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Bouteflika et Sarkozy balisent les termes de la coopération économique

mercredi 11 juillet 2007, écrit par : Ghada Hamrouche, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Vendre son projet d’union méditerranéenne est la préoccupation centrale du chef de l’Etat français, M. Nicolas Sarkozy, qui a effectué hier une visite à Alger.

Lors du point de presse qu’il a accordé à la résidence d’Etat de Zéralda, il n’a pas hésité à réitérer son invitation aux Algériens, qu’il souhaite voir partie prenante de son projet. Pour ce, il ne manquera pas de louer « la sagesse du président Bouteflika, et son expérience, qui saura formuler les propositions en évitant de mécontenter les uns et les autres ». Cette union a l’ambition de rassembler les pays du pourtour méditerranéen, comme la Turquie, qui, selon M. Sarkozy, n’ont pas vocation à intégrer l’Union européenne mais à avoir avec l’Europe des liens privilégiés. Plaidant la cause de son union méditerranéenne, le président français affirmera qu’il souhaite voir la région se transformer en un lac de sécurité. Il précisera que cette union se construira autour « des questions de l’environnement, de la paix, de la sécurité, du développement économique et du dialogue des cultures ». Il affirmera qu’il s’agit bien d’un « projet méditerranéen et non d’une idée française » dont le contenu et le contenant seront connus « lors de la réunion des chefs d’Etat prévue pour le premier trimestre de l’année 2008 ». Une précision ponctuée par son souhait de voir Alger, première destination du président français hors Europe, adhérer au projet et en être une force motrice. Alger reste cependant prudente sur ce projet et attend d’en connaître le contenu détaillé avant de se prononcer sur une probable adhésion. La visite d’Etat qu’effectuera le président français à Alger en novembre prochain en donnera certainement de plus amples détails. Pour l’instant, la préoccupation majeure des Algériens demeure la préparation de l’après-hydrocarbures. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, l’a exprimée clairement à son hôte en lui signifiant la volonté de l’Algérie de faire de la France un partenaire économique.
M. Sarkozy, qui n’ignore pas que ce partenariat constitue une chance inespérée pour la relance de l’économie française stagnante depuis quelques années, n’a pas manqué d’exprimer la volonté de la France de coopérer dans le secteur énergétique, « non seulement dans le domaine du gaz, mais également dans ceux du nucléaire civil et de l’agroalimentaire », souhaitant à cet effet que les entreprises françaises investissent « massivement » en Algérie.

Sur tous ces points, « nos montres ont marqué exactement et strictement la même heure », a dit le président français aux côtés de M. Bouteflika qui n’a fait aucune déclaration. Quant au contentieux historique entre les deux pays, le chef de l’Etat français s’est obstiné à dire qu’il souhaitait avoir des relations résolument tournées vers l’avenir. M. Sarkozy a refusé une nouvelle fois le repentir, soulignant qu’il « n’a pas connu la guerre d’Algérie ». Il ajoutera : « Je ne viens ici ni pour blesser ni pour m’excuser » avant de conclure sur ce chapitre : « Les Algériens ont beaucoup souffert, je respecte cette souffrance mais il y a eu aussi beaucoup de souffrance de l’autre côté, il faut la respecter. C’est l’histoire, c’est le passé, maintenant construisons l’avenir. »
En ce qui concerne les questions d’immigration et de circulation des personnes, M. Sarkozy a réaffirmé l’orientation de la France vers une immigration choisie selon les besoins de l’économie française. Il soulignera, dans ce sillage, que le nombre de visas délivrés par les services consulaires français a augmenté alors que les délais ont été réduits. Concernant la question du Sahara occidental, le président français, qui souhaite vraisemblablement un rééquilibrage des relations de son pays, ne s’est pas départi de « la position traditionnelle de la France ». Il a toutefois avoué « la complexité de la question » et sa volonté de « ne pas assumer un problème de plus ». C’est pourquoi, il estimera que « la solution proposée par l’ONU semble intéressante même du point de vue algérien et nous espérons la voir progresser pour que puisse progresser l’union du Maghreb ». Une union que la France « ne saurait imaginer sans l’Algérie et le Maroc ». Est-ce le prélude à une future neutralité ? L’avenir y répondra.

Ghada Hamrouche, La Tribune


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8 commentaire(s) publié(s)
BABOUR :
avancons avrc ces nouvelles IDES de Mr sarkozy qui a mon avis sont franches et sinceres et demandons toujours a voir ????
pierre :
je souhaite une meilleure entante entre nos deux pays car l algerie est un pays magnifique et tres acceuillant souhaitant une reussite des deux presidentset une tres bonne entente de ces deux pays je suis francais et je connais l algerie tres acceuillante salut l algerie que j aime

Réponse de marseillais :

je souhaite qe la france et l,algerie travaillent sur de solide bases pour une cooperation juste et egale sans hypocrisie pour ameliorer la vie quotidienne des deux peuples , parceque la france ne peut s,en passer de l,algerie ,et l,algerie aussi , c, mon avis.
Commentaire n°4400 :
LA FRANCE , A MON AVIS DOIT FAIRE UN PARDON PLUS INDIRECT ET TECHNIQUE , C’EST A DIRE AVEC DU PARTENARIAT SINCERES ET EVOLUTIF . EN AIDANT L’ALGERIE QUI A BESOIN DE COUP DE MAIN POUR SORTIR VERS LE DEVELOPPEMENT QUELLE MERITE , LA FRANCE EST LA BIEN VENUE POUR TOUJOURS , CAR L’HISTOIRE DE LA FRANCE C’EST L’ALGERIE ET L’HISTOIRE DE L’ALGERIE C’EST LA FRANCE . ALORS NE SOYANT PAS HIPOCRITES ET REGARDANT L’AVENIR .

Réponse de irwan :

Bonjour, ce n’est pas à la france d’aider l’algérie. C’est aux importateurs de cesser d’importer tout et n’importe quoi. Les barons de l’import import leurs enfants leurs petits enfants veulent les 100 milliards de dollars de cagnote. Il font tout pour dissuader les algeriens de travailler. Tout les décideurs sont de mèche. Pour preuve l’exemple SAïDAl et son insuline 100% algérienne qui ne trouve pa d’acheteurs en Algérie et dont on a saboté l’usine. Que fait Omar tou le ministre il bave devant ce problème. Les importateurs font les lois. Dirigent le pays. Le gouvernement est à la botte d’un cartel qui ne dit pas son nom. En second les français ne veulent pas investir en Algérie. Pour eux c’est une revanche en rapport a l’indépendance. Au maroc, en tunisie et en iran la france a investis dans des usines automobiles. pourquoi pas en Algérie Je vis en france. Et lorsque je vois les lois algeriennes qui se contredisent, les dépassements, les faux handicapés, le filet social, les terroristes leurs familles et (...)
revedorient :
Il est pour le moins curieux de considérer la souffrance des algériens du fait de la colonisation sur le même pieds que celle de ceux qui en été la cause directe ! Renvoyer dos à dos les victimes et les bourreaux est une drôle de manière de lire l’Histoire ! Non et toujours non : nous avons souffert du fait de la France et nous ne sommes resposnables d’aucune souffrance de ceux qui nous ont spoliés et dominés pendant plus d’un siécle ! La France s’est excusée pour des faits qui ont entâché sa mémoire de la seconde guerre Mondiale, pourquoi persister à refuser de le faire pour des faits beaucoup plus graves et dans lesquels la France a été directement respnsable ? Deux poids, deux mesures c’est cela le cartésianisme de Sarkozy ! Si M. Sarkozy se démène comme il le fait pour son projet d’union méditerranéenne, c’est dans l’intérêt de son pays (...)
Commentaire n°5279 :
Algerie na rien gagner avec la france !? je dirai meme d’arrater les accords franco-algerien et de bannir cet langue de notre pays ? la france a pour seul bute nous enfoncée elle sera jamais ami d’un algerien impossible.. algerie devrait se tourner du coté américain elle aura plus influence que la france en as ? de plus le leader est bel et bien les américain et non se pays de paille qui est la france. de plus encore la france ne veut pas la réussite de algerie et n’oublions pas la france à soutenu le Fis en arme ?et en argent ?pour tuer de Algerien.... si l’algerie continu en direction de la france ? algerie sera morte dans les décénies a venir... allons vers le patron U S A ?et non celui qui joue le patron ? a+

Réponse :

T’as Raison On A Que Faire avec la France Pendant des années ils avaient le monopole des exportations vers l’Algerie et maintenant za’ama on nous tend la main ???!!! Votre Main Gardez la Pour autre chose !!!! malgré ce que l’on peut dire des USA, la France a fait pire (les reseaux Françafrique : lire http://www.stop-francafrique.com/ )

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