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Sétif - Béjaïa : Le calvaire des usagers de la route

samedi 4 janvier 2014, écrit par : M. Allouache, Reporters, mis en ligne par : Boutebna N.

Théoriquement, la distance d’une centaine de kilomètres se fait en une durée moyenne d’une heure et demie. Pourtant, il n’en est rien pour la route nationale reliant Béjaïa à Sétif, qui nécessite, parfois, plus de quatre heures, chronomètre en main. Et la situation prévaut depuis longtemps, pour la simple raison que le parc automobile a doublé, voire triplé, alors que l’infrastructure routière est toujours la même, hormis quelques élargissements effectués sur des tronçons jugés « très exigus ». Ainsi, les véhicules en provenance de Béjaïa doivent faire le détour depuis Tichy, en gravitant les petits chemins secondaires menant aux villages perchés au sommet des montagnes. Du coup, d’immenses bouchons se créent par des véhicules lourds, obstruant ainsi toute circulation dans les deux sens, à cause de l’exiguïté et la dangerosité des pentes escarpées, coincées entre ciel et mer. Il aura fallu 1 heure et 30 minutes pour joindre Baccaro, au lieu des 10 minutes en temps normal.

A Kherrata, le viaduc devant désengorger le trafic du centre-ville est toujours inachevé, pour des raisons qui restent inconnues. Un peu plus loin, le tunnel, fermé dans un sens pour travaux, a contraint les usagers à emprunter l’ancienne route donnant sur le ravin et sans glissières. Aujourd’hui, le tunnel est fonctionnel dans les deux sens. Idem pour les usagers en provenance de Sétif, ils doivent prendre le chemin de détour, via Aïn Abassa et Ballota, avant d’arriver à Kherrata, pour éviter les encombrements éternels à Tizi N’Bechar. Là encore, l’usager doit faire preuve de « génie » pour que son engin ne finisse pas dans le ravin, ou tout simplement ne s’enlise dans la gadoue sur des tronçons de route non goudronnés. En sus des travaux d’élargissement et de modernisation, qui paralysent la fluidité du trafic et s’avèrent très lents, à cause de la nature géographique de la région, il n’est pas rare, comme par enchantement, de tomber sur un tronçon coupé à la circulation, à l’aide de pierres et de troncs d’arbres, par des citoyens exigeant le raccordement au gaz, à l’AEP, des postes d’emploi… contraignant ainsi les usagers à prendre leur mal en patience, jusqu’à ce que la route soit rouverte, ou à se débrouiller comme ils peuvent, en faisant le détour pour arriver à destination.


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