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Journées de psychiatrie à Sétif

La schizophrénie en débat
vendredi 14 avril 2006, écrit par : Kamel Beniaiche, El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

Le service de psychiatrie du centre hospitalo-universitaire de Sétif, en collaboration avec la Société de psychiatrie, a organisé, jeudi, les premières journées de psychiatrie.

La rencontre a été rehaussée par les communications d’imminents praticiens, tels les professeurs Kacha (président de la société algérienne de psychiatrie), Merdji (Constantine), Semaoune (Alger) et Belaïd (EHS Mahfoud Boucebci-Alger). Les débats, qui ont suscité l’intérêt des étudiants de la faculté de médecine, n’étant pas quotidiennement au contact de ces érudits d’un rang magistral, ont tourné autour de nombreux thèmes importants aussi bien les uns que les autres : « Actualités sur la schizophrénie », « Epidémiologie des schizophrénie » et « Clinique des schizophrénie » sont les principaux sujets traités lors de la première séance. Avant que le Professeur Kacha ne clôture en fin de journée, cet important rendez-vous, par une intéressante conférence sur l’hypnose. Les séminaristes ont eu, lors de la séance de l’après-midi, droit à quatre communications articulées autour des axes suivants : « Qu’est-ce que l’hallucination ? », « Traitement biologique des schizophrénies », « Etude catie » et « Prise en charge psychosociale : les C.I.S.M ». Après avoir défini l’hallucination qui est une perception pathologique et présenté plusieurs exemples cliniques pouvant l’illustrer, le docteur Allouani, chef du service de psychiatrie au CHU de Sétif, a tenté à travers son intervention de démystifier la maladie mentale et aborder par la même occasion la relation entre celle-ci et les croyances mystico-religieuses, « ancrées » dans notre société. « Le discours métaphorique et les explications par les-djins", le mauvais œil, et la possession constituent le meilleur vocabulaire pouvant expliquer la survenue de troubles psychiques permettant de redonner au malade le sentiment fondamental de son identité et de son appartenance au groupe social et familial », dira en conclusion l’orateur. Il convient de souligner que les organisateurs ont, à travers ce congrès, voulu briser le sujet tabou qu’est la maladie mentale chez nous. Ils ont, par ailleurs, essayé d’informer le grand public sur la schizophrénie, une pathologie peu connue et qui touche pourtant 1% de la population algérienne. Soit environ, 300 000 personnes : « Ce genre de conclaves animés par des professeurs sont d’un grand apport pour les étudiants à la recherche de nouvelles connaissances, actualisées de surcroît. Ils nous permettent de renforcer nos cours théoriques et de nous mettre en outre, à niveau ... », tels sont les propos de Khalil, ce futur médecin ne ratant ni colloque ni même une simple journée d’information...

Kamel Beniaiche


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