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Une histoire d’hôtel

dimanche 23 juillet 2006, écrit par : Bougaa

L’implantation d’un hôtel sur l’assiette d’une ancienne villa, située au niveau de la cité des Moudjahidine (ex-Fiozini, lotissement du foyer des anciens combattants), prend du côté de Aïn El Fouwara les allures d’un scandale.

Les riverains dénoncent à travers des pétitions et des correspondances transmises aux pouvoirs publics les violations de la loi et le non-respect des textes de la République, notamment le décret exécutif n°91/175 du 28 mai 1991, définissant les règles générales d’aménagement d’urbanisme et de construction. Sans les citer, les habitants de la cité résidentielle, ne devant, selon eux, pas se transformer en zone d’extension touristique (ZET) montrent du doigt les services techniques de la commune de Sétif et de la Duch. « En dépit de notre opposition, le permis de construire a été délivré le 15 février 2006, et ce, pour la construction d’un hôtel de type R +7 sur la façade principale et d’un R + 8 sur la façade postérieure donnant sur une voie d’accès de 6,20m (trottoir inclus 2 x0.60) , dira un des pétitionnaires qui mettent sur le tapis les dispositions du plan directeur d’aménagement urbain (PDAU) de 1996, toujours en vigueur. Pour les réclamants, la réalisation d’un tel ouvrage engendre moult problèmes pris en considération pourtant par le législateur, à savoir le vis-à-vis, l’ensoleillement et la protection du cadre de vie. « Pour contourner la loi, certains bureaucrates n’ont rien trouvé de mieux que de délivrer un certificat d’urbanisme à l’entrepreneur qui ne s’est pas donné la peine d’aviser ou de discuter avec les riverains décidés par la voie légale à préserver la cité de toute agression urbanistique et de l’empiètement sur les parties communes du lotissement ainsi que du domaine public », précisera notre interlocuteur qui réclame, à l’instar des voisins, l’ouverture d’une enquête devant non seulement situer les responsabilités mais démasquer les « auteurs » qui continuent d’octroyer des « largesses » à certains entrepreneurs défigurant par le biais des buildings destinés à la revente promotionnelle l’aspect urbanistique de Sétif. Aux dernières nouvelles, le wali qui ne badine pas (voir El Watan du 19 septembre 2004 n°4204) avec ce genre d’affaires vient d’ouvrir une enquête. L’hypothèse de tout remettre en cause n’est pas à écarter. Signalons, par ailleurs, qu’une affaire similaire éclabousse la cité le Caire (ex-La pinède)... Nous y reviendrons !

Kamel Beniaiche

El Watan


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