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Alger, capitale culturelle arabe 2007 absente à Sétif

jeudi 30 novembre 2006, écrit par : Abdelhalim Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Bougaa

Parler des événements culturels internationaux à Alger serait cerner les contours de leur impact à travers les villes de l’intérieur du pays. Ainsi, à l’instar du Salon international du livre d’Alger (SILA), l’autre événement d’envergure attendu à partir de la semaine prochaine, « Alger, capitale culturelle arabe 2007 » risque fort de mettre à nu les carences de la politique culturelle engagée en Algérie, celle de « la fuite en avant » et que d’aucuns n’hésitent pas à désigner comme la source du défaut de propagation du fait culturel en Algérie.
Le prolongement des événements culturels de la capitale trouve son application dans le cadre de l’appel des régions du pays à une contribution alimentant le produit culturel national en diversité et en richesse du patrimoine. Il s’agit là d’une participation étendue à l’ensemble du pays, sous forme de semaines culturelles organisées par la wilaya, en l’occurrence.
A Sétif, parmi les responsables du dossier de la culture, le président de l’APW, interrogé sur le sujet ne semble guère cerner l’importance de l’événement et sa consistance. « Nous n’avons pas d’infrastructure adéquate pour accueillir des manifestations culturelles d’une telle importance », a-t-il rétorqué, faisant allusion au manque d’infrastructures hôtelières et de salles de spectacle. Selon les déclarations de notre interlocuteur, la participation locale aux événements internationaux demeure « accessoire » et l’ampleur de « Alger, capitale culturelle arabe 2007 » se présente comme un concept exclusivement du ressort du ministre de la Culture et de choix propres aux décisions du commissariat chargé de la préparation de l’événement. Une position qui allie la politique et le culturel où l’empreinte de la démagogie est plus qu’apparente dans ce contexte.
Du côté de la direction de la culture de wilaya, c’est la position d’attente qui est observée depuis l’avis de participation de Sétif à la semaine culturelle. Une participation, jugée « envisageable » par le directeur de la culture, mais sans pour autant qu’un programme soit arrêté jusqu’alors. « Nous attendons toujours les recommandations de la tutelle afin de procéder à l’orientation de notre programme par rapport à la manifestation », souligne-t-il. Avant d’ajouter que « nous sommes prêts à tout moment » comme pour éviter de ternir l’image de la tutelle dont la confusion de la politique ne manque pas d’étonner les observateurs. Ceux-ci, en s’appuyant sur l’exemple syrien, affirment que les préparatifs du prochain événement culturel arabe, « Damas, capitale culturelle arabe 2008 », sont en cours depuis deux années déjà. Une assurance qui relègue au dernier plan la conception du fait culturel en Algérie et la prise en charge de ses manifestations par la politique adoptée par le ministère de la Culture comme elle conforte aussi la déclaration du chef de l’Etat « La politique de la fuite en avant ne règle pas les problèmes. »

A. B.

La Tribune


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