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Sétif - Bouandas, Aït Tizi, Aït Nouel, Mzada et Bousselem

Rattraper le temps perdu...
vendredi 10 juin 2005, écrit par : Boutebna N.

Un burnous blanc, propre à cette grande région de la Petite Kabylie, une affluence nombreuse pour un accueil chaleureux et une voix qui émerge du cœur de cette foule du village de Beni Khellad pour dire : « Nous sommes avec la réconciliation nationale, dites-le au Président, Monsieur le wali, vous qui êtes venu nous voir en plein hiver pour nous assister et vous enquérir de nos conditions sous ces neiges abondantes... » Ce sont des gestes qui marquent et que nous ne pouvons oublier de sitôt : des gestes, des termes forts et des symboles qui ne trompent pas et qui attestent de toutes ces valeurs consolidées, au cœur même de tous ces douars et nombreuses dechras montagneuses de la zone nord de la wilaya de Sétif où le wali, M. Bedoui Noureddine, s’est rendu pour s’enquérir des conditions de vie de ces populations, mais aussi y apporter le message d’espoir et prendre les décisions qui s’imposent. Dans cette vaste daïra montagneuse de Bouandas, ses communes de Aït Tizi, Aït Nouel Mzada, Bousselem et ces dizaines de villages de Ighil Izegaghène à Ben Khellad en passant par Souk El Had, le représentant de l’Etat - qui a été reçu avec la chaleur et l’hospitalité propres aux habitants de cette région limitrophe de la wilaya de Béjaïa, à quelques encablures seulement de Tichy, Barbacha ou Bordj Mira - s’est entretenu longuement avec les populations de ces contrées qui ont rudement souffert ces dernières années et qui tenaient à rattraper le retard et le temps perdu pour s’investir dans la dynamique du développement.
Dans ce contexte et à la lumière de toutes ces conditions difficiles qu’il aura pu mesurer dans certains domaines comme les routes, l’alimentation en eau potable, l’assainissement et la santé pour faire état de la nécessité d’un programme d’urgence, le wali, qui visitera différents projets, en inaugurera d’autres ou usera de son autorité pour faire repartir certains, comme ce projet du lycée de 800 places de Bousselem - injecté à ce niveau pour éviter aux enfants, les filles notamment, ces longs déplacements - dira le caractère légitime des préoccupations exposées par les citoyens et soulignera le caractère d’une telle visite qui se veut être un moment privilégié d’écoute mais aussi de décisions tendant à lever toutes ces contraintes.
C’est aujourd’hui un moment propice, dira-t-il, en développant le programme initié par le Président de la République et qui tend, fort des 55 milliards de dollars qui l’animeront durant 5 ans, à une mise à niveau et à la correction des déséquilibres dans le développement avec cette place privilégiée que consacre le Premier magistrat de la nation au développement rural avec tout ce qu’il induit en matière de fixation des populations mais aussi d’encouragement dans le retour de celles qui ont été contraintes à l’exode.
« Nous ne sommes pas là pour faire de la politique politicienne ni pour entretenir des promesses vaines, nous sommes les adeptes de la politique qui contribue à régler vos problèmes et, les jours à venir, vous édifierons davantage, pour peu que nous parvenions à associer nos efforts », dira le wali en s’adressant aux populations, sans laisser en marge l’autorité de l’Etat et sa place dans la construction d’un Etat de droit.

El Moudjahid


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