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Débrayage des transporteurs privés

mercredi 13 février 2008, écrit par : K. Beniaiche, El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

Les grévistes dénoncent le traitement de faveur accordé aux opérateurs du secteur privé Le transport urbain et interurbain constitue un casse-tête chinois.

La réception de 15 bus, premier lot de la flotte de la nouvelle régie de transport qui a mis du temps pour voir le jour, a été, le moins que l’on puisse dire, la goutte qui a fait déborder le vase des transporteurs, lesquels ont observé, hier, un débrayage d’une journée. Ce mouvement a surpris les voyageurs qui n’ont en pas été informés. « Cette manière de faire des transporteurs, qui n’ont pas jugé utile d’aviser leurs clients, démontre que ces derniers ne sont ni plus ni moins qu’une quantité négligeable », diront de nombreux citoyens qui se sont rapprochés de nos bureaux. « Il est de notre droit de bénéficier de meilleurs prestations devant rehausser l’image de marque du secteur des transports, qui ne doit plus rester à la traîne. Je me ferai un plaisir de prendre place dans les nouveaux bus », diront nos interlocuteurs qui s’interrogent :« La mise en service du tramway de la ville va-t-elle indisposer ces opérateurs effrayés, sans nul doute, par la concurrence ? ». Pour Farid Khellili, directeur du transport de la wilaya, ce débrayage est injustifié. A ce propos, il déclare : « La nouvelle régie, qui entrera en fonction à la fin du mois de février, ne touchera en aucune manière à la croûte du secteur privé, d’autant que le réseau affecté à cette régie, n’est pas desservi par les autres opérateurs. Les citoyens de certains quartiers périphériques de la ville tels que El Hidhab et Gaoua, pour ne citer que ces deux endroits, attendent depuis longtemps l’ouverture de ces lignes. Avec cette entreprise devant générer richesse et emplois, nous comptons redorer le blason du secteur. Je ne vois pas pourquoi l’expérience fonctionne à merveille dans les autres régions, alors qu’ à Sétif, on veut l’étouffer ? Concernant la subvention inhérente au manque à gagner, l’information est dénuée de tout fondement, surtout que les dispositions de la loi, dans ce cas, n’ont été appliquées nulle part ailleurs ». Le son de cloche est différent chez les transporteurs qui crient au scandale.

Pour eux, les règles du jeu (cahier des charges) ne sont pas identiques. « La nouvelle régie bénéficie de bon nombre d’avantages, notamment la subvention relative au manque à gagner », déclareront certains, alors que d’autres profiteront de l’occasion pour soulever d’autres problèmes en disant ceci : « On nous demande de renouveler le parc roulant. On veut bien le faire, mais les banques nous imposent des conditions draconiennes, impossibles à satisfaire ». Par ailleurs, les grévistes remettront sur le tapis la défectuosité des routes éventrées, aussi bien au centre-ville qu’au niveau de la périphérie où la circulation est impossible dans certains endroits. En somme, le transport urbain et interurbain constitue, encore et toujours, le casse-tête chinois des usagers des hautes plaines sétifiennes.


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