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Mardi  04 Ramadhane 1438  -  30 mai 2017
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Hommage au Chahid Abbès AMARDJIA

dimanche 19 février 2017, écrit par : M.F. TOUMI

A l’occasion de la journée du chahid (18 Février), même de façon singulière cet écrit vise à faire connaitre aux lecteurs le nommé Abbès AMARDJIA qui a sacrifié sa vie pour l’indépendance de l’Algérie.

Issu d’une famille Sétifienne de nationalistes, il devient orphelin à l’âge de quinze (15) ans après l’assassinat de son père Lahcène AMARDJIA par les troupes coloniales lors des massacres du 08 Mai 1945 de Sétif.

Sa vie qui basculera sera jalonnée de souffrances, de peines et de privations, sans altérer sa persévérance de poursuivre ses études et sa détermination à lutter contre l’occupant tout en continuant à côtoyer le mouvement nationaliste dans la clandestinité pour échapper aux représailles des services de Police et autres structures sécuritaires de l’occupant qui persécutaient les activistes Algériens.

Une de ses camarades de classe Denise Morel à Eugène Albertini (01) dit de lui dans son livre "SETIF DE MON ENFANCE", page 87 : Notons qu’Abbès AMARDJIA a marqué la mémoire de ses camarades, car ce collégien arabe était non seulement très brillant mais rédigeait ses rédactions en Alexandrins.

Après l’obtention de son Bac et une formation pédagogique, son génie lui permet d’accéder au poste d’enseignant de latin au lycée sus cité.
C’est parce qu’elle avait besoin de ses compétences que l’administration coloniale lui a accordé ce travail habituellement réservé aux "Algériens européens".
L’injustice exercée contre le peuple Algérien, et sa maturité politique le forcent à abandonner son travail pour rejoindre en 1958 les rangs de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N) dans les maquis de la wilaya III où il tombera au champ d’honneur lors de l’opération Jumelles en 1959.Quelques mois après, naissait son unique fils présentement cadre dans une université Algérienne.
De nos jours, une école primaire à Sétif immortalise le nom du Chahid Abbès AMARDJIA. Cet article se veut un cri contre la culture de l’oubli et de l’amnésie antérograde du peuple Algérien.

Nous resterons reconnaissants et redevables envers ces enfants, femmes et hommes qui sont morts pour la liberté de l’Algérie.

Note : (01) Le lycée Eugène Albertini de Sétif porte actuellement le nom du Chahid,Chef de la 3ème Région, Zône 2, Wilaya 01, Mohamed KEROUANI.

39 commentaire(s) publié(s)
Commentaire n°271684 :

« ...qui a sacrifié sa vie pour l’indépendance de l’Algérie..... »....et pour les harkis-barons véreux....
Rahima Allah ecchouhada ....

Algérien :

GRAND MERCI M.F.Toumi , pour cet aperçu biographique d’un des glorieux martyrs ,
le chahid Abbès Amardjia, rahimahou Allah.

Abbès Amardjia et tous ses frères et sœurs qui sont tombés, au champ d’honneur,
pour libérer leur pays du joug esclavagiste français, ont inscrit leurs noms, en lettres d’or,
sur le registre, des combattants et combattantes , pour la LIBERTE et la JUSTICE.
Ils resteront à jamais l’exemple à suivre, pour tous les dignes fils et filles de l’Algérie.

Gloire aux martyrs.

Ps :

Une petite rectification, si tu permets l’ami M.F.Toumi, le chahid Mohamed Kerouani , rahimahou Allah, était chef de la région 3, de la zone 1, dans la wilaya 1, avant d’être promu lieutenant de l’ALN, responsable des renseignements et liaisons ( ikhbari) , de la même zone 1 , dans la wilaya 1.

Rahima Allah El Chouhada

hassouna :

C’est grâce à Dieu, et à ces hommes qui se sont sacrifié qu’aujourd’hui on vit dans la liberté .Nous ne devrions jamais les oublier ne serait ce que par des prières. Je voudrais signaler que la photo de l école que vous avez publié n’est pas celle l’école Ammardjia mais c’est celle du CEM Allem Mansour qui lui aussi est chahid

KHELIFA ALBEURRI :

Salama alaikoum,

Allah yarahmou oua yarhame alchouhadas al abrares.
Honte aux faux moudjahides qui vivent avec une pension volée au peuple....
Vive l’Algérie débarrassée de ces parasites !

azziz :

MR LE JOURNALIST !UN TOUR A IN ABESSA VOUS AURA AIDE A ECRIRE UN ARTICLE PLUS COMPLET SUR CE VAILLANTMARTYRE ET SA FAMILLE DE CHOUHADAS.

Commentaire n°271714 :

Mima yaf3alehou haoulai kilab faranca wa atba3iha, yadkhoulouna, yatasalalouna 3ala anahoum Mina. Hada hisanouna, hadihi djadatouna, hada 3am bah,w hada lisanouna...Yaktoubouna, yatanagachouna, you3alimouna,youmahidjouna lana el manahidja w ida biha ikhlae w tafrrir w istilab w tadmir el moudjtama3 min el dakhil.Fi el 3agida el franciya doctrine militaire française : El 3adouw mounhazim hinama yach3er bi anahou inhazama. Tahya el djair w yahya el cha3b el djazairi.

M.F.TOUMI :

En réponse au commentaire de AZZIZ, d’abord je lui dit que je ne suis pas journaliste ensuite je lui demande de donner le nom des personnes à contacter. M.F.TOUMI

hichem :

Tout d’abord, je tiens à rendre hommage aux martyrs tombés dans le champ d’honneur, ceux qui ont sacrifié leur vie pour que ce pays soit libre et indépendant. La question que je me suis toujours posé, pourquoi le lycée ne porte pas son nom, bien-qu’il était le seul professeur agrégé "arabe" au lycée, alors que Kerouani n’était qu’un élève au lycée... Pourquoi donner son nom à une école primaire où il n’a jamais exercé !!!!

M.F.TOUMI :

Bonjour Algérien, je vous remercie pour cette rectification et ces précisions. Vous êtes mieux indiqué que quiconque pour le faire pour bien des raisons que je connais. M.F.TOUMI

ALGERISANO/ Madrid :

Le plus important c’est de ne pas oublier ! les martyres se sont sacrifiés pour l’Algérie éternelle ! pas pour les faux qui volent le peuple et sont disseminés dans tous les rouages et tous les sillages dans tous les domaines ! Sachez seulement que celui qui ne vit pas à la sueur de son front, n’aura jamais la conscience tranquille même s’il fait semblant ! je précise que l’école Amardjia Abbes c’est l’ancienne écle laique ! Je me souviens de son Directeur Cheriet et son fils Salim avec qui on jouait sous les arcades ! Gloire à nos martyres. Je profite pour envoyer un grand salut à mon ami "Nordine Amardjia" dit Nero !

Commentaire n°271732 :

@ Hichem

L’ex lycée Eugène Albertini porte le nom du chahid Mohamed Kerouanii depuis plus d’un demi-siècle.
Pense-tu que le chahid Abbès Amardjia serait d’accord, de rebaptiser ce lycée, en son nom ?
A mon humble avis , non il ne sera pas d’accord, pour la simple raison que son frère Mohamed Kerouani est tombé au champ d’honneur comme lui, défendant le même PEUPLE et la même PATRIE, bien que chacun d’eux menait ce noble combat, dans de différentes wilayas.
Cela dit, oui tous ceux qui se sont sacrifiés pour que PEUPLE et PATRIE soient libres, méritent de glorifier leurs mémoires, de la manière la plus digne !
Notre ami M.F.Toumi, par cet article, a posé sa pierre dans l’édifice, merci à toi si tu peux détailler, un peu plus, la biographie de notre héros national Abbès Amardjia. En ce qui me concerne je n’en serai que ravi et je suis certain que beaucoup sont les algérien(ne)s qui le seront également !

Gloire aux martyrs !

azziz :

Mr toumis, je m excuse si le titre de journaliste vous A offensé.Consernant les personnes a contacter touts les adultes de ain abessa connessent tres bien les amardjias et vous orienteront vers un des leurs et qui est encore en vie .GLOIRE A NOS MARTYRES ET LONGUE VIE AUX VRAIE MOUDJAHIDINES les amardjias martyres etaient tous enterrés ensembles sur les hauteurs de ain ebessa ;

Nourredine Amardjia :

Tout d’abord je tiens à remercier Monsieur Toumi pour l’article qu’il a écrit sur mon père. Je remercie aussi les lecteurs de Sétif info qui par le biais de cet article ont eu une pensée pour tous les Chouhada rahimahoum Allah. Je tiens à souligner que Mr Toumi a fait beaucoup d’efforts pour amasser les informations qui sont énumérés dans l’article, mais comme il le souligne lui même beaucoup de recherches doivent être encore effectuées pour compléter la biographie du Chahid. J’ai moi même essayé, à la fin des années 80, de trouver des moudjahines qui l’auraient connu au maquis pour qu’ils me disent au moins où il est tombé au champ d’honneur et à quelle date exactement, mais en vain. J’ai communiqué à Monsieur Toumi toutes les informations que j’avais et je trouve qu’il les a fidèlement retracées dans l’article. Je finis ce petit commentaire par dire que dans ce bas monde nul n’est éternel : mon père est tombé au champ d’honneur à l’age de 29 ans (1930-1959), aujourd’hui j’ai le double de son age et le temps passe, mais quelle belle mort, lui et ses frères chouhada ont eu. Et quel beau pays ils nous ont laissé. C’est un privilège que seulement peu de gens peuvent y prétendre. Dieu les a choisis.

Algérien :

@ Aziziz

Aïn Abessa, comme tous les coins de l’Algérie, compte certainement beaucoup d’autres martyrs comme le chahid Abbès Amardjia, rahimahou Allah, et méritent tous qu’ils soient connus, surtout pour les jeunes algérien(ne)s, pour qu’ils sachent, qu’un torrent de sang, des glorieux martyrs, a coulé afin qu’ils puissent aujourd’hui jouir de la LIBERTE et ce qui vient avec.
Comme il ne faut pas oublier, les authentiques moudjahidin qui ont survécu après la guerre de libération.
Je sais qu’un lycée à Aïn Abbassa est baptisé au nom d’un moudjahid, de première heure, en l’occurrence le téméraire Tayeb Bouaadjadja, rahimahou Allah.
Grand merci à toi si tu peux nous faire un petit résumé, de sa biographie, comme notre ami M.F.Toumi l’a fait pour le chahid Abbès Amardjia.

Gloire aux martyrs.

M.F.TOUMI :

Bonjour, je remercie tous ceux qui ont posté des commentaires. En réponse à Monsieur aZiz je ne suis nullement offensé mais ne voudrai pas usurpé une fonction qui n’est pas la mienne. Je fais ce travail pour lutter contre la culture de l’oubli que les "dignes" enfants des tristement célèbres Massu, Bigeard, Le Pen et autres...qui veulent imposer cette culture au peuple Algérien.....A l’attention de Monsieur Noureddine AMARDJIA, fils de ce Chahid, je lui que ce Chahid est le père de tous les Algériens dignes de ce nom. Je le remercie aussi pour toute sa disponibilité.....et le prie de bien vouloir m’excuser pour lui avoir revivre ces moments pénibles de sa tendre jeunesse, c’est l’histoire qui le veut pas moi. Sans cette occupation que certains d’ici tentent de glorifier, ce chahid aurait pu être une sommité. Cependant, mourir pour une cause noble et juste, celle de libérer son pays et le meilleur des titres même dans l’au-delà. ..M.F.TOUMI

M.F.TOUMI :

En réponse au commentaire de Monsieur Hichem, je lui dis que tous les chahids se sont sacrifiés pour la même cause. Pour ce qui est de la dénomination, à mon humble avis au risque de me tromper, elle a obéit à des critères que seule la commission ad-hoc de la commune de Sétif connait et peut donner. Comme déjà dit, Mohamed KEROUANI, était le chef militaire de la 3ème région militaire, zône 01, wilaya 01, avant sa mort il a été promu au grade de lieutenant, chef du renseignement militaire dans les mêmes région, zône et wilaya. Il ne faut pas s’embourber dans ces considérations subjectives à mon avis, l’essentiel est de ne pas oublier le sacrifice de ces enfants, femmes et hommes pour l’Algérie.M.F.TOUMI

M.F.TOUMI :

A Monsieur Hichem, je dis que cet article n’est qu’un début, j’ai écrit ce que j’ai résumé en attendant d’avoir d’amples informations vérifiées et vérifiables d’ailleurs car à Sétif les sources d’informations se sont taries, imaginez un peu, les administrations locales des Moudjahidine n’ont rien ou ne veulent pas communiquer ce qu’elles savent. J’ai tout fait à Sétif, niet comme disent les russes. Cependant, ce ne sont pas certains" ignares " qui vont me décourager à vouloir m’informer. J’ai fait des démarches ailleurs en Algérie comme à l’étranger pour en savoir plus sur ce chahid. Tout ce que je recueillerai sera mis à la disposition des lecteurs. M.F.TOUMI

azziz :

effectivement monsieur algerien feu Tayeb Bouadjadj etait de ain abessa .il a fait la guerre d indochine .il etait avec ahmed agoune vue mon age je ne peus pas dire n importe quoi sur ce grand
que nous avons connu depuis notre enfance.nous l avons toujours connu tres simple et modest il ne s est jamais vonté de son passé .nous ne connessions meme pas son historique .jusqu au jours ou le fils de ahmed agoune nous a demandé de lui montrer ce monsieur ;il venait pour des informaions concernant son pere.Voilas ,les anciens de ain abessa le connaissent bien .quant a moi je suis de 1960.Allah ghaleb

azziz :

SALAM ;Frere Algerien ; je m ecxecus de ne pouvoir te donner plus de detailles sur feu bouadjadja tayeb car je ne suis plus dans le pays parcontre un certain ryiahi bachir sur place te sera d une g
rande aide .
tres amicalement .

Algérien :

@ Azziz

Merci cher frère, pour ces informations, concernant le moudjahid Tayeb Bouaadjadja , rahimahou Allah.

hichem :

Je vous remercie Mr TOUMI pour ce travail de recherche, et pour avoir oser parler d’une personnalité très peu "médiatisée" du fait que la tutelle en a voulu ainsi .... Effectivement je suis entièrement d’accord avec vous que tous les chahids se sont sacrifiés pour la même cause. Seulement, je tiens à vous informer que l’opération de dénomination de l’époque (après l’indépendance), n’a pas obéit à des critères "justes" ..
Je persiste et signe que le CHAHID ABBAS AMARDJIA mérite au moins que le lycée où il a exercé en tant que professeur (l’unique professeur "Chahid" du lycée) porte son nom. Merci

AZZIZ :

BONJOURS MR F.TOUMI .DE MA PART JE NE PEUT QUE TE SOUHAITER QUE DU COURAGE DANS CE TRAVAILLE ET SACHE QUE J AI EU LA CHANCE D ETRE NE DANS UNE MAISON
QUI FUT LE PREMIER REFUGE ALN DANS LA WILAYA 3.JE SUIS ISSUE D UNE FAMILLE DE QUATRE MARTYRES TOMBES ARME A LA MAIN ET PARENT MERE ET PERE MOUDJAHIDINES ;UN TRAVAIL DE FOND DANS CE DOMAINE NE PEUT QUE M HONNORER ; MERCI ET BON COURAGE
TRES AMICALEMENT.

AZZIZ :

BONJOURS
MR NORDINE AMARDJIA LE FAIT QUE VOUS N AVEZ PAS TROUVé TOUTES LES INFORMATIONS CONCERNANTS LE LIEU D ISTICHHED DE TON PERE EST TOUT AFAIT NORMAL CAR L
ES COMBATTANTS DE L ALN ONT SOUVENT ACCOMPLI LEUR DEVOIRS LOIN DE CHEZ EUX ET SOUS DE FAUSSES IDENTITES ET CE POUR DES RAISON DE SECURITE
ET EN PLUS DE SA, DE NOS JOURS IL FAUT AVOIR DES RELATIONS POUR QUE LE NOM DE TEL OU TEL MARTYRE SOIT CONNUE . LE 20 AOUT JE ME SUIS RENDU AU CAMP DE KASR ETTIR (feu mon pere y etait detenu et il etait le dernier a le quitter) on ma dit que sa photo etait accroché a un des murs de la salle d exposition ; j ai fait le tour de toute les photos mais aucune de mon pere .en lisant les noms en bas des photos j ai remarqué que la majorité des noms

etaient des noms de martyres issues de la region ou des noms de de famille de quelques notables du systeme ;les autres quadres etaient empilés a meme le sole dans une petite piece ;

nosy-bé :

Désormais ,il va falloir penser à la paix ,et la faire dans ce pays .Pendant longtemps, (depuis plus de 2000 ans) nos aïeux n’ont fait que guerroyer ,qui contre un envahisseur encombrant ,qui contre un voisin , un proche ou lointain cousin tout aussi malveillant . Malgré quelques temps de répit ,les citoyens d’ici n’ont connu globalement que douleurs et misères du fait de ces troubles et guerres . Nos malheureux aïeux nous ont donc légué au prix de sacrifices immenses ,et dans la douleur ,ce pays et sa tumultueuse Histoire .Faisons que ,désormais, ce pays serve plutôt la vie et la paix que la mort et la guerre . Faisons aussi que cette Histoire serve de leçon pour aimer ce qui fait la vie et rejeter le reste . Abbas Amardjia a certainement la chance d’avoir un nom et un repère dans l’Histoire ..ils sont (ou seraient) combien ceux partis dans l’anonymat du soldat , de la cause ou de la circonstance inconnue ? L’Histoire et la Foi ne sont pas des Partis politiques...!

le juste :

au lendemain de l independance le nom du lycee albertini revenait au chahid taklit tayeb et ce pour 2 raisons.il etait collegien au sein du lycee et suite a sa participation au soulevement de 45 il a ete exclu du lycee apres avoir ete emprisone et torture par l armee francaise.il a rejoint le fln et fut fusille avec ses freres en 1958.il est le premier chahid qui a frequente le lycee .gloire a tous nos martyrs.

Commentaire n°271870 :

@ nosy-bé

Rendre hommage à ceux qui ont eu le courage, de sacrifier leurs vies, pour libérer leur PEUPLE et PATRIE, est un devoir. Les faire connaitre, aux présentes et futures générations, est un moyen de leur faire savoir que la PAIX a un prix que leurs ancêtres ont payé chèrement. Il faut donc la garder précieusement. Un PEUPLE qui oublie son histoire est condamné à la revivre, dit-on.

nosy-bé :

Il y a une grande différence entre glorifier un fait d’Histoire ou ses acteurs ,et l’ exploiter " à des fins de pouvoir" dans les actes de tous les jours .Si le fait glorieux est un exemple à prendre et à apprendre ,il ne peut servir à masquer une réalité de pouvoir construite su le détournement de cette Histoire . Toutes les créatures,y compris animales et végétales qui ont vécu les affres de la guerre "dite de libération nationale" ,et de toutes les autres guerres , en ont souffert . Dans ce phénomène de décolonisation ,beaucoup de peuples et de "respectables libérateurs "ont pu accéder à l’indépendance sans tirer le moindre coup de feu . L’Algérie et l’algérien ,pris dans l’engrenage de l’égoïsme , ont désormais le même besoin...faire la paix , moraliser la vie publique ,et envisager de construire quelque chose qui soit utile à l’Homme et à la Nature . Dans 2 mois ,les algériens iront "voter" ..pour élire les mêmes énergumènes que ceux arrivés sur des "chars " en 1962 ! Même les colons français et leurs "harkis" ont assuré le minimum vital , quelques fois permis une certaine alternance ...,et une autre ultime fois offert la liberté et l’indépendance !

Commentaire n°272112 :

@ nosy-bé

Trop de guillemets dans ton dernier commentaire …
Les colons et leurs larbins n’ont rien offert du tout !
Si ce n’était pas le torrent, de sang des martyrs, qui avait coulé, les colons et leurs larbins seraient toujours maîtres à bord...
C’est vrai, ceux qui sont actuellement maîtres à bord sont loin de ce qu’auraient souhaité les martyrs.
Cependant les martyrs avaient compris que :
« Dieu ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. »
L’avons-nous compris ?
That is the question…

nosy-bé :

Sur la forme ,la réplique ci-dessus est de qualité acceptable,même s’il est toujours préférable de répondre à un interlocuteur convenablement désigné . Gageons ,tout de même ,qu’elle le reste ,et qu’elle permette ainsi de rencontrer une opinion certes différente ,mais courtoise et civilisée .
Sur le fond ,notre ami semble de ceux convaincus que le juste et la justice ne s’acquièrent qu’au bout du fusil .Que nenni ,Monsieur ...le fusil fait bouger quelques fois les choses ,mais n’apporte pas la justice . Souvent il la complique,et va même jusqu’à en détruire l’ esprit .Il se dit que toutes les guerres sont des bêtises,et qu’il n’en existe point de bonnes . Même si l’Histoire des Hommes est jalonnée de phénomènes guerriers ,l’Homme n’aime pas ça ,et c’est dans la paix qu’il est capable de mieux asservir ce qui assure son existence ,puis de construire un destin acceptable pour lui et pour les siens.
L’Algérie vit mal depuis trop longtemps,et je crains qu’elle ne puisse se relever de ce qui lui arrive ,parce qu’on y fait l’apologie de ce qui fait la guerre au détriment de ce qui fait la paix ,et son corolaire le travail bien fait , la justice bien conçue et aussi bien rendue , le principe de l’égalité des citoyens et des chances . En 2017 ,nous devons trouver ce qui permet à notre pays d’aller de l’avant , puis de l’extraire de ce qui a fait sa misère : le désordre ,la nonchalance , l’égoïsme ,et une mauvaise compréhension de son Histoire . Nous devons prendre l’exemple de pays et peuples qui ont fait quelque chose de leur Histoire , qui ont vaincu leurs souffrances et quelque fois leur malchance ,et qui forcent notre respect et celui du reste de l’humanité . Ce ne sont ni ceux du Caire ,ni ceux de la Mecque ,ni ceux qui chantonnent,été et hiver, les révolutions propres aux algériens.

Commentaire n°272141 :

@ nosy-bè

Non, je ne suis pas convaincu que la justice ne s’acquière qu’au bout du fusil, mais j’insiste à dire que la meilleure des leçons nous a été donnée, par les glorieux martyrs. Ils ont prouvé aux ennemis avant les amis, qu’ils étaient prêts à sacrifier même leurs vies, pour que leur pays et leur peuple acquièrent la liberté et ce qui vient avec.
Tu comprends qu’en ce qui nous concerne, il nous est pas nécessaire d’aller jusqu’à cette limite.
Il suffit que chacun, dans son domaine, fasse de son mieux…
Tu comprends aussi que ceux d’en "haut" seront obligés de se corriger si ceux d’en "bas" sont sur la ligne droite.
C’est ce que j’ai voulu dire par :
« Dieu ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. »
Bien sûr, je comprends que ce n’est pas facile à y arriver, mais à mon humble avis, c’est notre unique issue.

Ps :
Qu’est-ce que ça change si je vais m’identifier pas x ou y ou par un chiffre ?
L’essentiel est dans le débat pour lequel je t’en remercie.

nosy-bé :

"Quand l’estomac est rassasié ,la tête demande à chanter" . Alors ,mangez et chantez,chers insouciants concitoyens jusqu’à la très prochaine disette . Mangez ce qu’ a légué la France coloniale ,ou encore ce qu’offre la géologie du pays ,mais mangez jusqu’à satiété pour oublier qu’ici se sont côtoyées misères ,mensonges et trahisons , insécurité , famines , pandémies, et guerres depuis trop longtemps déja ...Puis chantez , jouez du luth ,de la flute ,et du mégaphone sur le refrain habituel de "min djibalina" ,jusqu’à l’apparition,pour motifs ou prétextes, de ceux qui savent et peuvent faire la guerre. Moi , je continuerai de prêcher la paix , d’inviter les algériens au travail ,au respect d’autrui ,à regarder devant pour construire un pays où l’on meurt enfin de vieillesse . Même si la guerre arrivait dans mon douar ,jusque chez moi,comme disait Djeha,j ’essayerai toujours de l’éviter ,et d’éviter les politiciens qui en vivent ! L’Algérie est un cas d’école que ses enfants ne connaissent que pour plaire "aux maîtres" ,jamais une leçon à servir !

Commentaire n°272274 :

@ nosy-bé

Si je te comprends bien , c’est comme si le chahid Abbas Amardjia et ses frères chouhadas ( rahimahou Allah) ont fait erreur de scander "min djibalina " et en déclarant la guerre à l’occupant français…
Avant d’aller plus loin, merci de me confirmer si j’ai bien compris où tu veux en venir…
Ce n’est qu’après confirmation que je commenterai ton commentaire …

Sans rancune aucune.

nosy-bé :

Faute de pouvoir identifier mon interlocuteur ,je me sens un peu obligé de rester dans les généralités. C’est la règle ...Pour le reste ,j’ai envie d’expliquer que n’ayant pas donné le bon sens à la marche de notre vie ,nous ne faisons que guerroyer .Dans le désordre . Et à guerroyer ,nous finirons par périr . La colonisation française se justifie par les précédentes ..Combien de "Amardjia ,de Mokrani ,d’hommes et de femmes de toute l’Algérie " sont morts avant 1830 ,ou encore combien sont-ils morts avant 1515 ? On peut remonter ainsi jusque aux temps anciens...Nous continuons malheureusement à faire l’apologie de ce qui nous fait le plus mal : le mensonge en Histoire et la guerre . Aujourd’hui nous devrions clamer notre chance d’avoir dans l’unité un pays ,un drapeau ,une armée ..et la possibilité ,enfin ,de construire quelque chose qui permette plutôt la vie et l’honneur dans la paix ,que la mort et sa "gloire" dans la guerre .Que faisons-nous ?

Commentaire n°272295 :

@ nosy-bé

Au risque de me répéter, sache l’ami nosy-bé que 132 ans après l’occupation de notre pays par "les civilisateurs", 9 sur 10 Algériens étaient analphabètes. Pour effacer les séquelles de ce désastre car il s’agit bien d’un, il faut des générations. Il a fallu que la génération de Abbès Amardjia et ses frères martyrs décident d’arrêter le massacre, au prix de leur vie…
En ce qui me concerne, je leur resterai reconnaissant toute ma vie.
Les martyrs ont fait ce qu’il fallait faire. Le monde entier en est témoin.
Oui tu as raison de te poser la question que faisons-nous ?
Pour être un peu plus explicite que chaque Algérien se pose la question qu’est-ce qu’il a fait pour son pays et son peuple ?
A commencer par toi et moi.
Les martyrs ont fait plus que leur devoir.

Gloire aux martyrs.

Ps :
Tu peux m’identifier comme étant un des 90% de tes concitoyens qui savent lire et écrire...

nosy-bé :

Avant 1962 ,l’Algérien dépendait de la France,de son ordre , de ses inégalités et autres injustices .Ce désordre moral,politique et Historique, a coûté autant à la France dominante qu’à ses opprimés de se livrer bataille pendant un peu plus de 7 ans .Tout le monde en connait les résultats ,tous les résultats ..Mais,en ce temps, l’Algérie produisait aussi son blé , son lait ,ses viandes , ses oranges ,son melon ,ses raisins , ses dattes,ses chemises , ses voitures, ses pneus ,et un peu de pétrole .Elle produisait un peu plus qu’il n’en était attendu ,et qu’elle exportait avec fierté . Le produit algérien avait son label sur le marché international . L’algérien mangeait ce qu’il produisait ,ce qu’il troquait ,mais ne dépendait de nul autre ,que de son travail , du produit de son pays .Malgré la guerre ,l’énigmatique Algérie était une destination touristique de choix . Les scandinaves ,les espagnols ,les italiens ,les maltais ,tous rêvaient pour un temps ou pour tout le temps d’un petit coin d’Algérie . Nasser l’égyptien clamait ,disait-on ,haut et fort que l’Algérie suffirait aux égyptiens et aux algériens "réunis".
Après 1962 ,et ses joyeuses fêtes ...commençait une nouvelle vie ici ,dans le pays meurtri par les guerres et qui n’avait ,au bout, presque pas de nom. La révolution voulut ,disait-on ,qu’on chassa les rebuts de la France , qu’on changea de langage ,puis de culture ,puis d’agriculture ,puis de comportement au travail ...Si bien qu’après quelques années ,on ne sut regarder que du côté du Sahara ,de ce qu’il pouvait bien nous donner . 98% des recettes du pays proviennent du commerce des hydrocarbures .Désormais on "vit" canadien ,chinois , allemand ,japonais ,turc , quelques fois français ,mais presque pas algérien .On continue de chanter la révolution , la morale de Omar ,la gloire éternelle des premiers arabes , Okba , Moussa bnou Noceir, Dhiab Lehlali , .. . ,En 2017 ,les ratios n’ont pas changé ,le discours n’a pas changé ,le Pouvoir n’a pas changé . Le révolution , l’Algérie ,et ses habitants sont toujours là ...
Dans tout ça ,où est la place réelle des martyrs ? Moi ,j’ai envie de leur envoyer un vrai message de paix éternelle . C’est le meilleur respect dû à ceux qui ne sont plus là !

Commentaire n°272328 :

@ nosy-bé

Faut-il oublier qu’avant 1830 l’Algérie était exportatrice de blé et que la France en était destinatrice d’une bonne quantité que malheureusement elle avait ‘’oublié’’ de régler la facture.
A croire nos anciens manuels scolaires d’histoire, une des raisons de l’invasion de notre pays par les ‘’civilisateurs’’ français était justement cette histoire de blé.
D’autre part je t’invite à méditer avec moi ce que Michel Habart avait écrit en page 137 dans son livre ‘’Histoire d’un parjure’’ :

‘’Les témoignages sont formels. En 1830, tous les Algériens savaient lire, écrire et compter, « et la plupart des vainqueurs, ajoute la commission de 1833, avaient moins d’instruction que les vaincus ». Les Algériens sont beaucoup plus cultivés qu’on ne croit, note Campbell en 1835. A notre arrivée, il y avait plus de cent écoles primaires à Alger, 86 à Constantine, 50 à Tlemcen. Alger et Constantine avaient chacune six à sept collèges secondaires, et l’Algérie était dotée de dix zaouïas (universités). Chaque village ou groupe d’habitants avait son école. Notre occupation leur porta un coup irréparable. Du moins, les avions-nous remplacées ? Mgr Dupuch nous répond, en déplorant qu’en 1840 il n’ait trouvé que deux ou trois instituteurs pour toute la province d’Alger. En 1880, on ne trouvait encore que treize (je dis bien treize) écoles franco-arabes pour toute l’Algérie. « Nous avons, dit notre grand orientaliste George Marcais, gaspillé l’héritage musulman à plaisir. ‘’

Martin Luther King l’auteur de ‘’I have a dream’’ disait à ses compatriotes noirs américains que ce n’est pas de leur faute d’être comme ils le sont, mais ça sera de leur faute de rester comme ils le sont.
Cela s’applique à notre société à 100 % !
Pour revenir un peu à la glorieuse révolution de l’indépendance, il ne faut surtout pas oublier que le colonisateur avait privilégié une certaine catégorie de musulmans algériens qui collaborait avec lui.
Des petits bourgeois qui avaient tous les droits et bien sur ils avaient la possibilité de scolariser leurs enfants, contrairement à l’écrasante majorité de leurs coreligionnaires qui vivaient dans la misère noire et leurs enfants étaient privés de l’école.
Ironie du sort, les anciens collaborateurs avec l’administration coloniale se sont trouvé les véritables héritiers de cette administration, après l’indépendance.
Y avait-il un autre choix ?
Non, les authentiques révolutionnaires étaient soit des chefs ou soit des plantons, entre les deux étaient les anciens privilégiés du système colonial.
Aussi paradoxale que cela puisse paraitre, ceux qui n’ont jamais cru à la révolution et ses objectifs se sont trouvés au devant de la scène.
La course au pouvoir entre anciens responsables FLN/ALN avait compliqué la situation.
Voilà pourquoi le prodigieux élan révolutionnaire était stoppé.
Cependant, il n’est jamais trop tard pour concrétiser le rêve des ancêtres, pourvu que les descendants y croient et agissent en conséquence …

nosy-bé :

Avant 1830 ,l’Algérie-Etat n’existait pas ,et n’exportait rien du tout .L’algérien se contentait de payer l’impôt en numéraire ou en nature qu’ exigeait de lui l’administration ottomane ,et ses serviteurs autochtones . Le dey avait le monopole sur le commerce extérieur , et réalisait pour son compte exclusif toutes les opérations commerciales avec l’étranger . A l’exception de quelques édifices réalisés pour accueillir l’administration ou les familles des dirigeants ottomans ,il n’existe aucun autre ouvrage qui soit digne d’être cité comme oeuvre à la gloire de la présence sur 3 siècles des ottomans en Algérie . Tous ceux qui ont occupé ce pays ,l’ont fait pour leurs intérêts exclusifs .Ils ont tous livré bataille aux contestataires, de l’ordre établi ,par eux et pour eux ..Il n’existe pas de bons "colons" ,de bons serviteurs de "l’étranger" . Ils sont tous kif-kif ...C’est fini pour cette fois-ci.

Commentaire n°272363 :

@ nosy-bé

Ton dernier commentaire me rappelle une phrase que le président français Valérie Giscard D’Estaing avait prononcée, à sa descente d’avion, lors de sa première visite de l’Algérie indépendante, le 2 avril 1975.
Non sans bomber le torse il disait :
"La France historique salue l’Algérie indépendante !"
N’est-ce pas là le summum de l’ethnocentrisme ?
"Les nostalgiques de " l’Algérie française " ne peuvent pas concevoir qu’un pays musulman et africain, colonisé de surcroit par la France, puisse lui aussi avoir une histoire, une culture et appartenir à une civilisation universelle et plus que millénaire. C’est le comble de l’ignorance et du mépris."

Là était le commentaire du Dr. Ahmed Taleb Ibrahimi, à qui le président Houari Boumediene avait demandé ce qu’il pense de cette phrase, du président français.

SOFRANE :

Salam aleycoum
Ce message s’adresse a Monsieur Nourredine AMARDJIA
j’ai 30 ans de moins que vous mon arriere grand mere est une AMARDJIA ma grand mere ma souvent
parler des AMARDJIA FERIA GONAR KEMIDJI TALBI SOFRANE ... autrement dit (zraouna) .
Mon grand pere a eu la chance de connaitre votre pere ..peut etre il pourras vous donner des reponses a vos
questions !

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