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Privatisation de l’hôtel El Hidhab de Sétif depuis une année

« Des engagements non respectés »
lundi 5 février 2007, écrit par : Abdelhalim Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

L’hôtel El Hidhab de Sétif, qui figurait parmi les 9 unités de l’EGT Est privatisables, a accédé au mode de l’économie de marché par sa cession au groupe privé SOFAFE en janvier 2006 pour une somme qui avoisinerait les quelque 67 milliards de centimes.

Il s’agit d’une unité qui emploie 65 travailleurs, considérée comme bénéficiaire au vu de sa notoriété sur le marché du tourisme depuis sa création au début des années 1970 et dont le chiffre d’affaires atteignait, en 2005, près de 65 milliards de centimes.

Cependant, près d’une année après le lancement de l’opération de privatisation, la section syndicale de l’unité considère que les conditions de signature de la cession en faveur du privé font apparaître des carences notables en matière de définition des clauses du contrat par le législateur. C’est ainsi que le représentant de la section syndicale accuse nommément les partenaires de la signature de l’accord, à savoir l’EGT Est, le détenteur du porte-feuille de l’unité privatisée, la GSE du tourisme, le CPE ainsi que le ministère de la Participation et de la Promotion de l’investissement. « Des décideurs qui ont bénéficié de la part de 1% du prêt de cession sans se soucier du devenir des travailleurs de l’hôtel El Hidhab », arguent les travailleurs qui regrettent l’absence de leur représentant aux séances de négociation de l’opération de privatisation.

D’après notre enquête, l’AG qui devait être convoquée par le directeur d’entreprise, pour déterminer la position des travailleurs à l’égard de leur avenir, n’a pas eu lieu. Il s’agirait, selon la réglementation, d’une séance supervisée par un huissier de justice qui déterminerait la nature de la quote-part des travailleurs par le biais d’un vote à main levée, nous explique un spécialiste.
L’ordonnance 01/04 de l’année 2001, qui oriente vers l’article 28, définit la quote-part des salariés, nous explique-t-on. Selon Lediaf Nouredine, représentant de la section syndicale et chargé de l’exploitation de l’hôtel El Hidhab, les engagements de l’Etat n’ont pas été respectés. « Toute entreprise éligible à la privatisation donne l’opportunité à ses travailleurs de bénéficier de 10% de la cession de l’entreprise », ce qui est contenu dans l’article 28 et qui représente aussi une part de l’action des travailleurs et un facteur de garantie du maintien de leur statut. Le représentant des travailleurs qui évoque le cas de la briqueterie de Sétif, dont les clauses du contrat de privatisation ont été définies en prenant en charge tous les droits des travailleurs, déplore « les failles » enregistrées dans l’élaboration des résolutions du CPE et la « négligence » du droit des travailleurs de l’unité El Hidhab, qui demeure à ce jour le point noir de la cession de l’unité de l’EGT Est au profit d’un privé qui se dit, à l’occasion, « engagé » à appliquer l’article 28 au profit de la satisfaction de la revendication de ses travailleurs malgré les carences accusées par le législateur.

Pour l’heure, on noterait que les prérogatives du partenaire social n’ont pas été déterminées lors de la procédure de cession ainsi que la confusion accusée dans l’accord et inhérente au problème de l’application de l’article 28 du code du commerce qui ne définit pas même le moment de son application. Pour les personnels de l’hôtel, considéré comme le plus rentable de la wilaya de Sétif, maintenus à leurs postes dans leur totalité, les conditions de travail sont plutôt « satisfaisantes » tant sur le plan des acquis sociaux que celui des salaires depuis l’entame du nouveau mode de gestion qui date de janvier 2006. Aussi, eu égard à la présence de pas moins de quatre hôtels classés, nouvellement inaugurés, la notion de concurrence est interprétée selon sa dimension positive par les cadres expérimentés issus de l’Ecole du tourisme, qui comptent sur le respect du plan d’investissement de l’unité afin de « demeurer les meilleurs » sur le marché de l’hôtellerie et du tourisme.

Lundi 5 Février 2007

Par Abdelhalim Benyelles


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