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Gestion des affectations de l’eau : 21 wilayas en conclave à Sétif

samedi 16 décembre 2006, écrit par : Farid Benabid, Liberté, mis en ligne par : Boutebna N.

Le ministère de l’Hydraulique a organisé dernièrement une journée d’étude sous forme d’ateliers qui ont regroupé 21 wilayas du pays, journée dédiée à la gestion et à la planification des ressources hydriques. Ont participé à ce séminaire, également, les Agences des bassins hydrographiques (ABH) du Hodna, de la Soumam et Melegue du Constantinois.

La wilaya de Sétif dispose d’une superficie de 6 504 kilomètres carrés. Sa situation géographique constitue une ligne de partage Est-Ouest et les ABH du Constantinois et de l’Algérois. Sa géomorphologie du Nord au Sud se distingue par une zone de montagnes de la Petite- Kabylie, avec une pluviométrie annuelle de 750 mm, un zone des Hauts-Plateaux à haute valeur agricole, avec une pluviométrie de 450 mm en moyenne et une zone semi-aride de 400 mm de précipitations, avec une présence de chotts selifères. Cet état des lieux exige une planification rigoureuse des ressources, afin de mettre fin aux conflits entre les besoins d’AEP et ceux de l’agriculture, notamment.
La wilaya de Sétif vient, dans ce cadre, de bénéficier de la réalisation des transferts des eaux des barrages d’Igmilemda et d’Irraguène. Véritables projets structurants qui demandent une planification intégrée dans le secteur de l’eau. La région de Sétif éprouve des difficultés en matière de disponibilités des ressources en qualité et en quantité, ce qui se répercute sur la maîtrise de l’affectation de celle-ci, en fonction des besoins prioritaires.
Cela est dû essentiellement à l’absence d’un cadastre hydraulique fiable à même d’élaborer une planification intégrée pluriannuelle à moyen et long terme. D’autre part, l’obligation de répondre aux sollicitations quotidiennes des collectivités locales rend ardue toute prospection à long terme dans les conditions actuelles d’organisation des services. Aussi, est-elle importante la nécessité d’arrêter les différents ratios et normes en matière de mobilisation, d’affectation et d’exploitation des ressources dans toute planification intégrée.
Cette dernière reste tributaire de la mise en place des instruments édictés par la loi relative à l’eau, tant en matière législative par la promulgation des textes d’application, qu’en matière d’organisation des structures et de définition de règles précises et le respect en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de développement agricole, industriel et environnemental, ainsi que les relations codifiées entre les différents secteurs utilisateurs ou bénéficiaires de ressources hydriques.

Farid Benabid


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