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PARIS (14)

vendredi 2 septembre 2011, écrit par : Ammar Koroghli, mis en ligne par : Boutebna N.

Et ces victimes de l’arbitraire étaient repérées au faciès ; leurs papiers ne leur étaient pas demandés dès lors qu’apparaissaient des individus aux cheveux frisés et au teint basané. De l’hostilité à l’état pur. Comment peut-on de sang froid jeter les victimes par-dessus le pont après avoir été systématiquement frappées à coups de matraque et de nerfs de bœuf ? Faut-il s’étonner dès lors qu’il y eut du sang partout comme sur un vrai champ de bataille ?
Dramatique l’histoire de Fatima, une adolescente de 15 ans, née à Bougie (l’actuelle Bejaia), qui ne rentra pas à la maison ce soir là. Le 31 octobre, on retrouvera le corps de Fatima, noyée, dans le canal de Saint-Denis... Elle ne rentrera plus.

De la barbarie au grand jour… Ahmed en témoigne : Le policier, fou de haine et voyant que nous étions solidaires même devant la mort, a porté un coup de matraque si terrible, oui si terrible que le cerveau de mon pauvre compagnon m’a éclaboussé la figure. Je n’ai pu entendre qu’un râle d’agonie, le frère martyrisé est mort dans mes bras. Voyant cela, le policier m’a asséné un dernier coup sur la nuque. Avant de tomber dans l’inconscience, j’ai entendu dire le policier Ils sont morts, balance-les !

Il est vrai que, face à cette tragédie, plusieurs personnalités et journaux s’offusquèrent de cette attitude peu commune en matière d’inhumanité pour dénoncer cette chose épouvantable que d’aucuns qualifièrent de pogrom anti-algérien. D’autres n’hésitèrent pas à dire : Le racisme dont les musulmans sont l’objet dans la vie quotidienne est fort ancien (…). A partir du moment où l’on accepte que, devant soi, sans que l’on proteste, il soit dit « raton » ou « bicot » pour Arabe, on accepte Auschwitz et les fours crématoires... Voire même : Nous vivons ce que nous n’avons pas compris que les Allemands vivaient quant Hitler s’est installé. Hervé Bourges a pu alors écrire : Oui, c’est une rude leçon que viennent de nous donner les Algériens de Paris… En 1936, dans l’Allemagne hitlérienne, Himmler expliquait aux Juifs que les ghettos avaient été créés de manière à assurer leur protection. En 1961, M. Papon assure les musulmans que les mesures du couvre-feu ont été prises dans leur propre intérêt. Sans oublier Robert Badinter qui eut ces mots : Ce qu’il reste maintenant de cela, ce sont les témoignages, ce sont les photos, ce sont les rappels qu’on me fait, à moi, lorsque je quitte notre pays et que je vais dans une conférence internationale de juristes où l’on me dit : chez vous aussi, ça a eu lieu à Paris, ces crimes-là, et je me tais.

Devrais-je me taire quant à moi ? Certainement pas. Notre mémoire collective en souffrirait. La raviver pour dire plus jamais ça…

(à suivre)


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5 commentaire(s) publié(s)
setifis :
25/août/1958 mobilisation générale, de l’immigration dérriére le FLN de FRANCE. création des groupes de choc composé de 3 pérsonnes. hiérarchie triangulaire, collecte massive de fonds destiné à la logistique de la nouvelle Algérie, prise de conscience au sein du peuple Français, de la réalité algérienne.
rue Vallée :
la guerre d’algérie, à été porté en métropole, à partir du mois de avril/mai 1958, une fois que les commissaires politiques, ont motivé et persuadé le émigré algériens, le réste devenait facile, il ne restais plus qu’à crée, la branche miltaire, avec une structure triangulaire, calqué sur l’ossature du FLN, tel que ABEN RAMDANE l’avait imaginé. sur l’hexagone la communauté ne manquait pas ,de jeunes , sans emploi, vivant dans des garnis à 3 ou 4 dans une chambre de 9 m2, il à été trés facile de les motivés pour en faire des groupes de choc, la désobligeance civil, la rebellion, bravé les interdits, et en découdre avec toutes opposition au FLN . être ou ne pas être, être pour la liberté en Algérie ou contre la liberté. il n’y avait pas d’autre altérnative. les pour , l(histoire l’a prouvé ont réussi malgré le prix du sang, à obtenir gain de cause, la cause algérienne à été soulevé à l’ ONU, et l’algérie est devenu ,libre , indépendante, vérte, le sang des martyrs, se sang qui à tent imprégné la terre algérienne et (...)
cheik laifa :
il est inaccéptable, pour les émigrés , qui ont payés un lourd tribu, pour la cause Algérienne, et l’indépendance de leur pays, de voir que l’administration algérienne, n’à aucune reconnaissance, pour leur histoire, perçu comme des apatrides, quand ils rentrent au pays, ou le coquin, ami du copain , puisse bénéficier de certains privilèges, au détriment de beaucoup de citoyens, comme on dit chez nous : rhouch ya léemoud oindér ya elkarmoud. le sérmon qui à été fait par les martyrs, est : LIBERTE,EGALITE,FRATERNITE,
mémoire. :
les prisons françaises, les centres de détentions ,en métropole, se composaient à une grande majorité de sympathisant de la cause algérienne. les centres psychiatriques intérnaient avec une grande facilité,les sympathisants dit : islamisé pourquoi ? au prisons de Lyon, 3 batiments se composant d’une capacité de 200 détenus par batiments, étaient affecté au sympathisant du FLN. un centre de détention situé dans le puits de dôme, ( 63), recevait tous les sympathisants du FLN affécté de toutes la France, prévus pour recevoir, les détenus condamné à de lourde peine, cértains étaient détenus depuis, 1956. au fort montluc, à lyon, la machine inférnale du docteur GUILLOTIN, à fonctions sans relâche, durant les évènements ou beaucoup d’algériens on eu le coup tranché. à l’indépendance, pour les amnistiés, ils étaient reconduits par convois, sous bonnes éscorte, à déstination de l’Algérie (...)
saadna. :
ayant été détenus moi meme. 15 aprés l’indépendance, dans divérs prisons de la région, ces évenements me furent cités par d’anciens surveillants, qui appréciaient, mon exéllent français. et qui me contaient ce lieu de passage , des anciens détenus, résistant algérien durant la guerre d’algérie. a la biblihothéque,( dans une cagette en bois pour fruit et légumes,plein de poussiére,sur la dérniére étagere du haut.) aux prisons de lyon, ou j’avais été classé, (1979). j’avais retrouvé des écrits faits sur des cahiers d’écoliers, écrits par quelques militants léttré, détenus durant les années, 1958,1959. des poémes à la gloire de l’algérie, qu’ils imaginaient, LIBRE, BELLE,SOURIANTE, la WARDA, ils l’écrivaient.

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