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Certaines sources annoncent 45% de réussite au BEM à Sétif

Les enseignants dénoncent leur « marginalisation » de la correction
jeudi 21 juin 2007, écrit par : Abdelhalim Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Selon certaines informations recueillies hier au niveau de la direction de l’Education de Sétif, le taux de réussite au BEM serait de 45%, un pourcentage jugé « plus » que favorable par les responsables de l’académie. Cependant aucune information officielle n’a filtré du centre de correction dirigé par un directeur nommé directement de l’office régional des examens de Batna (OREC).
Une institution qui n’a pas manqué d’ailleurs de soulever le courroux des enseignants des classes d’examen à Sétif non convoqués pour la correction. Selon un enseignant du CEM Hacene Ghedjati à son actif près d’une trentaine d’années, qui se plaint de sa « marginalisation » de l’opération de correction de l’examen, l’action serait injuste de la part de l’institution en charge des examens. « On a fait appel à des enseignants des classes inférieures pour corriger un examen à sa première édition », rappelle-t-il. Son collègue du même cas, soulève le problème du débat sur la démarche de la correction et la critique des barèmes avant l’entame de la correction. « Ces enseignants convoqués n’ont pas les capacités de critiquer les barèmes du ministère », souligne-t-il. Mais au niveau de la direction de l’Education, tout en se situant en dehors de l’opération de la convocation des enseignants correcteurs, qui s’effectue selon eux à partir de l’office des examens de Batna, l’on se plait à rappeler que le comportement des enseignants « mécontents » est nourri par l’attrait financier de l’opération à l’heure où la feuille de composition a subi des remaniements notables vers la hausse. Pour les enseignants mécontents l’examen de cette année, à sa première formule, exige une compétence particulière et une connaissance du nouveau programme au niveau des enseignants convoqués à la correction. Ceux-ci, guère imprégnés du contenu du nouveau système d’enseignement, ne sont pas aptes à assurer la sérénité de l’opération de correction, arguent les protestataires, qui ne manquent pas à l’occasion d’émettre quelques doutes quant au taux de réussite attendu de l’examen du BEM de l’édition 2007. Certaines langues n’hésitent pas à annoncer, à l’occasion, que le pourcentage des réussites attendu cette année « conforterait » la nouvelle politique de Benbouzid. Celle qui « applaudirait » ses nouvelles réformes. Car, selon eux, les nouveaux programmes ne sont pas adaptés au système scolaire algérien, tant par les moyens qu’ils exigent que par l’inaccessibilité de quelques matières contenues dans certaines filières. Une situation qui encouragerait la prolifération des écoles parallèles, celles des cours des soutien, au détriment de la situation socio-économique des parents, relèvent les enseignants questionnés.

Abdelhalim Benyelles, La Tribune


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