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Sétif-Journées de Djemila

Assala et Kadhem, têtes d’affiche
jeudi 11 août 2005, écrit par : Boutebna N.

Les habitants des hautes plaines sétifiennes et leurs convives attendent, avec curiosité et impatience, la relance du Festival de Djemila mis en veilleuse depuis 1994 à cause des exactions de la bête immonde n’ayant pas épargné l’ex-Cuicul.

La cité regorgeant d’inestimables vestiges des civilisations anciennes se prépare à retrouver l’ambiance d’antan. Cette manifestation faisant actuellement l’objet d’intenses préparatifs, permettra à Djemila, ce site touristique de premier ordre, de bénéficier de projets créateurs d’emplois et de richesse. Loin des feux de la rampe, les responsables de la wilaya, en collaboration avec l’ONCI et l’ENTV, associés à l’opération, mettent les bouchées doubles. Djemila, la séculaire qui retrouve sa quiétude du beau vieux temps, retient donc son souffle, car elle va devoir accueillir, et de forte belle manière, des stars devant égayer ses soirées. Le coup de starter, qui était dans un premier temps prévu au 13 puis avancé au 11, sera officiellement donné le 17 août. Assala Nasri aura l’insigne honneur d’inaugurer la fiesta qui aura lieu sur la placette jouxtant l’arc de Caracalla. Les organisateurs, ayant tiré de nombreux enseignements du dernier Festival de Timgad, veulent, nous dit-on, faire des journées de l’ex-Cuicul qui s’étaleront jusqu’au 24 août, une réussite. Le théâtre romain, qui n’est pas en bon état, sera donc préservé. La commission ministérielle, qui a été dépêchée par le département de Khalida Toumi, vient de donner son feu vert aux organisateurs ayant pris le soin de préserver ce site, classé patrimoine mondial, depuis des décades. Pour faire de ce coup d’essai un coup de maître - les concepteurs de ces veillées estivales -, un panel d’artistes est programmé. L’on apprend que Kadhem Essaher animera la dernière soirée. Fella Ababsa, Abdou, Amel Wahbi, Zahouania et bien d’autres chanteurs seront présents. Le maître du chaâbi, El Hadj Hachemi Guerrouabi, qui jouit d’une grande popularité du côté des Hauts-Plateaux sera, nous dit-on, l’invité d’honneur de ces joutes qui seront accompagnées des expositions devant mettre en évidence les trésors et richesses dont regorge la région. « C’est bien beau d’organiser de telles manifestations à Timgad et à Djemila. L’on doit les accompagner d’ une grande campagne publicitaire devant mettre en évidence nos incommensurables potentialités touristiques, comme le font les Tunisiens pour Carthage, qui est devenu, à force de persévérance et de tapage médiatique, une étape artistique incontournable... », souligne un groupe de jeunes de Djemila qui scrute l’horizon...

Kamel Beniaiche


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3 commentaire(s) publié(s)
Commentaire n°227 :
La différence entre carthage et Djémila.Les tunisiens n’organise pas de festival à l’intérieur de leur sites historiques.Aucun pays à ma connaissance ne le fait. A méditer. ZM

Réponse :

Ou plutôt -médisons : -Delenda carthago !- disait Caton l’Ancien et Carthage fût détruite. Comment donc pourrait-on organiser des festivals dans un site qui n’existe plus ? A ma connaissance plein de pays organisent des festivals dans des sites antiques. De mémoire : Athènes dans les théâtres d’Hérode Atticus et du Lycabette, Festival de Nimes dans ses arènes, celui d’Orange dans son théatre antique... Séléné

Réponse :

que peut on fair a part de ces -carnaval- ? Est ce que c’est tous pour notre culture ? salam Faycal

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