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Culture:l’hirondelle ne fait pas le printemps
lundi 2 avril 2012, par
« Presque tout ce qui caractérise l’humanité se résume par le mot culture » François Jacob (Le jeu des possibles)
Ce qui devait être institutionnalisé pour faire sortir la wilaya de sa léthargie culturelle ne fût en fait qu’un feu follet par la volonté et la rétention de ceux qui en ont la charge autant pour le salon du livre que pour le café littéraire. Le premier malgré son immense succès et le nombre impressionnant de visiteurs avides de lecture ou bien à la recherches de nouveautés et de livres s’est arrêté à sa seconde édition en 2010, laissant dans le désespoir des milliers de ces lecteurs qui n’ont pas la chance où les moyens de visiter le SILA (Salon International du livre d’Alger).
Quand au café littéraire qui a vu défiler de grands noms de la littérature algérienne et étrangère et pour des raisons encore méconnues sauf à le justifier par des dessins inavoués, des rivalités ou des luttes de clochers, s’est arrêté net à sa quatrième ou cinquième édition.
Bien que les sonorités et les percussions ont eux aussi leur insigne honneur et fassent partie de notre culture, il y a ceux qui privilégient le Tam Tam, le Kerkabou et la Derbouka. Vlan !certes ces derniers mélangés à la poudre et au baroud des tremblons font grands bruits pour faire délirer les masses à travers de longues processions jusqu’à l’évanouissement.
Sétif, avec ses dizaines et dizaines d’établissements scolaires, ses collèges, ses lycées, ses instituts, ses universités, sa populations, ses milliers d’étudiants ne dispose pas de son café littéraire, de sa cinémathèque et de ses manifestations culturelles de valeurs.
Le vide, la dèche, la misère et la longue sécheresse culturelle à Sétif sont bien établis.
Heureusement que Monsieur Ghoul nous promet l’ouverture prochaine de l’autoroute. Nous irons à Alger, à Constantine, à Blida, à Bejaia et même à Tataouine les bains pour assister à une conférence, voir un film ou acheter un livre.
Ce n’est certes pas le petit théâtre des guignols du vendredi matin, quelques clowns maladroitement grimés ou ces pseudos safahine de la culture qui changeront quelque chose.
Comité populaire des fêtes et activité culturelles, Direction de la culture,……Encore de la poudre dans les tromblons, Daï Daï, encore de la poudre dans les yeux.
Avec ces quelques manifestations sporadiques et épisodiques, il n’y a rien qui puisse nous prouver la volonté d’un intérêt culturel certain.
Comme quoi, quelques processions culturelles ne font pas la culture, de même que l’hirondelle ne fait jamais le printemps.
A Nedjar, Sétif info