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Une avenue squattée par les loubards

jeudi 25 septembre 2008, écrit par : I. S. Le Soir d’Algérie, mis en ligne par : Boutebna N.

ans cette rue située au centreville, voleurs et autres receleurs opèrent à la barbe des policiers. Téléphones portables, ordinateurs et appareils de musique volés se vendent en toute illégalité en présence des agents de police installés pour combattre ces malfrats...

Les autorités locales réussiront- elles à débarrasser l’avenue Mustapha-Benboulaïd de ses commerçants anarchiques et de tous ces loubards qui l’écument dès la fin de journée en bloquant carrément la circulation ? Difficile de donner une réponse précise à cette interrogation, tant cette avenue située en plein centre-ville, à quelques encablures de Aïn El-Fouara, apparaît comme étant un véritable casse-tête. La rue se transforme dès lors en un véritable bazar à ciel ouvert. Plusieurs tentatives dans ce sens ont été initiées, mais n’ont pas prospéré. Les services de police ont même affecté des agents de l’ordre à cet endroit pour dissuader les loubards. Sans succès. A l’avenue Benboulaïd, les téléphones portables de seconde main, les ordinateurs portables, les appareils de musique... d’origine douteuse ou plus exactement le fruit de rapines se vendent à la barbe des policiers. Selon certains témoignages, pratiquement tous les téléphones portables volés à Sétif se retrouvent sur les étals de l’avenue Benboulaïd. « Si vous venez acheter un téléphone portable ou un appareil ici, confie sous le couvert de l’anonymat un tenancier d’un taxiphone de l’avenue Benboulaïd, on vous le vend et dès que vous tournez le dos, un complice vous saute dessus pour vous le voler. » Les policiers en faction dans cette rue et que nous avons rencontrés ne semblent pas préoccupés de cette situation. « Regardez dans quel cadre nous travaillons. Pensez-vous qu’on puisse mettre un policier derrière chaque personne ici ? Ce n’est pas possible. Nous faisons ce que nous pouvons avec le peu de moyens que nous avons. C’est peut-être insuffisant, mais nous faisons de notre mieux. Vous n’êtes pas obligé de relayer les plaintes des gens qui viennent vous voir. Votre rôle de journaliste c’est aussi de sensibiliser les gens. Quand quelqu’un prend sur lui de venir acheter un appareil d’origine douteuse au bord de la route, il ne doit s’en prendre qu’à lui-même en cas de pépin », martèle ce policier, l’air nerveux. Mais à peine a-t-il fini que passe devant lui un jeune homme tenant entre ses mains une dizaine de téléphones portables de seconde main. Le policier ne bronche même pas. L’illégalité, quant à elle, a de beaux jours devant elle.


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