Collision entre un bus et une voiture pres d'El Maouane au Nord de Sétif : 16 blessés dont deux graves
Accueil > Sétif profond >

Les Ath Yaâla : Entre la force de la tradition et le souci de développement

vendredi 5 septembre 2008, écrit par : Amar DJERRAD, Sétif Info, mis en ligne par : Boutebna N.

e village de Chréa des Ath Yaâla vient de commémorer, en ce mois d’ août 2008, un événement historique douloureux de la guerre de libération nationale. Il s’agit d’une bataille dite « maârakat Chréa » qu’a vécu cet Ighzer le 05 juillet 1957 et qui a fait des dizaines de morts et de blessés. Cette bataille est gravée dans la mémoire collective de la région comme « le jour le plus long »,

C’est en arrivant à Tittest, venant de Sétif vers Guenzet (80 km), que l’on entre à Ath Yaâla. Le visiteur qui s’arrête pour se rafraîchir à la fontaine de Dar El Hadj (ou Thighremt) peut observer de cette hauteur, en contrebas, ce que l’on appelle Ighzer n’Chréa des Ath Yaâla avec ces cinq villages : Ighil Lekhmiss avec son Ahfir, Thaourirth Thamelalt, Chréa avec Thigherth, et Foumlal face au mont de Thilla témoin d’autres batailles.

Ce groupe de village fait partie d’un ensemble qui s’étant sur une quinzaine de kilomètres environ d’est en ouest que l’on appelait la ’confédération des Béni Yaâla’ du nom de son fondateur qui s’était installé dans cette région, fuyant sa Qalaâ à M’Sila vers 1060. Ath Yaâla que l’on singularisait « n’tzemmourine », pour la distinguer de celle de la wilaya de Bouira, a pour limites fictives : Tassift n’Foumlal, Ighzer n’Chréa, le versant nord des Biban jusqu’à Ich n’lqalaâ et assif n’Ith Halla et son confluent avec Tassift Lmabia, Les anciens la définissent ’de Foumlal à Ich n’lqalaâ ’ d’est en ouest et ’des villages et des propriétés qui en dépendent’ du nord au sud. En fait, il faut inclure naturellement : Sidi L’djoudi, Issoumer, Tamda, Aourir Ou Eulmi, Harbil et Aldjenaoun, Thigherth n’drar, Tijet et Thichrahine, Gnaoua Thoubou, Boumakhlouf, Tittest, M’garba, Mouriana, Qsentina, Laâzib...Certains villages ont disparu tels Laâch Oufalkou, Bou Djemil, Tagma, Ikherbane...Dans l’organisation administrative actuelle, Ath Yaâla regroupe les communes de Harbil et de Guenzet. De là, on peut apercevoir, au loin une multitude de villages, juchés sur des collines, dont les contours ne se précisent que la nuit par les points lumineux tels un amas d’étoiles ; ce sont les villages d’Ath Ouarthirane région mitoyenne mais liée aussi par la culture et l’histoire.

Dès l’aube, le village est encerclé par l’armée coloniale qui fouillait et saccageait tout. Voici, résumé, ce que dit un témoignage repris dans un livre, de l’association du village, intitulé « Chréa : histoire et militantisme » : « J’avais dix sept ans. Vers sept heures du matin, les coups de feu d’un fusil de chasse se firent entendre. C’était à Thala Hamza... Le moudjahid Belazoug dit Mohamed Laâlami avait pris position dans un ravin camouflé par une dense végétation. Découvert par un chien de l’armée, il avait résisté pendant des heures, tuant sept soldats et leur chien et faisant plusieurs blessés, avant de tomber au champ d’honneur. C’était l’affolement parmi les soldats qui menaçaient de fusiller tous les hommes du village. L’ordre fut donné d’évacuer le village...Les soldats mettaient à feu toutes les maisons...Des colonnes de fumées emplissaient le ciel. L’ampleur du désastre n’a pas satisfait l’armée : un autre ordre fut diffusé...sommant les femmes et les enfants de rejoindre Ahfir, hauteur surplombant le village ...Au même moment les canons placés à Thighremt, sur la route reliant Sétif à Guenzet, arrosaient le village avec une pluie d’obus...Une fois la fumée dissipée, l’ampleur du carnage apparut sous nos yeux : à Thighilt Izougaghen on dénombre 07 morts sur le coup et plusieurs blessés...Sur notre route se trouvaient deux cadavres, tués par balles à bout pourtant, un trou rouge sur le front. A cinquante mètres, à Thazedhant, se trouvaient trois autres cadavres tués de la même manière. A Ahfir, un autre cadavre criblé de balles, allongé en face des hommes entassés comme du troupeau sous le regard menaçant des soldats dirigeant leurs armes au dessus de leur têtes. J’étais mis de côté avec mon frère blessé sans que personne n’intervienne... Au même moment, à Thighremt, trois hommes ont été fusillés. On comptait les secondes et les minutes, la journée s’étirait à n’en plus finir. En fin de journée les militaires avaient laissé désolation et un village martyrisé... On m’avait embarqué sur un camion avec mon frère blessé vers l’hôpital de Sétif où il avait rendu l’âme le jour même... Je me souviens que j’étais entouré par plusieurs personnes faisant de leur mieux pour me consoler. J’étais ramené au village le lendemain 06 juillet 1957. Ce qui s’était passé à Chréa s’était répété dans plusieurs villages d’Algérie ». Cet Ighzer dit rebelle et incontrôlable qui occupait une place stratégique par sa végétation dense n’a cessé de porter le flambeau de la lutte même après avoir été incendié en 1871 pour sa participation à la révolte d’El Mokrani et de Cheikh El Haddad.

Au delà des aspects commémoratif et festif (culinaire, sportif, historique et culturel), qu’organisent les villages dont on cite aussi Thigherth n’drar, Tizi Medjber, Thaourirth Yaâcoub, Aourir Ou Eulmi, pour Chlita et Thikhourbabine ces plats particuliers à la région, il y a en fait, un souci profond de préservation d’un système de valeurs humanistes ancestrales que la colonisation avait tenté de détruire, car rempart efficace contre l’aliénation, que sont : le travail, la solidarité, le respect, l’engagement et la foi. Il s’agit, en effet, d’une région cultivée et politisée dont les hommes et les femmes ont participé à tous les mouvements et révolutions. Qu’ils fussent dans la région ou en dehors, ils étaient toujours à l’avant-garde pour la liberté, la dignité et l’indépendance de leur pays. A la Fédération de France, ils étaient actifs, courageux et sincères ; totalement acquis à la révolution.

Cette Kabylie, à l’instar de plusieurs régions d’Algérie, est considérée comme l’un des bastions des révoltes. Elle a été une place forte du mouvement national en s’engageant, dès l’aube de la révolution du 1er novembre 1954, dans la lutte armée. On cite trois batailles significatives : celles de Sidi m’Hand Ouyahia en 1955, de Adrar n’Thilla (ou opération Dufour) en 1956 et celle du « grand ratissage » en 1958.

Au relief tourmenté et au climat rigoureux en hivers, les habitants avaient forgé, au fil du temps, une manière de vivre, une tradition. Bien que quelques us et coutumes aient disparu avec les exigences du progrès du monde moderne, il reste cependant une ’âme’, qui structure l’esprit et la pensée, qui demeure incontestée voire inaliénable. Sinon comment expliquer qu’après un long exil, volontaire ou forcé, « l’enfant prodigue » reste ’intact’ dans son esprit, son expression et ses relations. On explique que le lien communautaire est étroitement lié au lien familial et de l’unité et l’harmonie de l’un dépend la cohésion de l’autre. Ce fondement étant la clé de réussite de toutes les actions d’intérêts collectifs.

Les bonnes volontés ne ménagent aucun effort pour redonner vie à cette région, du moins la maintenir, comme par le passé, exemple culturel puisqu’elle a fourni à l’Algérie plusieurs hauts cadres dans tous les domaines. A cause de la guerre et les vicissitudes de la vie, la population se retrouve, pour sa majorité, éparpillée dans le monde. Cette situation conduit les résidents ou non, à prendre des initiatives jusqu’à financer des projets vitaux d’utilité publique. Ce qui a permis de redonner, quelque peu, vie à certains villages puisque durant les vacances, la région se transforme en lieu de villégiature des fils de la région en particulier pendant le « khrif », et autres commémorations. C’est durant ces périodes, que les villages s’arrachent de leur léthargie pour devenir des lieux de rencontre de familles et d’amis, séparés surtout par le devoir et les aléas de la vie, pour des veillées riches et interminables. C’est aussi en ces occasions que s’organisent des fêtes et autres cérémonies ayant pour but de redonner vie à la région gâtée par sa géographie. Mis à part ceux fixés dans les grandes villes mais qui n’ont jamais rompu le lien, puisque la plupart y reviennent une fois la retraite acquise, il est quand même urgent et vital que l’on retiennent ceux qui y vivent déjà en développant la région par des projets spécifiques, adaptés aux conditions géographiques et socioéconomiques. Une aide spéciale de l’État est vivement souhaitée pour cette région longtemps négligée.

Cela vaut attention particulière pour freiner l’interminable exode des jeunes vers les grandes villes pour s’assurer le minimum vital qu’ils ne peuvent trouver sur place. Leur retour, est fortement conditionné par la sécurité de l’emploi et les conditions d’existence.

En attendant, le temps est à la réhabilitation des villages par des initiatives louables afin de redonner vie aux villages et espoir à la population. Ainsi donc la préoccupation primordiale et dans le repeuplement et l’amélioration des conditions de vie, dans le rapprochement des familles séparées par le temps et l’espace, dans le renforcement des liens communautaires pour la perpétuation des valeurs éprouvées, dans la découverte de ’l’âme’ de chaque village, de son histoire et de sa sagesse, mais aussi afin de ne pas perdre une culture millénaire utile à l’humanité.

Il est certain que les enfants de Béni Yaâla, malgré leur esprit contestataire mais qui cache un cœur sensible prompt à aider même avec peu de moyens, avec le concours de l’État, sauront préserver leur culture, leur tradition et leur dignité chères à leurs ancêtres pour en faire une valeur de référence culturelle au service de leur pays. Ne dit-on pas que « le Yaâlaoui, ou qu’il se trouve, aide toujours et trouve aide surtout dans l’adversité ? »

.


Partager cet article :
25 commentaire(s) publié(s)
Setamir :
Merci pour Amar et sétif-info. L’article rapporte bien les soucis et préoccupations des habitants de Béni Yaâla ; longtemps oubliés dans les programmes de développement malgré leurs apports pour que vive leur pays dans la liberté et la dignité.

Réponse de Charles Stone :

Merci plutôt pour Sétif-info qui a publié cette contribution d’un citoyen dont on ne sait même pas s’il est originaire de cette région. En effet, si tous nos concitoyens des régions de la wilaya de Sétif faisaient un effort de rapporter honnêtement et a leur mesure, la situation de leur région, cela devrait sûrement faire plaisir a nos responsables locaux. Des comptes rendus de ce type ( celui de A.D) attirant l’attention de nos décideurs sur l’état de nos villages, favorisent l’esprit de participation des citoyens a la cité et encouragent nos responsables a une prise en charge effective de leurs problèmes et souhaits dans les plans de développement futures et rendre aux gens l’espoir et le gout de la citoyenneté. Merci encore à Sétif-info et le remercie de sa participation dans le cadre de sa mission (...)
amaout :
merci AMAR pour cette prestation, j’espere que les autorités départementale et nationale aient une ouïent pour concretisé le maintiens et l’evolution de cette région chère pour nous.
ayylaoui :
monsieur, avec un grand plaisir que j’ai lu votre article sur la région des ith yaala, mais ma grande surprise fut que des informations données ne sont pas très juste même s’il ya une part de vérité, à savoir : 1/ définissez nous que veut dire le mot bataille. car à mon sens ce qui s’est passe à chréaa n’est pas une bataille. 2/vous avez cite une source d’information sans la citer, qui est ce jeune de 17ans ? 3/ vous avez dit ighzer, alors que le mot ighzer veut dire rivière même s’il y a une plaque qui dit ighzer n’chreaa, ce mot est mal place car la majorite des gens des villages cites ne sont meme pas consultes pour cet appellation qui ne veut rien dire ,bien sur à part ceux de chreaa, et pas tous. 4/ le nom de dar el hadj est étranger à la région, le vrai nom c’est (...)

Réponse de Charles Stone :

Tu as dit : 1/ définissez nous que veut dire le mot bataille. car à mon sens ce qui s’est passe à chréaa n’est pas une bataille. Si ce qui c’était passé a Chréaa, n’était pas une bataille alors c’était quoi ? un jeu de monopoly ? Tu n’es pas sérieux Ayylaoui, tu joues sur les mots. Feu Colonel Ouamrane racontait un jour comment les premiers moudjahidines faisaient pour montrer a l’armée Françaises que la révolte est partout sur tout le territoire algérien, je cite :- Dans le Sud a Touggourt ; On prenait une hache et on coupait un poteau de téléphone et comme ca le lendemain on retrouve sur la une des journaux : [Sabotage et révolte a Touggourt Sud de l’Algérie]. Et c’est comme ca, que les révolutions commencent. Si on avait perdu, on serait aujourd’hui des traitres. Alors Mer Ayylaoui, ce qui c’est passé a Verdun en France c’est une bataille mais ce qui c’est passé a Chréaa n’en est pas une ! C’est quoi une bataille a ton sens ? Tu as dit : 2/vous avez cite une source d’information sans la citer, qui est ce (...)
tafet19 :
Il y a Setif et la wilaya de Setif ce que d’aucuns ont omis de souligner depuis assez longtemps.Le progrès et les programmes se limitaient souvent à la ville de Setif et à sa peripherie comme si les autres contrées ,villes et villages,notamment ceux de la regions nord n’existaient pas dans sa géographie.Constatez les grands deséquilibles entre la ville et le reste et vous comprendrez pourquoi il y a cet afflux vers cette dernière qui offre particulièrement tous les attraits contrairement aux villages et douars ou l’en meurt de privations,de frustrations et d’ennnuis quand vous avez la chance d’avoir un petit boulot.Les infrastructures de bases élementaires viennent à peine d’etre lancées.Mais ceux qui se sont expatriés à l’interieur comme à l’exterieur du pays sauront ils un jour y remettre les pieds ?Pourquoi me diriez vous ?peut etre pour y etre enterrés seulement au cas ou les choses changeraient.Mais braves gens de nos montagnes et de nos contrées isolées,ceux de cette algerie profonde,généreuse et (...)
adrere :
C’est une très bonne initiative qui reflète les espérances des ressortissants de la région. espérant que les autorités locales aient une ouïe pour programmer des projets de développement afin de préserver cette région longtemps négligé

Réponse de thaberkent :

ATH YALAA ONT UNE ASSEMBLEE COMMUNALE ? DES MEMBRES PARTISANTS QUI SIEGENT A LA MAIRIE ? QUE FONT ILS ? AH OUI ,il faut attirer l attention du premier responsable de la wilaya par le biais de setif info pour qu il aide cette région longtemps négligée...Soyez tranquille les yaalaouis...l entente -el kahla-avant tout.... Pour les yalaouis continuer a vous quereller pour un rien ;l exemple est là pendant les festivetes d ete -aj thadhimt i oukassol-....thanmirth
NassimD :
Les Ath-Yaala se sont installés sur ces montagnes après la compagne des Beni_hillal qui les avaient chassés de leurs terres fertiles et au nom de l’arabité et de l’islam on voulait effacer tout une culture ancestrale car Tamazight est parmi les plus anciennes langues du monde. ces grace à ces montagnes et ces forets denses que nous existons à ce jour apres tant de souffrances subies par nos ancetres dans ces regions enclavées certains cercles nous accusent encore de racisme !!!
moumou :
C’est un grand plaisir d’entendre parler de cette region de kabylie qui tant soufere pendand la geurre de libération nationale et oublié par nos décideurs. Ça me rappelle la chonson de slimane azem ( assemakni i deadegh dine gar ath yaala d’beni mensour, abahri reni tideyebene deg genni a yethuzu tejur zigh maka tikbayliyine si chewiqn taghratine ara yeleqdene azemur. salutation a tout les habitants de at yaala et beni mensour et merci de publier mon message.
Assmaali :
Effectivement c’est une région oubliée, mais par la fuite en avant des siens. Sauvegardons ce qui reste de cette région en restant unis avant que ce soit trop tard. L’union fait la force.
DHAOUILHOUKOUK :
Sachez monsieur l’auteur que la bataille de chrea n’a jamais eu lieu et si c’était vraie pourquoi attendre 50 ans pour en parler !!! c’étatit juste un accrochage entre si mohand allaalami et une patrouille de l’armée francaise. de plus le village n’a jamais été bombardé. Pour l’appelation de IGHZAR N’CHREA, même les ressortissants de Chrea trouve cette appelation ridicule !!!!!!! Vous êtes vraiment RIDICULE c’est tout !!!

Réponse de Setamir :

A DHAOUILHOUKOUK : Avant de s’engager dans une discussion il faut savoir d’abord lire et comprendre, il faut savoir de quoi l’on parle, ce que sont les guillemets, ce que sont les citations, mais aussi comprendre les nuances et les subtilités d’un texte. Vous semblez n’avoir rien compris à celà, aux propos de l’auteur et à ce qu’il vise à travers son article. Quand on est ignorant, bien sûr que l’on traite les éclairés de ridicules. L’auteur a sauté sur cette occasion pour attirer l’attention des autorités sur la nécessité d’un plan de développement spécifique pour la région tout en montrant l’engagement des fils de la région pour la défense, la liberté et la dignité de leur pays. Mais vous n’avez rien vu de celà de l’essentiel, vous avez raisonné comme ces vieilles comères rongées par la haine et la jalousie. Allez chiche !Si vous avez mieux que ce qu’a rapporté Mr Amar alors montrez-nous et instruisez-nous Setif-info et autres journaux sont là pour vous publier Mr Dhaoui el Houkouk. Mais vous semblez préoccupé (...)

Réponse de Charles Stone :

Je crois Mer Houkouk que ton intervention est plus un appel a polémique qu’a autre chose. En effet, tu reconnais qu’il y a eu un accrochage avec une patrouille de l’armée Français et puis tu dis qu’il n’a pas eu de bataille. Bizarre ce raisonnement ! A.D a rapporté une citation d’une personne sur cet accrochage . Où est le problème ? Dans cette région, il y a eu plusieurs accrochages donc plusieurs batailles et enfin de compte la guerre a été gagné. Et, c’est vraiment ridicule de faire un point de fixation sur le nom d’Ighzer N’chreaa. C’est un faux problème. A.D souhaite que les autorités engagent un plan de développement économique de la région et c’est là le cœur du sujet !

Réponse de Amzour (de Tiget plus précisément) :

À l’intention de ce Dhaouilhoukouk qui n’a d’ailleurs aucun -Heq-.Je vais être courtois avec vous,mais je me permet tout de même de vous traîter d’ignorant.Vous vous êtes permis de démentir Mr A.D que je félicite pour son récit,pour éffacer d’un coup de main toute la vérité qu’il avait cité.La bataille de Chréa a bien eu lieu,car moi même j’ai été spectateur de celle-ci.À l’époque j’avais 12 ans,je me suis simplement installé á -Tizi Netsqourrabth- Tiget beaucoup connaissent cet endroit qui domine -Ighil Lekhmis-Chréa et les autres villages voisins.Tous ce qu’á cité Mr AD est vrai,même si mes souvenirs ne sont que ceux d’un enfant,mais aujourd’hui avec une grande mémoire.Les tirs de canons de Dar-El-Hadj (Thighremth)pour appuyer l’existence réelle du nom, ont bien eu lieu.Le bombardement des villages cités ci-dessus a bien eu lieu et les B26 venus de Ain-Arnat (Sétif)ont fini le travail.(Je ne sais seulement pas pourquoi Mr AD n’a pas cité ces bombardements) Sans toutefois vouloir le blâmer.Au contraire-Chapeau- Mr (...)
Charles Stone :
C’est une rétrospective intéressante. Les Ath Yaâla est une région martyre avec son lot de martyrs de la guerre de l’indépendance comme toutes les régions, villes et villages de tout le territoire de notre pays. En effet, aujourd’hui cette région sent le martyr encore et le récit de Amar. D n’a fait que relater la situation d’abandon de cette région par les décideurs puis abandonnée par la suite par la force des choses de ses enfants en quête de vie meilleure sous d’autres cieux. Très beau récit !
Sting :
La bonne qualité de l’article rendrait, certainement jalouses, les régions avoisinantes qui ne trouvent pas rédacteur de la trame d’A.D. pour attirer l’attention des responsables des collectivités locales concernés. Pour moi, qui ne suis pas d’ATH YAALA, je considère cet article comme une véritable plaidoirie pour toute la région nord du Sétif. Ceux qui s’attardent à focaliser leurs commentaires sur les choses qui ne sont pas essentielles, je les invite à économiser leur temps et leur argent afin de ne pas polluer l’article.

Réponse de thaberkent :

WLACH L VOTT...On se contentera d envoyer une serie d articles sur le net ,et on attirera l attention des autoritées pour aider la population ;messieurs les elus locaux on a pas besoin de vous.Comme ça mr le ministre de l interieur on vous économiseras ces milliards d argent qu on prefere investire dans des projets rentables et qui allegerons la situation n ith yala... al kahla avant tout..
ayylaui :
mr stone ne comparez pas l’incomparable, comparez verdin à chréaa, ce n’est qu’une plaisanterie. l’histoire ce n’est pas de la fiction, quand on cite un témoignage,on doit donner son nom pour crédibiliser ses dires et ensuite savoir si la personne citée est aussi crédible dans les témoignages livres. mr stone ne me jugez pas svp, parce que mes propos ne sont ni des insultes ni autre chose, et je ne joue pas sur les mots ayez un peu de retenu, et j’ai pas de leçon à recevoir, ni de vous ni de quelqu’un d’autre. ighzar c’est vulgaire comme nom à donner à ces valeureux villages, il serai souhaitable de les appeler ( toudrines n’chréaa), et je vous lance un défi si c’est tout le monde est d’accord pour le nom donne ( ighzar). enfin vous dites qu’il ya longtemps que je n’ai pas mis les pieds dans la région ; je vous lance un deuxième défi, donnez votre vrai nom et je donnerai le mien , et la on verra, qui de nous deux qui n’a pas mis les pieds depuis belle lurette ! amicalement (...)

Réponse de Charles Stone :

Tu ne donnes toujours pas TA définition de la bataille ! Dont acte. On doit donner à Monsieur ayylaoui les preuves de nos dires pour qu’il puisse nous crédibiliser !!! L’objet du sujet d’A.D n’est pas de réécrire l’histoire, mais d’attirer l’attention des autorités compétentes sur cette région. Ne te ridicule pas Ayylaoui, si tu veux connaître le résultat de l’appellation alors chiche lance un sondage pour savoir le nom de cette région ! Pas de chance, je ne suis pas de la région mais tes écris ne nous encouragent pas à admettre que tu connaisses les lieux. A.D a développé convenablement les besoins et les enjeux de SA région. Son topic le prouve. Le tien est muet et polémiquant. Passons a autre chose.
setamir :
En lisant les réactions, je relève qu’apparemment 02 des lecteurs n’ont rien compris à l’article et surtout à son objectif. Expliquons : Il est destiné aux autorités locales, de wilaya et nationale pour qu’ils daignent tourner leur regard vers cette région oubliée afin de l’aider par « des projets de développements spécifiques adaptés aux conditions géographiques et socioéconomiques » dit le texte tous en appuyant cette sollicitation en mettant en valeur les apports de la régions en matière culturel, participation à la révolution etc. « Une aide spéciale de l’État est vivement souhaitée pour cette région longtemps négligée » insiste l’article (qui est l’objet voire le coeur du sujet). En quoi-la citation du nom du témoin (que vous trouverez dans le livre cité et avec d’autres noms et témoignages), le changement de « Ighzer » appellation qui a toujours existé en « Toudrine » (actuellement le votre) , la reconsidération du mot « bataille » en « accrochage », l’affirmation fausse que « le village n’a jamais (...)

Réponse de amazigh :

vous ne m’etonez pas mr, à lire votre intervention on devine rapidement que vous ne faites pas la différence entre dar el hadj qui veut dire maison et non fontaine et tighramt qui veut dire jardin avec fontaine. quand au proverbe chinoi il ne s’appliquer que pour vous, celui qui a écrit l’article n’a pas donne signe de vie parce que il sait qu’il a des avocats, mais ils sont mal places pour parler de la région,ni des projets pour la région. arrêtez ne falsifiez pas l’histoire, il n’y a jamais eu de bataille à chréaa, un accrochage est différent d’une bataille

Réponse de setamir :

Je ne me suis donc pas trompé : vous êtes des partisans des « querelles de clocher », attitudes du moyen âge. Vous avez plus de muscles dans la langue que dans les bras. Puisque vous êtes bien placé, selon vos dires, pour parler de la région alors chiche faite un article sur Sétif info et instruisez-nous. Enfin bref, je perd mon temps.
Souma :
Salut à tous. Merci Amar pour ce sujet qui au delà des aspects historiques et socio-culturels rapportés n’ignore pas moins l’aspect developpement dont cette région en est privée. Si à une certaine époque, malgré sa dominination de toute l’activité économique à travers le secteur public, l’Etat n’a pas fait béneficier cette région du bien-être socio-économique tant espéré, ce n’est pas aujourd’hui qu’il va le faire après le démantellement programmé de ce secteur.Néanmoins sa responsabilité reste entière en matière de réalisation des infrastuctures de base permettant autrement de combler le déficit. La région n’est pas oubliée mais délaissée. Et en premier lieu par ses propres enfants. Je pense d’abord aux riches, et ils sont très nombreux, qui sont les plus en vue à faire des reproches à l’Etat mais qui n’en sont pas moins responsables de cette situation. Ils ont des affaires et des projets partout à Sétif, Bordj Bou Arreridj, Alger, Oran, j’en passe et j’en ignore, sauf dans leur bled. Et pourtant des petites entreprises (...)

Réponse de setamir :

Entièrement d’accord avec vous !

Commenter cet article
الرد على هذا المقال


Derniers articles
Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités. En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus