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AUTOROUTE EST-OUEST : Les Japonais installent leur QG à Sétif

mercredi 31 mai 2006, écrit par : Le Quotidien d’Oran, mis en ligne par : Boutebna N.

Pour procéder aux dernières retouches, avant le lancement des travaux, une délégation du groupe japonais COJAAL, accompagnée des responsables de l’Agence nationale des autoroutes (ANA), s’est rendue lundi à Sétif où elle s’est entretenue ave le wali.

Le groupe japonais chargé de la réalisation dans la partie Est du pays d’un tronçon de 399 km du projet de l’autoroute devant assurer la liaison entre Annaba et Tlemcen, a émis le souhait d’installer son quartier général dans la région de Sétif, qui constitue, à leurs yeux, un centre névralgique.

Lors des entretiens avec le responsable de l’exécutif, ce dernier a assuré la délégation japonaise de la collaboration des autorités locales et la disponibilité de tous les services concernés pour la concrétisation et la bonne marche de ce projet. Les services de la wilaya ont d’autre part affirmé que la future autoroute Est-Ouest, qui traversera la wilaya de Sétif sur une distance de 75 km, comprend de nombreux ouvrages d’art importants tels que des échangeurs et des ponts, mais qui ne présentent aucune contrainte majeure pour le démarrage imminent des travaux.

Le groupe nippon COJAAL, retenu pour la partie Est du projet autoroutier, est l’un des sept soumissionnaires étrangers qui avaient présenté leurs offres pour les trois lots Est, Ouest et Centre, à la fin du mois de mars dernier. Pour le tronçon Est, cinq soumissionnaires à savoir : Bechtel, le groupe japonais COJAAL, les deux groupes chinois et le groupement Italia avaient fait des offres variant entre 123 et 226 milliards de dinars. Après ces offres, l’Agence nationale des autoroutes (ANA) avait tranché en faveur des Chinois et des Japonais. En effet, l’autoroute Est-Ouest en deux fois trois voies est confiée au groupement japonais COJAAL pour le tronçon Est et au groupement chinois CITIC/CRCC pour les tronçons Ouest (359 km) et Centre (169 km). Composé de six entreprises, le groupement japonais COJAAL a décroché la réalisation du tronçon Est pour plus de 376 milliards de dinars (près de 5,2 milliards de dollars). Pour le lot Centre, le groupement chinois CITIC/CRCC a eu le marché pour plus de 192 milliards de dinars (environ 2,6 milliards de dollars). Le même groupement a décroché la partie Ouest de cette autoroute pour une offre financière de plus de 258 milliards de dinars (près de 3,6 milliards de dollars). Les deux groupements se sont engagés sur un délai de 40 mois, comme exigé par l’Agence nationale des autoroutes.

Le 28 mars dernier, la commission de l’ouverture des plis pour l’appel d’offres relatif à la réalisation du projet de l’autoroute Est-Ouest avait procédé à Alger à l’ouverture des offres financières pour les trois lots de ce projet. Au total, sept soumissionnaires étrangers ont présenté leurs offres financières pour la réalisation des trois tronçons du projet qui s’étend sur 1.216 km. Il s’agit de la société américaine Bechtel, qui a soumissionné individuellement, de 14 sociétés portugaises réunies dans le groupement Luso Group, de quatre sociétés chinoises représentant deux groupements (CSCEC/CHEC et CITIC/CRCC), d’un groupement japonais formé par six sociétés, d’un groupement italien « Italia » composé de quatre sociétés et des sociétés françaises Razel et Vinci, et l’allemande Bilfinger réunies dans un consortium franco-allemand.

Pour le tronçon Centre de 169 km, outre les deux groupements chinois, Razel/Vinci/Bilfinger, Luso Group et Italia ont fait des offres financières définitives allant de 56,66 à 67 milliards DA. Quant au dernier lot (400 km), il a enregistré les offres de Bechtel, Luso Group, les deux consortiums chinois et Italia Group, situées entre 60 et 112 milliards DA. L’ouverture des offres techniques relatives à cet important projet structurant s’était tenue les 21, 22 et 23 janvier dernier au siège de l’ANA. Le délai de réalisation des trois parties est fixé à 40 mois, selon le cahier des charges établi par le ministère en charge du secteur et qui impose également aux sociétés étrangères de recruter de la main-d’oeuvre locale et de former des cadres spécialisés dans ce domaine. Le ministre des Travaux publics avait expliqué le choix des pouvoir publics de limiter les appels d’offres aux seules sociétés étrangères, par le fait que les entreprises algériennes ne pouvaient objectivement mener à terme un projet d’une telle ampleur. Ce projet, l’un des plus importants du pays, a été relancé en 2001 à la faveur du programme de soutien à la relance (2001-2004). Il a été ensuite impulsé par un grand apport financier dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la croissance pour la période 2005-2009. D’ores est déjà, environ un milliard de dollars sur les sept consentis par le Trésor public pour ce projet ont été consommés.

Djamel B.


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