Accueil > Sétif profond >

Souffrance et contrainte d’un enfant du divorce…

dimanche 12 novembre 2017, écrit par : Nasser

Je viens d’assister à une scène à vous couper le souffle !
En faisant le marché avec ma femme, au même endroit depuis des années, nous avons été surpris par une scène inhabituelle ! Une jolie fillette d’à peine dix ans d’âge, le « sac au dos » (le même que celui que porte les écoliers) en bandoulière, abordant les clients pour leur vendre ses galettes (kesra). Sentant que cet enfant vit un drame familial, aucune des personnes approchées n’a refusé l’offre ; payant même sans compter. Renseignement pris, auprès d’elle, par ma femme, il s’agit d’une écolière habitant les environs du marché, envoyée par sa maman sans ressources, ce jour férié sans école, pour vendre sa seule chose qu’elle peut produire pour faire vivre ses enfants en bas-âge après son divorce récent ! Déchirant spectacle qui doit nous rappeler notre devoir et notre responsabilité vis-à-vis des droits des femmes subissant un soudain divorce et qui se retrouvent démunis, sans instruction, sans métier, sans soutien et surtout le droit des enfants qui vivent ce drame familial sans bénéficier de protection particulière ! Un divorce douloureux à vivre pour les enfants en l’occurrence par cet enfant dont le traumatisme lui a faire dire qu’elle « n’a pas de papa » pour corriger par le mot « divorcé » !
« Le divorce n’est pas un honneur pour la femme. » selon Euripide. « La séparation et le divorce sont des poignards à deux tranchants : il faut s’en blesser d’un côté pour les enfoncer de l’autre » selon une citation chinoise.
Nasser


Partager cet article :
14 commentaire(s) publié(s)
simple d’esprit :
Les divorcés sont conflictuels et, s’ils provoquent encore des dégâts,ceux-ci sont dûs à des procédures inadaptées, qui dramatisent la situation,dont les enfants sont les premières victimes. Ma fille, mon enfant
le berri :
ou vivez vous ya si nasser on dirait que vous venaitde la suede faites un tour la nuit du cote du jardin en face du tribunal et du commisariat central et vous verez pire que les miserables de victor hugo
elhadi :
Pauvre gosse.Que fait le pere ?Comment peut-il abandonner ses enfants meme s’il n’est pas d’accord avec la mère.Il ne doit en aucun fuir sa responsabilité envers ses enfants.Souhaitons à cette enfant le bonheur et esperons que le père revienne à ses enfants.
Gomez :
Il me semble qu`en cas de divorce, il incombe au père d’assurer à son ex un logement décent ou à défaut son loyer selon ses possibilités financieres. Et bien evidemment le paiement de la pension alimentaire ainsi qu`une pension d`entretien.
Commentaire n°276420 :
Dans les pays qui se respectent les enfants sont protégés par la loi, au sens propre du terme, avant qu’ils le soient par leurs parents. Que peuvent faire des parents pauvres, divorcés ou pas, pour subvenir aux besoins de leurs enfants ? Là est la question… Cependant, le divorce n’est pas souhaitable, sauf s’il n’y a pas d’autres alternatives. Un contrat de mariage est sacré et il est pour le meilleur et pour le pire…
bougaa :
Que dire des malheurs que rencontrent les victimes et plus particulièrement les enfants de couples divorcés ? Honte aux parents quant ces derniers pensent négocier financièrement cette rupture, honte à ceux et celles faisant usage de mariages gris en prenant en otage l’enfant né d’une union non désirée ? Dans ma ville bougâa, on ne les compte plus ces derniers cas, ces filles et garçons sans aucun respect pour leurs semblables mais surtout qui ont un profond mépris pour l’Islam en violant toutes les règles religieuses ainsi que celles de la morale. Leur famille, frères et soeurs, tantes et oncles, sont tout autant coupables car complices de ces arnaques. Ces filles et garçons ne devraient aucunement procréer car à l’évidence leur union est vouée à l’échec et l’enfant s’il devait être, sera la victime à coup sûr de cette union non désirée. A bougâa, ma ville, les familles sans honneur se bousculent aux portes des tribunaux pour y recevoir la peine qu’ils méritent mais ils ignorent celle de leur créateur qui (...)
aissa :
La Loi doit protéger les enfants et imposer au père d’aider financièrement son ancienne femme et ses enfants ! S’il n’a pas beaucoup d’argent, comment faisait-il avant son divorce ? S’il a une nouvelle vie, une nouvelle femme etc. cela ne lui donne pas le droit d’abandonner ses enfants = HONTE à lui ! Allah en tiendra compte à l’heure du jugement dernier ! L’épouse abandonnée, doit aussi porter plainte, et judiciariser l’abandon de ce père lâche, indigne d’être d’un homme, car quelles que soient les problèmes avec son ancienne épouse = il n’a pas à abandonner ses enfants, qu’il a eu avec leur mère. C’est un individu qui ne mérite que le mépris, et la honte sur lui ! Puisse cette petite fille retrouver avec sa maman,et ses frères et sœurs, de l’aide et un peu de Paix, et de sécurité Incha Allah. (...)
Woman :
Le jour où, à l’instar d’autres pays, on prendra directement sur le revenu du père ce qu’il doit comme pension sans attendre son bon vouloir on résoudra un premier problème, le second sera de relever ces pensions ridicules quand on connait la cherté de la vie, le troisième sera d’abroger la loi qui permet au mari d’avoir le divorce par décision unilatérale de l’époux comme c’est prescrit dans l’infâme code de la famille...mais pour ça il faut devenir un pays de juste droit et d’équité avec un code fortement pensé en veillant aux causes et aux conséquences de toute loi. Rassurez-vous les mecs les Islamistes et les conservateurs de tous poils veillent à vos intérêts et à votre ego ! Que les femmes et les enfants souffrent donc ! Un conseil les filles avant de vous marier ayez un métier pour vivre c’est votre seule planche de salut dans cette société patriarcale (...)
Gomez :
Gomez Bien je ne vois pas ce qui est difficile dans tout ça. Tout simplement introduire une requête auprès du tribunal et obtenir le recouvrement de cette pension alimentaire. Le parent débiteur qui ne verse plus ou verse de manière irrégulière les montants qui lui sont dus, n’a plus d autres choix que de s’acquitter de ses obligations sous peine d`emprisonnement. Le parent qui n’a pas la charge effective ou la garde de l’enfant sera obligé de verser le montant fixé par le tribunal pour l’entretien de son enfant. Il y aurait même apparemment une table de référence qui fixe les montants de cette pension en proportion du revenu et de la fréquence du droit de visite ou d’hébergement. Peut être qu un autre intervenant pourrait nous en dire plus sur ce sujet.
Commentaire n°276448 :
Il y’en a beaucoup de pré jugements stupides il ne faut pas culpabiliser le père ou la mère. Il y’en un concours de circonstances qui fait traumatiser ces enfants par la séparation de leurs parents. Dans ces cas, la justice fait de son mieux pour réconcilier les parents, hélas parfois elle n’arrive pas et elle prononce le divorce. A mon avis, l’état doit accorder une pension aux femmes (mariés, divorcées, seules) sans revenu pour leurs permettre de vivre dignement. Malheureusement, la situation est très pourrie et chaotique et nous n’avons pas un état fort, cela butte sur des contradictions. Pour la seconde approche qui est la pauvreté, Ya si Nasser sortez un peu de vôtre confinement et vous trouvez facilement 10 000 Cosette sétifiennes sans oublier les subsahariens.
Commentaire n°276450 :
3eme et dernière approche. Du misérabilisme criminel ! https://www.algerie1.com/mazette/du-miserabilisme-criminel C’est devenu une pratique courante de faire exploiter les enfants, les malades, ect.. On apprend aux enfants le mot Sadaka à la place de Papa, Mama. Les parents sont coupables d’irresponsabilités et necessitent des chatiments en publique. Nous aurons tout vu avec un nourrisson embarqué par les Harragas
Djafari :
Le cas de cette malheureuse petite fille pose le problème de la précarité sociale dans laquelle elle a basculé et de la grande précarité en Algérie. La vulnérabilité et l’insécurité sociale sont le cheval de Troie des mutations de la société industrielle en général à laquelle l’Algérie appartient mais avec l’industrie en moins, ce qui rend notre cas encore plus « insécurisant ». Là où les pays industriels ont mis des dispositifs de protection sociale plus ou moins performants, chez nous ces dispositifs sont sur la table des décideurs et ne touchent qu’une minorité des laissés pour compte.
Djafari :
... Faut-il faire état des risques encourus par ces enfants qui sont tombés du train économique et social pour telle ou telle raison : risques sanitaires d’exposition aux maladies, d’échapper au système scolaire, risques de basculement dans la délinquance , la prostitution ou l’usage de la drogue, ou de se voir candidats au terrorisme ?
Commentaire n°276514 :
@Gomez : pour cette procédure de pension alimentaire pour le père indigne, il faudrait que la Loi s’applique en Algérie : ce qui n’est pas le cas : la loi qui règne en Algérie c’est = la MAFIA, les magouilles, les trafics, les bakchichs, les arrangements, la malhonnêteté ..................

Commenter cet article
الرد على هذا المقال


Derniers articles
Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités. En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus