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L’interopérabilité ?

lundi 26 octobre 2009, écrit par : A Nedjar Sétif Info, mis en ligne par : Boutebna N.

’interopérabilité, voici un terme gentil, presque doux, d’une belle consonance, diriez-vous mais qui à la vérité, présente et renferme une menace et une énorme vulnérabilité tel qu’à l’avenir, les droits de l’homme en prendront bien pour leur compte chez nous.

Demain nous seront tous fichés et empaquetés ou « packés » dans ces gros systèmes d’informations qui échangeront, parleront et discuteront entre eux au point ou notre vies et nos mœurs ne seront plus des mystères pour eux et pour ceux et celles qui veulent en faire usage des ces données ainsi cumulées.

Plus que tous ce qui existe et se fait ailleurs dans le monde, le ministère de l’intérieur fera aujourd’hui la présentation et la démonstration de ces nouveaux produits que sont la carte nationale d’identité et le nouveau passeport électronique et biométrique .Ils fonctionneront sous un nouveau label qui nous réduira à un simple numéro : le N.I.N (numéro d’identification nationale) pour garantir à moyen terme cette interopérabilité avoue-t-on déjà !

Nous seront un peu comme ces sites internet consultables à distance à loisir et qu’on peut même modifier lorsqu’on est animé de mauvaises intentions. C’est dire que les risques sont assez sérieux pour ne pas les soumettre à débats par les spécialistes et par la société, première concernée.

Il existe certes l’interopérabilité entre les réseaux, ferroviaires, électriques, routiers etc. à travers ces passerelles d’accès permettant des échanges faciles et aisés mais celle de l’information qui s’impose à nous est à notre sens des plus dangereuses en matière de risques et de gestion pour peu que les donnés concernant les citoyens voyagent sans contrôle.

Demain, vous ne serez plus Monsieur Flen ou Madame Foulana mais vous répondrez plus qu’à un numéro d’identification qui pourrait glisser loin, loin à travers les réseaux.

Informatique et libertés, c’est le thème qui nous réunira mais préoccupera surtout ce même homme de demain.

Doit-on laisser à la seule administration fut elle de souveraineté à gérer ce volet important ? Comme partout ailleurs, il pourrait exister des détournements ou des dérapages ne sachant pas trop quels seraient les gardes fous mis en place.

Un organisme de contrôle et de gestion indépendant répondrait en partie à la question. Quels seraient à l’avenir les avis et réactions des ligues et défenseurs des droits de l’homme ?

Numéro : 2222564321. Présent ! Vous répondrez

Lire article dans le quotidien d’Oran du 26 /10/2009


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