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Une visite du ministre des sports prévue cette semaine à Sétif

L’examen du dossier de la natation en passe de dévoiler tout le revers de la pratique sportive dans la région
dimanche 18 février 2007, écrit par : Abdelhalim Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Selon des rapports d’expertises financières, l’exercice de la nouvelle équipe dirigeante de la piscine olympique, qui n’a duré que six mois, fait ressortir des recettes de l’ordre de 210 millions de centimes rien qu’en période estivale, un chiffre qui dépasse de loin le total des recettes enregistrées au cours de 4 années relevant de la gestion antérieure

Selon la nouvelle vision de la politique de la pratique sportive nationale, Sétif a été retenue au titre de pôle d’excellence de la natation, et, de ce fait, en plus de la piscine olympique existante, après les performances continentales des nageurs sétifiens par le passé, une nouvelle piscine olympique en attente d’inauguration officielle a été réalisée à El Eulma ainsi qu’un projet d’envergure mondiale de deux bassins et de 1 200 places dont l’enveloppe financière, estimée à 40 milliards de centimes, sera supervisée par Yahia Guidoum lors de sa visite à Sétif. Si par le passé, Bella Abderrezak a été détenteur du titre de triple recordman d’Afrique, Bella Mehdia et Nabila, championnes nationales durant quelques années, il n’en demeure pas moins que l’on apprend actuellement qu’aucun nageur sétifien n’est apte à se mesurer à ses homologues nationaux en compétitions nationales. C’est ainsi que, dès l’installation de l’actuel wali de Sétif, vers la fin de l’année 2004, la pratique sportive à Sétif a été jugée « catastrophique », à l’instar de la natation où même le bassin ne répondait guère aux normes d’hygiène, selon les rapports des services compétents de la wilaya. L’action de réhabilitation de la natation à Sétif a été vite engagée par le DJS sous le signe du slogan « piscine propre », dès l’entame de la saison sportive précédente, et une nouvelle équipe chargée de « l’épuration » de la situation financière et organisationnelle a été mise en place.

L’action visait, entre autres, à redresser la situation financière de l’unité qui dépendait de l’OPOW, et dont l’exploitation, soumise durant de longues années à la « sous-traitance », échappait au contrôle du conseil d’administration qui ne s’est jamais réuni, selon certains témoignages. Aussi, selon des rapports d’expertises financières, l’exercice de la nouvelle équipe dirigeante de la piscine olympique, qui n’a duré que six mois, fait ressortir des recettes de l’ordre de 210 millions de centimes rien qu’en période estivale, un chiffre qui dépasse de loin le total des recettes enregistrées au cours de 4 années relevant de la gestion antérieure. Une anomalie qui met sur le devant de la scène le chapitre des « manipulations douteuses » d’argent accumulé grâce à la complicité des animateurs-entraîneurs avec les responsables du complexe olympique OPOW. Les statistiques officielles, qui font ressortir que la capacité d’accueil maximale du bassin arrêtée à 120 nageurs n’est guère respectée, avancent aussi des chiffres de rentabilité financière « dérisoires » de l’OPOW de 39 millions de centimes par an alors que les clubs affiliés enregistrent des chiffres de plus de 221 millions. « N’importe qui peut louer un couloir », nous explique-t-on, pour signaler l’autre problème inhérent aux abonnés dont le nombre n’est guère contrôlé, de même que le profil des initiateurs, apparentés à celui de « commerçants » et dont la majorité relève de la tranche d’ouvriers de l’OPOW. Outre cela, ce sont les normes de sécurité et d’hygiène qui sont dénoncées. La piscine n’est guère pourvue d’infirmerie, les toilettes de la berge sont transformées en magasins de stockage et les extracteurs d’air non fonctionnels.
A l’heure de l’inscription du projet de piscine d’envergure internationale entrant dans le cadre de la promotion de la natation à Sétif, il reste à déterminer le rôle du chargé des piscines nationales au niveau du ministère et celui du DJS, appelés, tous deux, à veiller à l’application d’une stratégie de développement de la natation afin d’aboutir aux objectifs nobles de la compétitivité. Car, ni l’exploitation de l’installation actuelle ni le personnel en charge de l’initiation de la discipline, a fortiori dans le domaine des loisirs, qui relègue au dernier plan le facteur de la compétitivité et dont les mœurs ont souvent été dénoncées, ne pourraient permettre l’aboutissement du projet de pôle d’excellence de la natation à Sétif décidé par les grandes instances sportives du pays. Reste que la préparation du cadre « folklorique » de la visite ministérielle pour l’inauguration de la piscine d’El Eulma ne manquera pas de s’en prendre encore à l’aspect « insidieux » au risque de détourner l’attention de la visite officielle ponctuelle des visées réelles de la pratique sportive à Sétif.

Dimanche 18 février 2007
Par Abdelhalim Benyelles


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