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Céréaliculture : Sétif veut redevenir un « grenier »

lundi 4 avril 2011, écrit par : Le Maghreb, mis en ligne par : Boutebna N.

La wilaya de Sétif est en passe de reconquérir son statut de « grenier », au regard d’une tendance-très nette" à l’accroissement des productions agricoles.

Selon Ali Zerarga, responsable au niveau de la DSA, Sétif occupe le 2ème rang au niveau national en matière de production céréalière, , vocation première de la région des Hauts-Plateaux, et ce, après Tiaret. La dernière campagne céréalière s’était soldée, dans cette wilaya, par une production de 2,5 millions de quintaux de céréales, toutes variétés confondues, a rappelé ce responsable qui a ajouté que la conduite de la campagne achevée des labours-semailles laisse présager d’une-excellente" production au titre de la campagne 2011. Le même responsable a également souligné que 170.000 hectares sont réservés chaque année à la culture des blés, à Sétif, où activent 520 exploitations agricoles collectives (EAC) et 941 autres à statut individuel (EAI) sur une SAU (surface agricole utile) de près de 361.000 hectares. Plus de 65 % de la population de la wilaya de Sétif résident en zones rurales, rappelle-t-on. Pour rappel, le gouvernement avait décidé de relancer la céréaliculture notamment le blé, le produit le plus concerné par les importations. Parmi ces principales mesures d’appui, figure l’octroi aux céréalicultures de crédits fournisseurs pour l’acquisition de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires. Il s’agit aussi du lancement du crédit de campagne sans intérêts (R’fig), l’exonération de TVA des produits phytosanitaires, le soutien des prix des engrais à concurrence de 20%, et l’ouverture d’un guichet unique impliquant l’Office interprofessionnel des céréales (OAIC), les CCLS, la Badr et la CNMA pour les assurances. L’entrée en vigueur du dispositif leasing pour soutenir l’acquisition de tracteurs et de moissonneuses-batteuses, l’accompagnement technique et phytosanitaire des céréaliculteurs ont joué en faveur de cette campagne. Outre ces mesures, l’État a décidé de maintenir la décision prise, en 2008, des prix minima garantis pour les céréaliculteurs pour les blés, à savoir 4 500 DA pour le quintal de blé tendre et 3 500 DA pour celui du blé dur.

Ces mesures incitatives ont permis de relancer à nouveau la croissance de la filière céréalière qui a atteint un record de 6,2 millions de tonnes lors de la campagne 2008/09. Suite à cette production record, l’Algérie a exporté des quantités d’orge, marquant pour la première fois depuis 1967 son retour sur le marché international, comme pays exportateur de céréales. Toutefois, la récolte céréalière enregistrée en 2009/10 a baissé à 4,6 millions de tonnes en raison de la vague de sécheresse qui a frappé le pays. Côté prévisions pour l’année 2011, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), qui est le principal importateur public, devrait importer pour 700 millions à 800 millions de dollars, en plus des importations des opérateurs privés, selon le ministère de l’Agriculture, pour un montant global qui devrait atteindre 1,5 milliard de dollars. La céréaliculture en Algérie est pratiquée par près de 600 000 agriculteurs dont 372 400 recensés au niveau des chambres de l’agriculture, comme des professionnels de la filière sur une superficie qui a atteint 3,2 millions d’hectares.


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8 commentaire(s) publié(s)
z :
Oui l’Algérie était le grenier à pain de l’Europe, l’un des gros producteurs au monde grâce aux KHAMASSA. Hélas après l’indépendance elle est redevenue le 2eme importateur du blé après l’Arabie saoudite dont le principal fournisseur est l’état du Kansas grâce aux fellahs qui se lèvent a 08h du matin comme un fonctionnaire, aux ministres et généraux qui construisent sur des terres fertiles et….et… !
Godasse :
La capacite de stockage entre en jeux dans ce cas...A t on les moyens (silos de stockage). L’exportation de l’orge ou blé dépend du stock de sécurité...au fait a t on un stock de sécurité ?
ain azel :
Toutes ces mesures incitatives aux fellahs sont très encourageantes, on commence à voir les résultats qui peuvent être améliorés si les différents agents( CNMA, BADR, CCLS....) se comportaient dignement avec nos fellahs traditionnels. Les fellahs avec chache, gandoura sont très mal accueillis par certains agents, ils sont même méprisés. Ces agents pourris doivent savoir qu’ils doivent leurs salaires à ces valeureux travailleurs de la terre. Beaucoup de fellahs n’osent même pas s’approcher des services agricoles par crainte d’être méprisés.
1-2-3 :
Il faut remercier Dieu ,ce ne sont ni les exonérations d’impots ni les subventions ni les bas prix des engrais qui ont fait ça !On a assisté à ces mesures du temps des domaines autogérés et de la révolution agraire mais le rendement était de 4 q à l’hectare !
Commentaire n°95805 :
ne nous excitons pas ! 170 000 ha produisant 2.5 millions quintaux le rendement est de 14.7 q/ha
AMAR.fr :
@ Z t’as bien résumé la situation
Bent lebled :
Excellente initiative ! Y a-t-il au monde du blé aussi bon que celui de nos hautes plaines ? El guemh El Beliouni et Mohamed El Bachir comme disait mon grand-père. Si nos responsables locaux continuent à fermer les yeux en laissant nos bonnes terres agricoles utilisées pour les constructions illicites de bidons villas et de commerces sauvages alors adieu à ce beau rêve de grenier ! Bonne chance à nos courageux agriculteurs qui nous donnent un bel espoir de ne pas dépendre de l’importation de la matière première nécessaire à nos besoins alimentaires et à la confection de nos si bons plats régionaux couscous, galettes, Mfermsa, khoz eddar, Ghraïf et autres...
Godasse :
Ces mesures ne régleront pas le rendement céréalier de la région...vu que ce dernier est conditionne par une bonne condition ’pluviométrique’ou une pluviométrie bien repartie...a t on la capacité ou prévu en cas de sécheresse et pour ne pas compromettre le rendement a améliorer(créer) les systèmes d’irrigation adéquats a la culture céréalière... Existe t il des centres de recherches pour la semence adéquate (sol/pluviométrie/température)pour notre région... Améliorer ou augmenter les subventions de l’état pour la fertilisation des terres,ce qui entraînera au respect des doses nécessaires pour une bonne fertilisation...car si la subvention est rudimentaire,il y a limitations des doses ce qui engendre un mauvais rendement...Salutations

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