Commentaire n°32061 :
Coucou Annie de S’tif El- Ali. La violence, encore la violence et toujours la viloence...Dans les marchès, dans les rues, dans les universités et même dans ces espaces magnifiques que la technologie nous a offerts pour apprendre les uns des autres. Le sujet porte sur la douce et dargaz Annie que j’ai eu le plaisir d’avoir au téléphone un jour et que j’ai malheuresement rattée lors de son passage à Sétif. Annie et ses semblables ne peuvent être qu’un modèle pour nous, une véritable Ecole, nous qui aspirons pour un avenir meilleur pour nos enfants et notre belle Algérie. Je ne vais pas te remercier Annie, ce serait une atteinte pour toi qui es plus algérienne que beaucoup d’entre nous. Nous t’aimons pour la brave femme que tu es, nous t’aimons pour tout ce que tu as sacrifié et nous t’aimons pour tout ce que tu as pu réalisé. (...)
Commentaire n°32113 :
Je vous jure que ces discussions sont fatigantes, inintéressantes, éprouvantes à la fois. A quand la fin ? Pour vous Me STEINER, j’ai honte des mots que l’on vous offre en retour. « J’ai dit que j’étais venue parler des inconnus. C’est grâce à eux qu’il y a eu la victoire. Franchement, je commence à être très agacée par ce qu’on appelle ‘’le culte de la personnalité’’. Ce sont toujours les mêmes qui sont mis en avant et qui ne parlent pas ou très peu des autres, des anonymes, ceux qui sont allés au charbon, mais qui sont restés dans l’ombre. On n’est rien sans les autres. C’est une longue chaîne. Ce que je vois m’irrite et m’attriste. C’est le contraire de l’Histoire. » On n’existe pas sans les autres et ils n’ont toujours rien compris.
AZZEDINE LE SETIFIEN :
Réponse immédiate à ce dénigreur de son maitre arabe Mr KHADAFI,brièvement : je te dirai que tu n’est qu’un lèche- bottes,résidu,séquelle,un estampillage authentifié, de ce renégat,de Gharib.

Réponse :

Toz,Gharib est plus convainquant , mieux cultivé et plus rationnel ,plus universaliste.Configuré à la bouche trou ou à la voie de son maitre ,vous ne faites que rabibocher les bêtises que tu collectionnes à outrance.La culture, ce n’est pas singer,c’est avoir sa personnalité et d’après vos échanges tumultueux et insultants pour ne pas dire qu’ils ont atteint le sommet de la dérive ,vous ne voulez pas saisir que vous vous êtes mis out avant le Ko de Gharib qui reste bien gharib pour vous .Toz ya america disait votre mettre kadhafi .calmez vous moi je ne vous donnerai plus l’occasion d’aboyer sauf si vous avancez des arguments sur le sujet qui nous réuni (si vous en êtes capable)La démonstration du contraire nous a été soumise par vos conneries répétées.Appelez moi Imran si vous le voulez mais de grasse enlevez-setifien-c’est une honte pour (...)
Algerienne a en mourrir :
De la discussion jaillit la lumière dit on Je suis étonnée que cette violence verbale (dieu merci) soit déclenchée par un personnage si pacifique qui nous a permis avec les milliers d anonymes bien sur d etre derrière nos claviers et de nous inscrire dans l inexorable marche vers la modernité le progrès les idées pour lesquelles les Annie Hassiba Djamila Gilberte etc........ se sont battues cetaines jusqua la mort Ne vous déplaise Mr azzedine le sétifien ces femmes nous ont montré le chemin et croyez moi pour l avoir emprunté que de la lumière qui jaillit de toute part Merci a tous ceux qui nous ont montré le chemin de la tolérence de la générosité et de l HUMILITE

Réponse de Gharib :

« De la discussion jaillit la lumière » dites-vous Madame. Oui, les gens qui discutent sont les gens qui doutent et qui sont conscients que leur savoir pourrait être incomplet et par conséquent il faudrait l’actualiser ou l’approfondir en contact avec d’autres personnes qui leur ressemblent, car ils savent tous que tout est relatif et que rien ne résiste au facteur temps, en d’autres mots, à part les faits historiques, ce qui était vrai hier pourrait ne pas l’être aujourd’hui. Par contre, il y a des énergumènes qui ont la certitude de tout savoir puisqu’ils avaient obtenu la vérité absolue depuis quatorze siècles ; ceux-là ne discutent pas Madame, ceux-là imposent leur conviction aux autres avec tous les moyens. Leur arrogance est proportionnelle à leur insuffisance intellectuelle. Ces gens sont dangereux et ne tolèrent pas les personnes qui les opposent, et à défaut de régler les problèmes avec un coteau dans le dos ou une mahchoucha dans les espaces virtuels, ils passent aux insultes et aux (...)
AZZEDINE LE SETIFIEN :
ALGERIENNE mourante:procure-toi,une autre casquette,la tienne est trop petite.

Réponse de Gharib :

Moi, je te conseille de te procurer une cervelle, car la cervelle lilliputienne que tu as est pourrie.
AZZEDINE LE SETIFIEN :
Crève-toi l’Œil !fièrement, oui,on tolère guère votre présence,prédisposer à tout moment, à vous battre avec tout les moyens, on vous donnant,bien sûr, le soin, de choisir vos armes.Vous êtez haissables,méprisables,exécrables...ton genre est nait du néant,le mien est né d’une grande civilisation Arabo-islamiquemon jour est limpide,le tien est obscur,mon père utilisait un vocabulaire intelligible,le tien manipulait l’iroquois,mes ancetres ont conquis la moitié du monde ,les tiens sont restés stagnés,les miens ont apporté beaucoup de nouveautés,les tiens sont stationnaires à travers tout les siècles,les miens ont dévelloppé les sciences et les arts,les tiens ont propagé l’obscurantisme et la haine,nous on est venus en conquérants,vous,on vous a ramené les romains,ici comme étant des esclaves et maintenant vous tentez d’éffacer l’histoire,avec une présence fragmentaire et idées franchouillardes. Maintenant,crève-toi l’autre (...)

Réponse de Gharib :

Ça y est, Aarredine le Vaurien voit rouge et se déchaîne ! PS. Je suis content que tu reconnaisses enfin que tu es un quart-arabe.

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