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L’Algérie élue à la tête de l’OPEP

mercredi 12 septembre 2007, écrit par : L. Ibalitène, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a été élu hier président de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), à Vienne où se tenait une conférence ministérielle de l’organisation qui a décidé d’augmenter sa production de 500 000 barils par jour à partir de novembre. De plus, les objectifs de production de l’OPEP augmenteront de 1,4 million de barils/jour (mbj) à cette date et passeront de 25,8 à 27,2 mbj, selon les déclarations faites par M. Chakib Khelil et le ministre indonésien de l’Energie, Purnomo Yusgiantoro.

M. Khelil succédera au poste de président de l’OPEP au ministre émirati de l’Energie, Mohammad Ben Zaën Al-Hameli, à partir de janvier prochain.
L’élection du ministre algérien de l’Energie et des Mines à la tête de cette institution dont l’influence est avérée sur le marché mondial du pétrole intervient dans une période où ce même marché flambe à coups de prix qui culminent toujours à une altitude proche des records historiques, faisant que les pays producteurs, notamment ceux membres de l’OPEP, sont quasi inévitablement désignés comme principaux responsables de pareille situation. En effet, les analystes et autres experts du marché pétrolier, acquis, bien sûr, aux thèses et intérêts des pays consommateurs, ne ratent pratiquement plus aucune occasion pour interpeller l’organisation sur une nécessaire hausse de ses quotas en vue de faire face aux prix qui montent, prétextant sans relâche que pareille configuration de marché est avant tout la conséquence d’une offre insuffisante. Une perception que ne partage pas l’OPEP, dont les responsables ou les pays membres ne manquent pas non plus à chaque fois qu’il est nécessaire de rappeler que les fluctuations du marché et les hausses répétées obéissent plutôt à des considérations géopolitiques aisément identifiables, à l’image de la guerre en Irak, des grèves dans le secteur pétrolier, des conditions atmosphériques ou encore d’autres facteurs endogènes et exogènes qui ne sont pas sans maintenir le marché pétrolier dans une position d’instabilité et d’incertitude ouverte automatiquement aux spéculations.

Et, c’est sans doute dans cette même logique d’instabilité que Chakib Khelil sera appelé à présider aux destinées de l’OPEP à partir de janvier prochain. Pour ce faire, il pourra sans doute faire valoir sa longue expérience dans le secteur doublée du respect dont jouit l’Algérie qui, malgré des quotas relativement réduits au sein de l’organisation, reste un membre influent qui ne cesse d’affirmer et de confirmer son poids dans des dossiers hautement stratégiques, comme c’est le cas très récent pour le projet Medgaz et celui de Gassi Touil. L’histoire veut aussi que l’Algérie soit le premier pays membre de l’OPEP à avoir réussi à nationaliser son industrie d’hydrocarbures, le 24 février 1971.


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