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Nous étions lycéens (Partie 1)

lundi 23 septembre 2013, écrit par : Toufik Gasmi, Sétif.Info, mis en ligne par : Boutebna N.

Je dois avouer, humblement, que je n’aurais jamais eu l’idée de noircir les lignes qui suivent, et Dieu sait combien cela a été laborieux, sans le soutien affectif des membres de l’association des anciens élèves des lycées Mohamed Kerouani et Malika Gaid de Sétif.

Créée grâce à la diligence, ô combien heureuse, de mes aînés de Sétif, l’association des anciens élèves des lycées sus cités, a tôt fait de susciter une mobilisation enthousiaste et des regroupements d’anciens, fiers et heureux de retrouver leurs lycées et des camarades blanchis par le temps, espiègles à souhait et nostalgiques au bord des larmes.

Les relais sociaux ont vite fait de battre le rappel de dizaines d’anciennes et d’anciens lycéens dispersés, par le hasard des choses, aux quatre coins du pays et plus loin encore en Europe et même aux Amériques.

La communion fut totale.

Les souvenirs fleurissaient et chacun se remémorait les jours anciens : le dortoir, le réfectoire, l’étude, le personnel, les surveillants, les sorties, le foot, le jardin public..

Le bonheur, mon bonheur, et la confiance des mes camarades m’ont conduit à assurer la présidence, en vérité collégiale, de notre association.

Et l’idée germa.

Malgré le temps qui s’envole,
Il n’en est pas moins vrai
Que les souvenirs d’école
Ne s’oublient jamais.

Vous parler de ce lycée, très cher à notre cœur à tous, a, depuis certaines années, été mon crédo.

Je voudrais exprimer ici le sentiment de reconnaissance envers cet établissement, envers les nombreux professeurs que j’ai eus car sans eux, certainement je n’aurais pas pu griffonner ce modeste recueil en langue française.

Nous devrions tous-, anciens et anciennes élèves, produire un témoignage de gratitude envers notre Lycée.

Je crois dur comme fer, quitte à faire vieille barbe, que la nostalgie de notre aventure lycéenne demeurera en nous jusqu’au crépuscule de l’existence. Car cette période rimera toujours avec sérénité et joie de vivre, qu’il est enthousiasmant et donc essentiel de revenir quelques décennies en arrière à travers certaines narrations.

J’éprouverais un immense satisfécit si, au parcours de ce recueil d’anecdotes, mes amis lecteurs se remémorent ces histoires que nous avons vécues quand…nous étions lycéens.

A SUIVRE


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21 commentaire(s) publié(s)
Commentaire n°205156 :
opter pour l’avenir et mettre à coté la nostalgie d’albertini zillion de discussions sur les memes sujets Madersa de la gare Mohamed Kerouani Amardjia abbes Khababa chkolet lahjar On ne décolle plus avec ces gens enracinés dans la nostalgie.
Annad :
monsieur Gasmi votre lettre est sublime .felicitation et bon courage pour la suite.
Hanine :
« Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?... » disait Lamartine...
haddadi :
salam moi j’étais au lycée El-Mouaiz j’ai cherché par internet un site ou je peux avoir les nouvelles de mes anciens camarades de classe Math ( ghadati, bouchlagham,mechri, naidja, mazeinne-chrif, blilita, griche..... chez Monsieurs kabakji, kiragual, salam
AZZEDINE LE SETIFIEN :
Toujours le meme refrain qui donne la nausée aux sétifiens comme si le lycée Med Kerouani cette modeste établissement a fait sortir des génies qui dominent le monde actuel d’ailleurs que diront les fondateurs de ce lycée...Certainement ils travaillent dans le silence sans pleurer sur leurs passé O combien glorieux.A mon humble avis ces écrits exprime la face d’une personne qui mélange nostalgie et souvenirs.C’est l’arbre qui cache la foret.
Tahar :
Salam, Justement vous venez de me rappeler l’association des Lycées Mohamed Kerouani et Malika Gaid. Est-ce qu’il est possible qu’ils organisent des rencontres pendant les vacances d’été pour permettre aux anciens lyceens résidents à l’étranger d’assister et de rencontrer leurs anciens camarades ? Merci
EL Mawani :
Voyons donc !! arrêtez de pleurer sur les pierres tombales !!!! la vie continue, ya pas que ces deux lycées à sétif
Rayan :
A l’auteur du post du 23/09/2013 à 12h17 : Dans les années 50, on apprenait à lire, écrire, compter et raisonner. Et pour arriver à obtenir quelques résultats, la méthode n’était certainement pas trop mauvaise puisqu’ un enfant d’ indigène sortait du primaire en ayant les bases en Français, calcul, histoire, géographie, morale, sciences. C’était carré, logique, On ne s’étaient pas dispersés dans les âneries, le débat est très réduit pour vous. Alors il est peut être temps pour notre école de revenir à l’essentiel du moins en primaire .
BENYOUCEF :
Essalam Si Gasmi, De France où je suis exilé depusi 25 ans, malgré moi !..., je voudrais tant vous répondre à votre sympathique envoi. Je suis de Batna et je me souviens d’une défaite mémorable en finale régionale de hand ball. Je faisais partie de l’équipe du lycée Ben Boulaid de Batna et on s’est déplacé à Sétif où le matche s’est déroulé au lycée Malika Gaid. Je me souviens de cette défaite humiliante, où les supportices étaient les filles de ce beau lycée. Cela nous a pas empêché de perdre 14 à 1 !..... Véridiqe Ya Akhi Gasmi.
Un EX :
Merci pour ce travail de mémoire, beaucoup de ns amis sont partis et le dernier en date c’est monsieur Baîtiche Salah d ’Ain-Azel rabi yarahmou.
chichi :
mr gasmi bravo pour cette lettre moi aussi j’etais élève dans ce lycee et je suis fière les année 82 a 85 le temps de hadji ,zermani comme surveillant genereaux franchement une très bonne école RESPECT ET RIGUEUR comme a l’armée existe il un site pour les amis de ce lycée svp
Larbi :
Bonjour, Quand j’ai lu ce livre (et d’autres encore sur le même sujet), l’idée qui m’est venu à l’esprit est combien était bon l’enseignement du temps de la colonisation et pendant les premiers temps de l’istiqlal, jusqu’à ce que la génération de ces anciens de Kerouani, cadres de l’Algérie indépendante (voir la liste des noms des membres de l’association) prennent les rênes du pays (des années 70 à nos jours), et voilà ce qu’ils ont fait de ce legs : Ils ont tout massacré, réduit l’université algérienne l’une des facultés de la Sorbonne du temps de la France à l’état d’ombre d’elle-même avec des diplômes que l’on ne reconnait même plus dans les pays africains, Un lycée comme Kerouani et tous les autres ne ressemblent plus à rien avec la qualité de leur enseignement, Ce sont eux aussi les juges, les technocrates, les cadres financiers, les ingénieurs, qui ont entamé tout ce que l’Algérie comptait d’infrastructure valable laissée par les Français, Ces écrits nostalgiques doivent être utilisés comme des témoignages de leurs (...)
Belegmar :
pour ceux qui ne connaissent pas l’Algerie durant le colonialisme Français entre Alger et Constantine il n’y avait que le Lycée Albertini l’actuel Md Kerouani . Ya hasra ala Stif oua Zmen Bravo si Gasmi Les Chiens aboient la caravane passe c’est ça l’Algerie 130 années de colonialisme ne s’effaceront pas du jour au lendemain.
Le Madan :
Il n’y a pas un mot subtile et touchant auquel ne réagit pas instantanément Belegmar ! Es-tu fait de paroles et de mots sacrés ? (Di Sopra...)
USMS :
Larbi Ait Rached : Un raisonnement qui fait mal aux ex. lycéens. M GASMI ne nous dit rien sur les conjugaisons bizarres sorties de ce même lycée.
nostalgie :
Je partage entièrement ces paroles et je suis fier d’ avoir passé sept années de vie dans ce prestigieux établissement . Sept années d’internat vécues dans une discipline d’enfer, de 1965 à juin 1972, malgré cela, on étaient heureux. Plusieurs générations se sont succédées depuis l’indépendance jusqu’à l’école fondamentale, qui, à mon avis, est à l’origine du déclin du niveau de l’enseignement dans notre pays. Les Kérouanistes sont partout , dans tous les secteurs, que ce soit en Algérie ou ailleurs dans le monde. Ils sont profs, médecins, chercheurs...C’est à grâce à eux et à leur camarades des autres lycées d’ Algérie, que notre pays à continuer à fonctionner, à se développer ; malgré le départ massif de tout les français, enseignants, fonctionnaires, médecins...
Hanène :
Bonsoir, J’ai passé trois belles années au lycée Keouani jusqu’à 2001... je fais partie de cette génération qui n’a connu ni gerre ni révolution... et dans ma mémoire mon lycée fait vraiment partie de ces monuments, bien que modeste, qui marquent les esprits : par son architecture, son emplacement, son âme... et le fait d’évoluer entre ses cours et ses mûrs , fait qu’on ne le quitte pas dans l’indifférence. Chers anciens et anciennes merci pour vos témoignages et l’idée d’organiser des rencontres thématiques n’est pas si mauvaise, il suffit de s’y mettre. à suivre :D
HD :
lors d’un rassemblement des fameux anciens élèves du lycée Albertini << Kirouani on donna la parole à un bon monsieur, d’un air sérieux et un regard tranchant qui a exprimé son avis sur ce glorieux lycée : <<... savez vous que ce lycée était la récompense des GAIDS et leur progéniture pour leurs fidèleté aux français, pour votre information les sétifiens de cette époque ne pouvaient même pas franchir l’entourage de ce lycée, les plus chanceux obtenaient juste un certificat d’étude délivré par shcoolet el Marchi comme on l’appelait BEKRI, c’est cette école qui a formé les hommes de la révolution Algérienne et non pas les élèves du fameux lycée Albertini
salim :
Toufik Gasmi est ce le neveu de rachid mekhloufi ? qui habitait a la rue des frères habbache si c’est bien lui je le connais ,un ami d’enfance de la rue vallée un fervent supporter de l’usms et qui jouait très bien au football. ses parents se sont installé a Alger dans les années 60/70. a l’occasion je lui passe un grand bonjour.
fayçal :
Toute ma considération pour votre article et le livre que vous avez publié et que j’ai eu le plaisir de savourer à travers les délicieux inoubliables souvenirs de notre jeunesse...Félicitations ! quand aux médisances nous sommes bien au delà placés pour y donner une importance quelconque et rien d’étonnant à ce genre de propos qui donne une idée sur l’individu.
Commentaire n°205343 :
@HD et ceux qui ont fréquenté ce lycée de 1962 à nos jours ,ce sont des fils de bachaghas et de caids ? je rappellerai que beaucoup de fils de caids et de bachaghas ont servi la révolution et l’Algérie indépendantes comme beucoup de fils de moudjahidines ont trahi la révolution,les chouhadas et se sont servis sans servir l’histoire ce n’est jamais tout blanc ou tout noir,elle est souvent grise,ce nst pas comme au cinéma avec d’un coté les bons et les méchants de l’autre Boudiaf,F.Abbas,Dr Lamine Debaghine,Ait ahmed Abbane Ramdaneb,Kerouani,Malika Gaid et bien d’autres ont fréquenté les lycées coloniaux et ont bien servi leur pays (tombés au champ d’honneur ou non)

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