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Déchets médicaux déversés sur les artères urbaines

vendredi 24 avril 2009, écrit par : Khalil Hedna, mis en ligne par : Boutebna N.

algré l’instruction provenant, conjointement du ministère de la santé avec celui de l’Environnement, à l’égard des structures sanitaires pour se doter d’incinérateurs ou autres équipements permettant le traitement des déchets médicaux, on continu malheureusement à relever des quantités considérables de déchets médicaux ou autres produits polluants déversés dans la nature ou sur les artères urbaines.

Comme ce fut le cas d’ailleurs à la cité Bel Air de Sétif, plus précisément à proximité de l’école Zighmi où, des tubes remplis d’urines et autres produits pour analyses et même de poches de sérum et des seringues, utilisées probablement par des structures de santé ou cabinets privés, ont été jetés aux bords de la rue, ce qui présente un réel danger pour la santé des habitants notamment pour les enfants qui fréquentent cette école et qui, soit par curiosité, ou par distraction, ramassent, viscéralement ces objets. Contacter à cet effet par nos soins, les services compétents, affirment que l’abandon des déchets infectieux et d’actions de soins dans la nature est un acte très grave, et les mesures à prendre vont jusqu’au retrait de l’agrément pour les cliniques et cabinets privé et la radiation pour les responsables du secteur publique. Ces même services renchérit que la gestion des déchets infectieux et d’actions de soins s’opère de façon rigoureuse, sachant que le rayon d’action touche, en plus du CHU Sâadna Abdenour de Sétif qui génère à lui seul l’essentiel du volume des déchets, les cliniques, les polycliniques, les centres de santé, les salles de soins et les laboratoires d’analyses médicales.

D’après une source fiable, la collecte et le tri des déchets se font en fonction de certains paramètres. Dotés de l’unique incinérateur dans la wilaya, le centre hospitalo-universitaire de Sétif opère au quotidien et de façon rigoureuse la collecte et le tri des déchets infectieux et anatomiques voués à l’incinération. Quant aux déchets hospitaliers considérés sans risque, ils sont acheminés vers la décharge de Sidi Haïder où ils subissent, par mesure de précaution, un chaulage avant leur enfouissement comme le stipule la loi 19-01 réglementant la gestion des décharges publiques. Toutefois, devant de tels actes « irresponsables » de certains opérateurs de la santé, un contrôle systématique et drastique quant à la gestion des déchets infectieux et d’actions de soins, devrait être mener par la tutelle à travers les structures sanitaires, car si ces déchets polluent l’environnement, ils présentent également un danger réel sur le plan de la santé publique.


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