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Hommage au Chahid Ahmed BENDRIMIAA

mercredi 29 mars 2017, écrit par : M.F. TOUMI

Hommage au Chahid Ahmed BENDRIMIAA
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Cet héros qu’est Ahmed BENDRIMIAA né le 24/02/1926 est plus connu sous le surnom d’Ahmed Lamtarouach hérité de ses bizarreries qui désarçonnaient ses adversaires lors de ses diverses actions militaires.

Dès son jeune âge il apprendra le coran avant d’aller aider son père Mohamed à cultiver. Véritable force de la nature, il sera embauché dans une entreprise de travaux routiers.Après le déclenchement de la guerre d’Algérie son géniteur rejoint le maquis où il tombera au champ d’honneur en 1956. Ahmed BENDRIMIAA qui travaillait encore dans la même société, subtilisait des bâtons de dynamite pour les remettre aux Moudjahidine avant que l’on ne s’aperçoive d’un manque au niveau du magasin des explosifs.

Ayant eu des échos des soupçons qui pesaient sur lui il rejoindra le maquis à la wilaya I en 1956 (Voir Photo) échappant de justesse à l’arrestation des gendarmes. Depuis, il multiplia ses actions contre les forces d’occupation et les colons des régions de Bordj Bou-Arréridj et Sétif devenant ainsi l’ennemi public le plus redouté et recherché.

Les habitants de Bordj El-Ghedir, Ghilassa, Ras El-Oued, Ain-Oulmène, Ain-Azel, Ouled-Tebbane, Sétif et d’autres localités du pays (Constantine, Khenchela, Batna etc...) connaissaient la bravoure et la vivacité de son esprit d’initiative. Il était un Moudjahid itinérant, car jouissant de la confiance de ses responsables. En 1957, après avoir effectué une opération réussie contre un colon virulent et raciste à Bendiab (SETIF)il sera blessé par balle pas ce dernier. Quelques temps après il sera arrêté et incarcéré à la maison d’arrêt de Sétif d’où il s’échappera pour retourner dans le maquis où il apprendra la mort de son frère Said.

Après plusieurs faits d’armes, en 1959 en tentant de saboter la centrale électrique à l’entrée Est de Sétif, il est mortellement touché par les forces de l’ordre colonial postées dans l’entourage de cet édifice stratégique.

Trente quatre ans après l’indépendance, le 31 Octobre 1993, son corps enterré à Sidi-Said (Voir photo) sera exhumé pour être mis en terre au cimetière de Ghilassa (B.B.A) auprès de son père et son frère et les autres Chouada.

Son fils Nacer qui n’a eu cesse de chercher la tombe de son père qu’il n’a connu qu’à travers des photos réussira à la trouver et sera confronté à beaucoup de difficultés auprès des services concernés de la Wilaya de BBA pour le transfert du corps. Ne lâchant pas prise, il obtiendra satisfaction auprès des ,responsables à Sétif.
De nos jours, deux (02) écoles primaires, l’une à la cité du 20 Août 1955 (dite 1000 logts) à Sétif, l’autre à Ain-Oulmène ainsi qu’une rue dans la même ville (Ain-Oulmène), ainsi qu’un lycée à Bordj El-Ghedir portent et immortalisent le nom de ce Chahid.

Légende :
On reconnait Ahmed BENDRIMIAA avec sa kachabia rayée à l’avant de la photo avec ses frères d’armes au maquis.
On voit son fils Nacer près de la tombe de son père au cimetière de Sidi-Said à Sétif.


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