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Menace de recours à la violence au lycée Malek Bennabi

mardi 20 octobre 2009, écrit par : Halim Benyellès, Le Temps d’Algérie, mis en ligne par : Boutebna N.

epuis l’entame de l’année scolaire 2009-2010, la totalité des établissements scolaires à Sétif a observé un calme plat, malgré les quelques foyers de perturbations nés du problème du port de la blouse.

Cependant, l’événement qui a marqué la rentrée scolaire reste l’incident qui a explosé au niveau du nouveau lycée Malek Bennabi en début de semaine et qui a failli dégénérer. Il s’agit de la démonstration de force des élèves qui se sont élevés contre la compression des effectifs et les conditions de travail au niveau de leur lycée.

Les responsables du lycée ont dû opérer des séparations dans les salles de classes au moyen de feuilles de contre-plaqué afin de pallier le problème d’insuffisance de salles de classes.

En réalité, le lycée nouvellement inauguré au niveau de la nouvelle ville d’une capacité d’accueil théorique de 800 élèves compte plus de 1200 élèves. Selon les informations recueillies sur place, le problème de compression est né de la fermeture du lycée Bahmed El Hadi à proximité, un établissement du secondaire qui a été cédé cette année au secteur de la formation professionnelle.

L’information paraît fort singulière au moment où Sétif connaît un étalement urbain extraordinaire avec la livraison cette année de la première partie du programme LSP de 10 000 unités et qui s’apprête à lancer la 2e tranche.

Cependant, du côté des responsables, aucun argument n’est venu étayer la procédure de l’élimination d’un établissement de 1300 places pédagogiques de la carte scolaire de la wilaya de Sétif.

Actuellement pour faire face au conflit opposant l’administration aux élèves, ceux-ci sont conviés à opter pour d’autres établissements scolaires afin d’alléger la tension sur le lycée Malek Bennabi. Mais sur la liste des établissements proposés figurent singulièrement des CEM, ce qui a attisé encore plus l’excitation des élèves qui menacent de recourir à la violence si le problème de la compression des classes n’est pas réglé. « Nous ne quitterons pas notre lycée », ont-ils réitéré aux responsables de leur lycée.


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