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Sétif compte 3600 abonnés ADSL : La question de la cybercriminalité

mercredi 24 janvier 2007, écrit par : Sétif Info, mis en ligne par : Boutebna N.

L’entrée récente du pays dans le monde de la technologie de l’information et de la communication (TIC) et le développement limité de cette dernière font que l’environnement n’est heureusement pas encore tout à fait propice à la propagation de la cybercriminalité.

A la fin de 2006, Sétif comptait 3 600 abonnés à l’ADSL, Fawri, Easy et Assila. D’après le directeur de l’unité régionale de Sétif, la demande ADSL a fortement augmenté les deux derniers mois de l’année 2006. Ceci peut être expliqué par la baisse des prix ADSL qui sont autour de 800 et 1300 DA / mois. A travers la wilaya de Sétif, on compte 12 communes sur 60 qui sont raccordées à une connexion haut débit ADSL : Sétif, El Eulma, Salah Bey, Aïn Roua, Bougaâ, Aïn Oulmène, Aïn El Kebira, Aïn Sebt, Beni Ourtilane, Bir El Arch, Aïn Arnat et Aïn Azel.

Phénomène planétaire qui a atteint des proportions importantes dans les pays avancés, la cybercriminialité n’est pas encore présente en Algérie, selon certains responsables, notamment en raison d’une faible connectivité à l’Internet avec à peine 5 abonnés sur 100 habitants et un faible taux de pénétration de l’ordinateur. M. Brahim Mansour, directeur central au sein du ministère de la Poste et des TIC, a expliqué que « le développement des TIC ouvre la voie à la cybercriminalité, mais celle-ci n’existe pas encore chez nous ». Toutefois, a-t-il ajouté, « cela ne nous empêche pas d’agir dès maintenant pour faire face aux risques futurs ». Dans ce cadre, une commission composée de représentants des services de sécurité, du ministère de la Justice et de celui de la Poste et des TIC a été mise en place en mars 2006 avec pour objectif d’élaborer les mécanismes de lutte contre la cybercriminalité et de réfléchir à l’élaboration de textes en la matière. M. Mansour a estimé que la lutte contre ce phénomène nécessite « un partenariat étroit entre les entités techniques et celles en charge de légiférer, une formation adéquate des personnels chargés de l’application des lois ainsi que des textes législatifs fiables avec des mesures de répression strictes ». Le responsable, qui a parlé d’instituer « une charte qui pose les règles à respecter », a toutefois estimé que les textes « ne doivent pas être trop répressifs pour ne pas décourager l’investissement dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication ».

A noter que la wilaya de Sétif, avec la direction générale de Algérie Télécom, compte ouvrir prochainement un grand cyber internet au centre ville sur l’avenue 8 mai 1945. Ce cyber compte plus de 200 postes. D’après les mêmes sources, les prix à l’heure seront les plus bas du marché.


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