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Les premières rencontres s’achèveront aujourd’hui : Eaux et déserts en conclave

dimanche 8 juillet 2007, écrit par : Nabil Lalmi, El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

Organisées par l’ANLC (Association nationale loisirs et culture pour tous), aidée par les services de la wilaya de Sétif, ces rencontres ont pour objectifs de pérenniser des réflexions à différents niveaux sur la gestion des ressources hydriques dans le monde, d’initier un observatoire et de lancer une première filière dans la gestion de l’eau dans les déserts au niveau de l’université de Sétif.

Ces rencontres, voulues annuelles, seront couronnées, à chaque session, par la mise en place d’un des piliers de l’Observatoire sur l’eau et les déserts. La 1re « Désert eau thèque » du monde achèvera cette première édition. « Une ‘‘désert eau thèque’’ est une médiathèque spécialisée qui regroupera des documents et les supports sur l’eau et les déserts », nous expliquera la présidente de l’ANLC, Mme Yamina Khodri. Le projet « Eaux-Déserts à Sétif » consiste en une rencontre des Touareg au bord d’un lac. Un grand village nomade et un marché de l’artisanat seront installés sur des dunes de sable. Les participants défilent le long des avenues de la cité, l’après-midi du mercredi, et sont conviés à un repas de bienvenue donné par les autorités locales et, à leur tête, M. le wali. Des forums de discussion sur l’eau, la sécheresse, le quotidien des « hommes bleus », des animations culturelles vont faire vivre l’antique Sitifis au rythme du Grand Sahara. Repas traditionnels, danses folkloriques de Timimoun, Adrar et Aïn Salah, visites du musée de Sétif et du site de Djemila et concert gnawi sont au programme. Les hommes du désert viennent non seulement d’Algérie, mais aussi de Kidal (Mali), du Ténéré (Niger), de Libye, de Mauritanie et du Burkina Faso. Ainsi, le désert africain sera établi dans le Nord et un pont sera dressé entre les populations. La présence de scientifiques de rang mondial rehaussera encore plus ces rencontres, à l’exemple du professeur Ahmed Kettab (membre du Conseil mondial de l’eau, de l’Académie française de l’eau, de l’Institut méditerranéen de l’eau, membre fondateur du Conseil arabe de l’eau, directeur du laboratoire de recherche des sciences de l’eau de l’Ecole nationale polytechnique d’Alger...) et qui préside la commission scientifique de ces 1res Rencontres eaux-déserts. Les interventions seront axées principalement sur l’eau et le désert ; elles auront pour sujet : « La dégradation des sols par les eaux usées urbaines à Oran », « Les limites des politiques de l’eau en Algérie », « La problématique de la tarification de l’eau potable en Algérie », « L’eau, le désert et la foret », « La déshydratation des personnes âgées », « Qualité des eaux : pollution et santé », « La méharée au Sahara d’Algérie » présentée par Mlle Naïma Chekchak, marcheuse photographe des déserts et aussi, « L’eau dans l’imaginaire mystique et poétique » présentée par Mme Fazia Kerrad, pédagogue, professeur de lettres en région parisienne et à Reims, écrivaine et éditrice de livres pour enfants. La mise en place d’un tel projet permettra l’expansion de l’activité touristique et culturelle dans la région et, à long terme, fera de la population locale ainsi que de toutes les institutions locales, un partenaire de première importance. Au 1er jour de ces rencontres, le village des artisans a été inauguré par M. le wali de Sétif en présence des autorités locales ; un forum de discussion « L’arbre aux palabres » a été ouvert par Mme Khoudri qui a expliqué l’opportunité de telles rencontres. L’après-midi, les participants ont eu droit à une visite guidée du musée archéologique de Sétif, suivie de l’ouverture des cycles de conférences par le coordinateur de la commission scientifique, le Pr Ahmed Kettab et de Mme Jeannette Pretot, ambassadrice de l’eau à Paris. Un concert de musique et de danses folkloriques de Timimoun, d’In Salah et d’Adrar a pachevé cette première journée. Le public sétifien a particulièrement apprécié la danse de combat targui et la voix de la diva Houda Hammouda. « Cela fait partie de notre culture et nous ne connaissions pas. La présence de touareg à Sétif permet aux extrêmes du pays de se rejoindre et de se connaître », s’exclament quelques jeunes spectateurs.

Nabil Lalmi, El Watan


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