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Une authentique héroïne des Béni-Yalâa : Malika Gaïd

mercredi 26 novembre 2014, écrit par : Mihoubi Rachid

Dans la longue histoire de notre pays, il y a eu de nombreuses héroïnes connues ou anonymes, qui ont laissé pour la postérité le souvenir de femmes courageuses, braves, et qui ont donné l’exemple du sacrifice suprême pour la liberté et l’indépendance de cette noble terre d’Algérie.

L’histoire, en effet, regorge d’exemples de ces valeureuses Algériennes à travers toutes les époques durant lesquelles notre patrie a eu à affronter les invasions, les attaques et les agressions extérieures de toutes sortes.
Parmi ces dignes filles de l’Algérie, Malika Gaïd, dont les habitants des montagnes de Béni-Yaâla se souviennent bien, surtout ceux de son village natal, Timengache, dans la commune et daïra de Guenzet (wilaya de Sétif).

Cette digne fille de la région – en fait, de toute l’Algérie – était née le 24 août 1933 à Belcourt (Alger), au sein d’une famille de condition modeste mais lettrée. Malika Gaïd entra à l’école primaire, puis suivit les siens à Bordj Bou-Arréridj où elle obtint le certificat d’études primaires (CEP), en 1945. Admise à l’école paramédicale de Sétif, en 1948, elle en ressortit, en 1951, avec un diplôme d’infirmière sage-femme et travailla à l’hôpital de Kherrata (à l’est de la ville de Béjaïa) durant quelques mois. Malika fut mutée, ensuite, à Lafayette (Bougaâ, actuellement), puis à Guenzet (80 km au nord-ouest de Sétif), où elle fut maintenue jusqu’en été 1956, alors que la Révolution algérienne finissait sa deuxième année.

Au service de la Révolution algérienne

Ainsi, deux années après le déclenchement de la lutte armée algérienne contre l’impérialisme français, et en dépit de son jeune âge, l’esprit patriotique et la foi révolutionnaire qui animaient la jeune Malika l’amenèrent à s’engager dans l’aide illimitée à la Révolution en fournissant aux moudjahidine, notamment, des médicaments – subtilisés aux services de santé de l’administration coloniale —, en soignant les blessés du Front et de l’Armée de libération nationale, en prodiguant à ses compatriotes des conseils dans le domaine de l’hygiène et médical et en assurant l’assistance adéquate à la population, très démunie avec une discrétion remarquable et dans le secret absolu.

Tombée au champ d’honneur

A la demande du colonel Amirouche, chef politico-militaire de la Wilaya III historique, Malika Gaïd quitta sa région natale des Béni-Yaâla pour la vallée de la Soummam, et là, elle fut intégrée au service médical de l’ALN, lors du congrès historique du 20 août 1956. Désormais, Malika devait suivre partout l’état-major du célèbre chef révolutionnaire et colonel de la Wilaya III, le prestigieux Amirouche, car la foi de la jeune patriote et son engagement pour l’Algérie combattante étaient sans limites.
Malheureusement, une opération militaire française de grande envergure, dirigée par le sinistre colonel parachutiste Marcel Bigeard, mit fin, dans la région d’Iwaquran, à l’épopée de cette valeureuse moudjahida, le 28 juin 1957, après un combat sanglant à l’issue duquel elle mourut, les armes à la main, et âgée d’à peine 24 ans.

Le sacrifice de Malika Gaïd – à l’instar de ses sœurs algériennes tombées au champ d’honneur — ne fut pas vain, loin de là, et son nom restera gravé à jamais dans la mémoire du peuple algérien qui ne l’oubliera pas de si tôt, et qui lui rendra un hommage posthume à chaque anniversaire de sa mort glorieuse, particulièrement par les habitants de son village natal, Timengache, commune de Guenzet.


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