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Le SG de la FNTAA au sujet d’Eriad Setif

Après le retrait d’Eriad Sétif : La bourse d’Alger agonise
dimanche 30 juillet 2006, écrit par : Boutebna N.

Plus 200 milliards de centimes perdus à cause de la bourse

Le Secrétaire Général de la Fédération nationale des travailleurs des industries agro-alimentaires (FNTIAA), M. Benâbou, a révélé, hier, que l’entrée de l’entreprise Eriad Sétif à la bourse était catastrophique pour l’entreprise, elle lui a causé des pertes dépassant les 200 milliards de centimes, après avoir réalisé des sommes similaires mais comme bénéfices les années dernières.
Il a indiqué dans une déclaration à El Khabar que l’entrée en bourse avait les résultats escomptés ajoutant « au lieu d’instaurer la transparence, la compagnie est incapable de surveiller ses actions qui sont détenus pour leur majorités par des privés qui participent à son capital social ».
Par ailleurs, il a indiqué que cette opération a coûté à l’Etat des pertes, au lieu de récolter les fruits de cette opération qui visait la privatisation progressive de la compagnie, l’Etat a décidé de prendre en charge les pertes causées par l’entrée en bourse après avoir décidé lors de la dernière réunion du Conseil d’Administration en coordination avec la compagnie des participations des industries alimentaires de rembourser les actionnaires qui ont acheté des actions du complexe Eriad Sétif et qui sont au nombre de 2000 actionnaires.
Le même responsable a indiqué que l’opération de vente des actions allait coûter de nouvelles pertes, l’action sera vendue en dessous de sa valeur avec près de 1500 dinars l’action, opération qui vise à récupérer toutes les actions pour que la compagnie des participations puisse après vendre la compagnie de manière totale.
Pour ce qui est de l’opération de vente des actions, elle a débuté depuis 15 jours, après la promulgation de la décision du Conseil d’administration de la compagnie, M. Benâbou a déclaré qu’elle était toujours en cours et qu’elle était sur le point de finir.

Après le retrait d’Eriad Sétif : La bourse d’Alger agonise

Après le retrait d’Eriad Sétif : La bourse d’Alger agonise

La décision d’Eriad Sétif de se retirer de la bourse d’Alger intervient pour confirmer le blocage de l’institution, elle fonctionne avec trois actions qui sont échangées sans réussir à attirer de nouvelles compagnies privées ou publiques, la bourse d’Alger est menacée de paralysie en l’absence de toute activité ce qui a obligé ses responsables à trouver des solutions provisoires.
La bourse d’Alger souffre de stagnation en dépit des déclarations successives des autorités publiques depuis son inauguration en 1999, sa participation dans le marché financier demeure modeste. La bourse ne reflète pas la réalité financière de l’entreprise, les actions des compagnies ont enregistré un recul au moment où elles enregistraient un bilan productive et qu’elles réalisaient des bénéfices. Les experts ont expliqué cela par l’échange des actions et le fait qu’elles n’étaient pas soumises à l’offre et à la demande.
La situation a poussé au retrait d’une des trois compagnies pour permettre sa privatisation totale, et ceci est un indicateur de l’échec car un des principaux objectifs de la bourse est de contribuer à la privatisation des entreprises, elle leur a permis de soumettre 20% de leur actions en bourse comme un des mécanismes de privatisation. Au moment où les observateurs s’attendaient à voir le nombre de compagnies augmenter dans la bourse d’Alger, leur nombre n’a pas cessé de baisser, la situation peut se développer si les choses persistent avec les menaces des autres compagnies de la possibilité de se retirer.
Il est à noter que l’ancien Chef du Gouvernement, Ahmed Ouyahia, s’était engagé de privatiser 20 entreprises au moins grâce à la bourse mais cet objectif n’a pas été atteint depuis 2001, le gouvernement a de nouveau essayé en adoptant un programme pour voir 11 compagnies entrer en bourse dont l’hôtel Eldjazair, le Centre de Surveillance du Bâtiment du Centre et un nombre d’usines de ciment et des ports mais le programme est resté prisonnier de l’administration.

El Khabar


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