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Jumelage Sétif-Rennes : Quand les universitaires s’impliquent

mercredi 4 juillet 2007, écrit par : Kamel Beniaiche, El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

Signé en 1982, le jumelage entre les villes de Sétif et de Rennes n’a pas atteint 25 ans après les objectifs escomptés par les initiateurs du projet qui tend à faire connaître l’antique Sitifis aux Rennais et vice versa.

Les échanges dans les différents domaines de la vie économique, culturelle, scientifique et sportive étaient les autres buts visés. Néanmoins, la décennie noire a porté un sacré coup à la dynamique des deux rives. Et pour reprendre le contact pouvant se transformer en un véritable partenariat de coopération, des chercheurs des universités de Sétif et de Rennes I prennent, à travers les 1re rencontres scientifiques, le taureau par les cornes. Prévue du 7 au 11 novembre prochain, la manifestation, qui traitera de nombreux thèmes en chimie, électronique, médecine entre autres, permettra aux chercheurs des deux institutions de présenter des travaux et de confronter les résultats relatifs à des sujets communs. « Cette rencontre sera, sans nul doute, une opportunité pour, d’une part, renforcer la collaboration et étudier, de l’autre, les possibilités d’échanges d’enseignants-chercheurs et l’envoi d’étudiants-doctorants à Rennes », nous confie le doyen de la Faculté des sciences, le docteur Mustapha Maâmèche, l’un des initiateurs de l’opération côté sétifien. N’ayant jamais coupé le cordon ombilical avec l’Algérie, sa mère patrie, le docteur Lahcène Ouahab, l’enfant de Ouricia, un pur produit du lycée Kerouani, est l’autre cheville ouvrière de cette grande première, et qui fera sans nul doute date et pour le grand bien des deux agglomérations d’autant que l’initiative jouit de l’appui de MM. Nouredine Bedoui et Edmond-Hervé, respectivement wali de Sétif et maire de Rennes devant, nous dit-on, se rendre prochainement à Aïn El Fouara. « Ces premières rencontres scientifiques feront, j’en suis convaincu, beaucoup de bien non seulement aux chercheurs mais aux deux collectivités qui vont certainement mettre à profit ces retrouvailles pour mettre les jalons d’une longue et féconde coopération sachant que les premiers responsables des deux cités sont décidés à donner une autre impulsion au jumelage Sétif-Rennes », souligne le docteur Ouahab, directeur de recherche 1re classe au CNRS. Notons à toute fin utile, que l’érudit précité est l’auteur de plus 200 publications. Il a en outre animé 150 conférences et congrès. Mieux encore, le chercheur, cet autre invétéré ententiste, est actuellement le coordonnateur du groupe de recherche international France-Japon, sur les matériaux moléculaires multifonctionnels. Excusez du peu. Ne voulant sans nul doute pas faire les choses à moitié, les universitaires ont entamé des démarches pour organiser une rencontre devant opposer le Stade rennais à l’Aigle noir, n’étant autre que le champion d’Algérie en titre. Les recettes du match, qui aura lieu probablement entre septembre ou novembre prochain, en France à Rennes exactement, seront destinées à l’achat de matériel médical pour le CHU de Sétif qui abritera la 2e manche de ces retrouvailles devant profiter à l’antique Sitifis ayant en matière de gestion des espaces verts, d’entretien de canalisations d’eau, de collecte de déchets ménagers, de transport urbain et bien d’autres volets, beaucoup à gagner de l’expérience rennaise.

Kamel Beniaiche El Watan


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3 commentaire(s) publié(s)
ziton :
renne est une université respectable. Un jumelage avec meilleure que soit est toujours utile. Cela ne veut pas dire que ce jumelage empèche d’ autres, avec d’autres universités plus importantes. je suis cadre, diplomé de l’université francaise ( sorbonne et paris 7, jai eu mon doctorat en 1991). j’ai travaillé suffusamment en Algérie. Mais à chaque instant qui passe, je perd mes connaissances, les moyens de travail pour un scientifique sont dérisoires, l’université n’offre pas ce cadre d’épanouissement scientifique. Hélas nos connaissances s’effritent, et c’est cet échange avec les universités étrangères qui nous permet de maintenir le cap. je me suis éxilés, comme beaucoup de compatriotes, pour valoriser ce bagage acquit durant une trentaine d’années, alors que d’autres travaillaient dèjà. je suis parti trés déçu, écoeuré même. Déçu de voir des personnes accédées au rang professoral sans le mériter, déçu de voir des personnes élevées à des postes à une année lumière de leur compétence. Mais je suis (...)

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