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Ici, la Loi n’est pas égale pour tous

vendredi 6 janvier 2012, écrit par : A. Nedjar. Sétif Info, mis en ligne par : A. Nedjar

Imaginez un seul instant que l’un de ces propriétaires ou locataires donnant sur les galeries des arcades du centre ville soit mû par une idée saugrenue, vienne à édifier un pan de mur entier pour délimiter sa propriété obstruant par là le passage des piétons sous cette même galerie ?

C’est pourtant ce qui vient de se produire dans l’une des grandes nouvelles cités, pas loin du 3ème nouveau pôle universitaire, sur un grand boulevard de surcroit, à la vue de tous.

Cet acte d’incivilité aurait été moins sévèrement condamnable s’il avait pour auteur un commun des mortels. Mais là , il s’agit d’un pharmacien , un-scientifique" ou un-scientiste", formaté pour résoudre les équations les plus délicates ou de formuler les médications les plus complexes, qui a bénéficié de surcroit d’un enseignement gratuit de son primaire à sa sortie de l’université , qui a reçu un agrément de l’administration de la santé pour ouvrir cette officine médicale mais qui est incapable d’interpréter ou d’obéir aux lois de cette même république et qui sont valables pour tous.

C’est universel, un espace du domaine public est inaliénable et inviolable , ce qui est le cas ici s’agissant d’un passage public .

Nous sommes certains que les privilèges attachés à ce-potentat" ne lui assurent en aucune manière cas ce droit de détourner la vocation de ce passage en le murant carrément pour en faire une propriété privée même s’il a « pignon sur rue ».

Certes, ce fait est condamnable mais là, nous prêchons certainement un converti en parlant d’un véritable hors la loi.

C’est dire que le plus souvent, c’est la nonchalance des autorités de l’état, notamment celles des polices de l’urbanisme de l’APC et celles de la Wilaya qui sont le plus à plaindre pour n’avoir-rien vu" !
Elles seraient peut être tiraillées pour l’instant par d’autres considérations à l’approche des élections législatives et autres.

C’est ainsi que nous nous trouvons en présence de manque de réactions là où de véritables quartiers de bidonvilles, faits de tôles et de matériaux hétéroclites ,cernent impunément déjà la ville, ce qui nous donnera à cette allure et pour bientôt une-ville bidon" .

Pourtant, le bras de l’administration est bien armé avec des textes, d’énormes effectifs de polices, de gendarmeries, de gardiens municipaux, d’inspecteurs urbanistes, de tribunaux etc.

C’est juste suffisant pour réprimer les manifestants diront certains !

Doit-on croire que nous vivons où sommes-nous en présence d’une république bananière ?

Comment peut-on croire en ce même état et à cette même république dès l’instant où ses lois les plus élémentaires soient impunément foulées au sol ?

C’était aussi l’appel récent du ministre de l’intérieure qui parlait de trouver un mécanisme par lequel le citoyen puisse retrouver la confiance dans son état et dans son administration.

Voici un exemple édifiant, simple mais qui parait il, serait difficile à- résoudre" »tant il est vrai que la réactivité de cette même administration ne soit pas conforme aux attentes des citoyens désemparés par cette absence.

Ce fameux mur a été édifié il y a des semaines sans que son responsable n’en ait été inquiété à ce jour ou remis à l’ordre.

Pour le Code de l’Urbanisme, comme pour le Code de la Route, ce sont par là de véritables mécanismes de contrôles et de vérifications du degré de conscience de tous. En l’absence du respect de leurs règles, il y a forcement le dysfonctionnement et l’hécatombe survient.

Ici, nous sommes juste en présence d’un minuscule petit cas qu’un-chambite" d’autrefois aurait résolu à lui seul, sans s’en référer à ses supérieurs car en ces temps là, la Loi était égale pour tous.


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