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La BNA incarne l’image réelle de l’insouciance à Sétif

mercredi 12 juillet 2006, écrit par : Abdelhalim Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Une montre ménagère séculaire à l’arrêt depuis plus d’une ère accrochée au-dessus du portrait officiel du chef de l’Etat, une salle d’accueil frôlant l’insalubrité, une plante décorative en guise de corbeille à déchets, tel est le tableau désolant offert par l’agence BNA de Sétif située au niveau de la cité administrative.

Pour les visiteurs, il s’agit non seulement de l’incarnation même de l’image du secteur public en décadence mais encore en retrait des réformes entreprises au niveau des institutions d’Algérie Poste, de la BADR ou encore de la BDL. En fait, l’institution publique financière en question, orientée vers les opérations de dépôt ou de domiciliation des importateurs de la région, relègue au dernier plan la considération accordée à la masse de la clientèle, celle des salariés, largement mise à l’écart des privilèges accordés aux premiers cités en matière de prise en charge de leurs préoccupations.

« C’est un privilège que d’avoir bénéficié d’une domiciliation au niveau de la BNA », tient à signifier avec une arrogance subtile le directeur d’agence, face au courroux et au désarroi de la clientèle en mal de patience suite aux retards souvent enregistrés au niveau du règlement des virements de salaires mensuels. Outre cela, le comportement répulsif des préposés aux guichets est d’autant plus énigmatique et appréhendé par la « petite » clientèle, témoin de scènes de privilèges et de bienséance accordées à la catégorie des bailleurs de fonds, importateurs ou gros commerçants. Ceux-ci, munis de cartons ou de gros sacs de billets de banque, doivent transiter par le même guichet que celui réservé aux salariés. Des procédés anachroniques à l’heure de la carte de paiement rapide.

Pour certains, les arguments, tels que le manque de personnel, à l’origine des retards enregistrés dans l’application des programmes gouvernementaux, Ousratic, ANSEJ ou CNAC plaident en faveur de la réorganisation du système bancaire vers sa privatisation. Cependant les désagréments causés aux salariés font subir de sérieux préjudices à la BNA de Sétif et tendent à ternir l’image de la direction centrale d’Alger qui profite pourtant des éloges historiques de sa clientèle.
Pour l’heure, les responsables devraient œuvrer à instaurer les règles élémentaires de la bienséance et une certaine motivation du personnel au niveau de l’agence de Sétif, l’expérience ayant déjà été entamée avec succès au niveau d’Algérie Poste, de la BADR et de la BDL.

A. B


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