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Le Parc national de Babor-Tababort voit enfin le jour

jeudi 30 mai 2019, écrit par : Liberté

S’étendant sur les wilayas de Sétif, Béjaïa et Jijel, le territoire de Babor-Tababort vient d’être classé comme aire protégée dans la catégorie parc national, à la faveur d’un décret exécutif portant n°19-147 datant du 29 avril 2019, publié dans le Journal officiel n°30 du 8 mai dernier.

Le désormais Parc national de Babor-Tababort, qui recèle un écosystème très riche en espèces animales et végétales, couvre une superficie totale de 23 656 hectares, répartie sur les wilayas de Sétif (11 909 ha), Béjaïa (7 478 ha) et Jijel (4 269 ha). C’est dans le but de protéger l’intégrité des richesses de cette réserve naturelle que la décision de son classement en aire protégée a été prise par les pouvoirs publics après un travail minutieusement coordonné entre l’Association de réflexion, d’échange et d’action pour l’environnement et le développement (Area-ED), l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (INRAA) et la direction générale des forêts (DGF). Cette louable initiative, qui remonte à l’année 2014, a pu se concrétiser grâce à l’apport considérable des chercheurs de l’université Ferhat-Abbas de Sétif. Une fois le dossier finalisé, la proposition de classement de cette réserve de la biosphère atterrit sur le bureau de la DGF au début de l’année 2017, avant d’être transmis à la commission nationale chargée du classement des aires protégées qui ne tardera pas à trancher en faveur de la concrétisation d’un tel projet d’intérêt général.

Financé par le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF), ce projet se décline en trois zones, à savoir celles de transition, de tampon et centrale. Afin d’assurer la protection intégrale de ses écosystèmes, le Parc national de Babor-Tababort est, selon les termes dudit décret exécutif, soumis aux prescriptions de préservation, de protection et de développement. Ainsi, il est strictement interdit toute dégradation par déversement, écoulement ou rejet, décharge, ou dépôt de matières susceptibles de modifier les caractéristiques physiques, chimiques, biologiques ou bactériologiques du site. En outre, la chasse aux animaux, la destruction des végétaux et l’engagement de travaux susceptibles de nuire à la faune et à la flore, sont également prohibés.

KAMAL OUHNIA.


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7 commentaire(s) publié(s)
adepte de la nature :
Les listes de la faune et de la flore sont incomplètes au niveau du journal officiel. Il serait souhaitable de consulter Pr Gharzouli ou kaabeche et saci Haga des forets car ils disposent des informations trés intérréssantes pour la suite.
Commentaire n°286668 :
Enfin une bonne nouvelle.
Hamoud ZITOUNI :
C’est certainement une bonne nouvelle en soi qui va réjouir l’ensemble des militants de la cause de l’écologie en général et des écosystèmes menacés en particulier. Elle réjouit en premier lieu tout ce respectable monde qui s’est investi depuis déjà de très longues années pour la protection de ce parc naturel unique, sa connaissance approfondie par des travaux de recherche, la sensibilisation des citoyens et des tesponsables locaux et centraux. Un travail titanesque déjà accompli qu’il faut continuer de mener inlassablement, chacun dans le domaine de ses compétences : universitaires, services forestiers agricoles, responsables communaux, citoyens de voisinages et même visiteurs occasionnels. Qu’on commence par évacuer ce gros furoncle qu’est la décharge communale d’Oued el Bared située pas loin de l’ancienne maison forestière en hauteur des Djouada et nettoyer le lieu des résidus non dégradables (voir mon article Randonnée à Oued el Bared part 2 un Setif (...)
NAWARA LAFAYETTE :
professeur GHARZOULI Président !!!!
Dezdez :
Mr Gharzouli Président et comme vice Président Mr Gharzouli !
Commentaire n°286722 :
Quelle merveilleuse nouvelle ! une sensibilisation des écoliers à ce sujet serait garante de la réussite d’un si beau projet.
Djafari :
Il est dommage que les sujets écologiques ne drainent pas les foules et que l’ écologie ne passionne pas grand monde chez nous. En espérant que la fulgurante maturité politique de notre pays entraîne une plus grande adhésion à la cause environnementale et impose l’ abandon de l’exploitation catastrophique du gaz de schiste !

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