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Administration publique locale : un nouvel encadrement

mercredi 10 juillet 2013, écrit par : Nagib Bouguessa, mis en ligne par : Boutebna N.

Cet article a pour objet de susciter l’intérêt des citoyens, des parents et des décideurs publics et privés pour certaines activités universitaires et par la, leur faire part d’un des multiples aspects du nouveau dispositif d’enseignement, en l’occurrence le LMD (Licence master & doctorat).

Lorsqu’on sait et on mesure l’image que se donne d’elle-même l’Université auprès de la société dont elle émane et qu’en théorie elle doit « mener », on se doit d’améliorer celle-ci , soigner cette perception et plus ardu encore, désamorcer ce désamour.
Il est vrai que les universitaires partout dans le monde paraissent quelque peu « fonctionner » et travailler en vase clos, il est aussi vrai qu’on peut communiquer plus et autrement.

Il est encore plus vrai qu’à l’ère des nouveaux médias, des TIC, l’acte d’informer est plus que symbolique, il est même devenu un acte vital, vertueux voire salutaire.
Communiquer c’est s’ouvrir, être en communion, s’imposer et attirer l’attention, déclencher et provoquer la polémique, engendrer et inspirer le débat fructueux, exciter et soulever la curiosité, produire des questionnements ; par ailleurs, communiquer c’est aussi faire part, partager, échanger, mutualiser, inoculer et transmettre ses pensées, ses idées , son point de vue ;
Dire c’est aussi respecter, rentrer en relation, créer un climat de confiance, être le sujet et l’objet de critiques ; oui communiquer c’est tout cela !
Car, in fine tout finit par déteindre, le plus tard sera le mieux.
Ainsi, par respect aussi bien pour les étudiants que pour soi même, la société civile, nous devons de temps à autre mettre en lumière et en exergue certaines activités, accepter le débat, le faire naitre, l’encourager, l’entretenir, soutenir la contradiction, la divergence, l’opposition, l’objection ; on en est et on doit en être capable ; Qui mieux que les universitaires en sont outillés et les plus aptes.
Notre débat aujourd’hui à trait à la sortie ces derniers jours de la première promotion du Master dédié à « l’administration territoriale et au développement local »( 12 étudiants) , de ce fait l’administration publique locale disposera d’un nouvel encadrement, une ressource humaine qui a reçu une formation es- qualité, une ressource qui a été managée sur le respect et l’observation des règles et procédures mais aussi et surtout sur celui des droits des usagers et autres bénéficiaires des services publics .
Faut préciser que la philosophie du nouveau dispositif de formation incite l’équipe de formation et surtout le responsable de la spécialité à chercher, rechercher, s’efforcer de trouver un placement pour les diplômés, c’est entre autre un des objectifs de cet article.
Quel est l’intérêt de cette spécialité, pourquoi en parler aujourd’hui … publiquement ?
Tout le monde aura remarqué y compris le premier ministre que malgré les importantes avancées qui sont, il est indéniable, substantielles, palpables, exemple de l’IDH-indice de développement humain qui se situe à 0,712 en hausse de 1,1% annuellement, tous ces efforts restent insuffisants. Par ailleurs, les services offerts aux administrés, la satisfaction des besoins sociaux, le bien être social sont encore loin des attentes citoyennes ; ils répondent laborieusement aux exigences de la société en offrant quelques fois, pour ne pas dire souvent, des services de médiocre qualité, inefficaces, inefficients et impertinents ; des services de surcroit dans des délais déraisonnables, en temps inopportun, à un mauvais cout.
Les besoins de l’administration territoriale qui est constituée par l’ensemble des services des collectivités territoriales, décentralisés et déconcentrés de l’État sont encore énormes ; y a qu’à voir le nombre des collectives locales (APC) qui sont au nombre de 1541, les daïras 548, les wilaya 48, c’est dire les besoins de formation sans oublier ceux de l’administration publique en général et les services publics en particulier (santé, assurances sociales, poste, fisc, trésor, domaines, impôts,…).Même si certains disposent de leurs propres systèmes de formation, ils souffrent majoritairement de la faiblesse de qualité de la ressource humaine, celle-ci manquant cruellement de formation continue, de recyclage,…
Ainsi, à la faveur du nouveau dispositif d’enseignent (LMD), une nouvelle spécialité a vu le jour en concertation avec la collectivité locale de la ville de Sétif pour répondre justement au besoin constaté en la matière et par là s’ouvrir sur son environnement naturel, répondre aux besoins en la matière, introduire les outils modernes de management et de gestion, s’intéresser à la gestion publique.

Cette ressource humaine qui a acquis des connaissances en Gestion de la ville et des services publics, marketing & droit publics, gestion des territoires, sociologie urbaine, finances locales, …doit être capable d’orienter les services publics vers plus de rationalisation de l’action publique et son redéploiement vers de nouvelles finalités.
Nous souhaitons que cette formation ait un prolongement professionnel et pratique. Pour que ces projets professionnels aboutissent, les différentes collectivités sont appelés à réserver des postes de travail pour ces diplômés.

Dans la même optique, la faculté des sciences économiques compte diversifier son offre de formation en initiant des spécialités (licence et master) en économie de santé et administration hospitalière


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