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Aéroport de Sétif : Quand Air Algérie, malmène ses clients

mercredi 14 mars 2007, écrit par : Kamel Benaiche, El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

Les passagers devant rallier à 10h Paris, le dimanche 11 mars à bord du vol AH 1142 de la compagnie Air Algérie, ont dû attendre plus de vingt-quatre heures à l’aéroport de Sétif.

Et ce, contrairement aux clients de Tassili qui a assuré normalement la liaison Sétif- Hassi R’Mel ainsi qu’Aigle Azur ayant assuré la rotation Sétif-Paris et Lyon-Sétif comme à l’accoutumée. Ce retard de plus de vingt-quatre heures a causé d’énormes désagréments aux voyageurs qui n’ont pas accepté les arguments de la compagnie nationale prenant comme alibi les mauvaises conditions météorologiques : « Ce prétexte est une couleuvre pas facile à avaler d’autant qu’Aigle Azur a effectué le plus normalement du monde ses vols », dira un passager non sans une certaine amertume. Un autre enfonce le clou : « Figurez-vous que des personnes âgées et des malades ont été livrées à elles mêmes des heures durant. En guise de déjeuner, ces usagers dont certains ont payé leur billet en euros, ont eu droit à un bout de pain et à deux morceaux de fromage. Les responsables d’Air Algérie n’ont daigné annoncer l’annulation du vol que vers 17 heures », dira notre interlocuteur ayant, à l’instar des 80 autres passagers, passé la nuit dans des hôtels de la capitale des Hauts- Plateaux, à la charge de la compagnie nationale. Le reste des voyageurs ont dû, la mort dans l’âme, rejoindre leurs domiciles situés non loin de l’infrastructure précitée. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les passagers qui devaient quant à eux faire Paris-Sétif à bord du même vol, ont été, après des heures d’attente, embarqués dans l’avion en partance vers Constantine. Les malheureux obligés d’effectuer le trajet Constantine-Sétif par route, ne sont arrivés à l’aéroport du 8 Mai qu’aux premières heures du lundi. N’étant pas au bout de leurs peines, ces usagers apprennent que leurs bagages sont restés ... à Paris. Ils ne devront en prendre possession qu’aujourd’hui, soit quarante-huit heures après. Cette situation frise pour les usagers malmenés, le ridicule : « C’est le monopole qui est à l’origine du mal qui ronge Air Algérie qui n’a aucun respect pour ses clients » dira une jeune femme exaspérée par la manière de faire de la compagnie nationale. « Avec de tels procédés, Air Algérie, qui trouve le moyen d’annoncer à travers les colonnes de la presse qu’aucun vol n’a été annulé, offre une très mauvaise image du pays » nous confie un jeune très déçu, d’autant plus qu’il n’est pas revenu au pays depuis 24 ans. Ce dernier va plus loin : « Cette annulation porte préjudice aux étudiants et à certains travailleurs qui risquent ni plus ni moins le licenciement... » Voulant connaître la version des agents d’Air Algérie en poste à l’aéroport de Sétif, le devoir de réserve est vite brandi. L’on apprend, selon certaines indiscrétions, que l’avion devant assurer la ligne précitée (Sétif- Paris-sétif) a été détourné vers une autre destination du Sud Algérien. Pis encore, les 146 passagers (10 autres ont reporté nous dit-on leur voyage) qui devaient s’envoler hier matin à 10h ont dû patienter encore une fois, plus de quatre heures dans la minuscule salle d’embarquement, et ce, avant de prendre le chemin de Paris, avec le ventre creux. Aucune disposition n’a été donc prise pour offrir des repas à des clients à bout de nerfs. Cette fois-ci, c’est l’indisponibilité du P.N.C (personnel navigant commercial) en nombre insuffisant qui est, nous dit-on, à l’origine de cet énième et onéreux « retard » portant un sacré coup à Air Algérie qui s’offre à l’occasion une très mauvaise publicité.

Kamel Beniaiche


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