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La culture décentralisée

mardi 18 octobre 2005, écrit par : Boutebna N.

Une fois n’est pas coutume, l’activité culturelle et artistique, d’habitude centralisée au chef-lieu de la wilaya de Sétif, vient de mettre le cap sur 19 communes sur les 60 que compte la région.

Ainsi, des galas musicaux des représentations théâtrales et des monologues égayeront les soirées des habitants de Beni Aziz, Aïn Oulmène, Beni Fouda, Aïn Lahdjar, Aïn Kebira, Bougaâ et Aïn Azel pour ne citer que ces contrées, qui vont, le temps d’une soirée pas comme les autres, mettre entre parenthèses leur dur quotidien. Les lieux de spectacle vibreront donc aux sons du staïfi, du raï, du rap et du chaâbi. Dans ce programme, la part du lion revient incontestablement au théâtre, plus de 40 représentations sont au menu. L’autre moitié d’un programme de 84 soirées sera consacrée aux chants animés par des chanteurs et troupes du terroir. Notons à toute fin utile que la pléiade d’artististes nationaux du kabyle, du malouf, du haouzi, du rai et du chaâbi, tels Hamdi Benani, Meskoud, Hakim Bouaziz et autres, qui avaient l’habitude de se produire en pareilles circonstances à Sétif, brillent cette année par leur absence. Est-ce un problème de cachet ? De leur côté, les cafés de Aïn El Fouara sont envahis par les accros de la nicotine et du café. Une fois attablés, les jeunes et moins jeunes s’adonnent à des parties de dominos ou de cartes. Les férus de la balle ronde d’outre-mer prennent d’assaut les lieux précités, équipés d’El Djazira diffusant les rencontres du Real et du Barça possédant de nombreux supporters à Sétif.

Kamel Beniaiche


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