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Algérie : Les élections locales auront lieu le 29 novembre

samedi 1er septembre 2007, écrit par : Ghada Hamrouche, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Les élections locales pour le renouvellement des Assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW) auront lieu le 29 novembre, a annoncé jeudi le ministère de l’Intérieur.
Conformément aux dispositions de la Constitution et à celles du régime électoral, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a signé jeudi le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres des Assemblées populaires communales et de wilaya le jeudi 29 novembre 2007.

« Dans ce cadre, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, et en vertu des dispositions de l’ordonnance N° 97-07 du 6 mars 1997 modifiée et complétée, portant loi organique relative au régime électoral, porte à la connaissance des citoyens et citoyennes qu’une période de révision exceptionnelle des listes électorales sera ouverte du lundi 3 septembre au mercredi 12 du même mois », ajoute le communiqué.
A cet effet, le ministère invite tous les citoyens et citoyennes non inscrits sur les listes électorales, âgés de 18 ans au 29 novembre 2007 à solliciter leur inscription auprès de leur commune de résidence. « Les électeurs et électrices ayant changé de résidence sont également invités à demander leur radiation de la liste électorale de leur ancienne commune de résidence et leur inscription sur la liste électorale de leur nouvelle commune de résidence », conclut le communiqué de l’intérieur.
A noter que ces élections devaient se tenir au plus tard au début du mois d’octobre. Face aux réticences de la classe politique quant au timing qui coïncidait avec la rentrée sociale et le mois de ramadhan et à la crainte d’un boycott plus large que celui des législatives du 17 mai dernier, le gouvernement a décidé le report de ces élections locales.
Nourredine Yazid Zerhouni, ministre d’Etat ministre de l’Intérieur, a présenté le 11 juillet dernier devant l’Assemblée populaire nationale (APN), le projet de loi portant report des élections locales ainsi que le projet d’amendement du code électoral qui, selon lui, permettrait de préserver les mœurs politiques du marchandage des listes qui a marqué les dernières législatives.

Lors de sa présentation à l’Assemblée, M. Zerhouni a expliqué le bien-fondé de l’amendement du code électoral qui permettra, selon lui, de corriger certaines « insuffisances et dérives » relevées depuis 1997. « Nous avons observé de nouveaux types de spéculations financières qui ne sont rien d’autre que des manipulations spéculatives frauduleuses et immorales : cette ‘’beznassa’’ des listes électorales ou des classements dans les listes souvent alimentée par l’argent sale a pollué notre environnement politique d’une manière inacceptable. Force est de constater que certains partis, bien que légalement constitués ou mis en conformité, mais n’ayant plus de base militante, se sont livrés sans vergogne à de telles manipulation », a affirmé Zerhouni lors de son intervention devant les députés. Le ministre a expliqué le système de « parrainage » et le « taux obligatoire » qui sera imposé aux partis politiques et aux candidats indépendants. Ainsi, ne pourront solliciter le suffrage des électeurs que « les candidats ayant un ancrage et une assise significatifs dans la société ». Zerhouni s’est néanmoins montré rassurant quant au sort des partis « sans assise ». Ceux-là ne feront l’objet d’aucune exclusion ni restriction dans leurs activités politiques mais seront soumis, lors des rendez-vous électoraux, à l’exigence d’un parrainage en faveur de leurs listes par au moins 5% des inscrits dans chacune des circonscriptions où ils présentent des candidats et ce, au même titre que les candidatures indépendantes. Ces amendements que l’on appliquera aux élections locales du 29 novembre prochain apporteront-elles un changement à la carte politique algérienne ? Rien n’est moins sûr. Les résultats des différents scrutin depuis 1997 ont vu s’alterner au pouvoir le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), et rien ne porte à croire que ces élections du 29 novembre dérogeront à la règle établie depuis une décennie.

Pour rappel, les dernières élections locales ont été remportées par le Front de libération nationale (FLN, nationaliste) talonné par le Rassemblement national démocratique (RND). La Kabylie qui avait boycotté les locales du 10 octobre 2002 en Kabylie à l’appel du mouvement contestataire des archs, né suite aux émeutes sanglantes du printemps noir de 2001. En août 2005, le gouvernement a dissous les 130 APC et les deux assemblées de wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa. Des élections partielles ont été organisées le 28 novembre dans ces deux wilayas.
Avec une faible participation, la plupart des sièges ont été raflés par et le Front des forces socialistes (FFS), de Hocine Aït Ahmed et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) du Dr Saïd Sadi.


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5 commentaire(s) publié(s)
Zaher de BOUGAA :
Ces éléctions ne servent absolument à rien.La preuve en cinq ans L’APC de BOUGAA n’a rien foutu mis à part quelques aménagements gérés par La Wilaya à l’occasion de la visite de monsieur le Président de la république.Ces élus ne se montrent que lors des visites des autorités ou lors des récéptions. Nous avons un stade omnisoport où on a investi des centaines de millions pour le délaisser totalement, une maison de jeune qui attend depuis plus de dix ans un sauveteur...etc Barrons la route à ces opportunistes et trouvons un vrai mécanisme pour faire avancer les choses pour le bien de notre société.
setifis :
Mesdames et messieurs Voilà un sujet intéressant, que faut-il faire ? boycotter ses élections ou plutôt s’inscrire sur une liste électorale pour défendre ses idées ? Pour compléter cette article, je vous demande ce qu’un maire en Algérie actuel ? Y a t-il un conseil municipal ? c’est a dire une assemblée délibérante élue démocratiquement , et est chargée de gérer, par ses délibérations, les affaires de la Commune. Si oui quel est son pouvoir dans la gestion politique, économique et culturel de sa circonscription ? Dans les pays développés la commune amasse de l’argent des impôts locaux, foncier, sur l’entreprise…. Cet argent est utilisée ensuite dans l’intérêt des personnes vivantes dans cette commune. Comment ça se passe dans vos communes ? Bien à vous
Commentaire n°5498 :
Boycotter l’élection bien sûre. Le vote est faux chez nous, tout est faux. Sinon comment à quelque minute d’une bombe hier, notre président continue à parler de la paix, quelle paix et qui paye le prix, il les a libérés, déjà c’est une grande erreur et maintenant il maintient la charte tout seul !!! Ce pouvoir n’est pas légitime, l’armée a mis en place ce président, cette imposture made in Algéria, c’est au peuple de récupérer son propre pouvoir, dire niet et non à celui qui se voit roi d’un peuple qui a tant donné pour vivre dignement et librement. Dites moi, pourquoi BOUDIAF, l’honnête homme n’a pas été raté lors de son assassina et BOUTEF sort indemne, pour moi, il est complice, pour garder le pouvoir tous les moyens sont bons, c’est louche !! La Kabylie dit niet à ce pouvoir qui négocie avec les (...)
mnémosine :
La politique, on la fait ou on la subit. allez DEBOUT ! on se met au boulot et on arrete de pleurnicher
SETIFIS :
SALEM. Si je savais qui a tué Me BOUDIAF oullah, je vous l’aurai dit, et je suis d’accord avec vous qu’il va y avoir des fraudes pendant cette élection. Mais boycotter cette élection est la plus mauvaise des solutions, car la consultation du peuple ne sert à rien, ceci étant peut être vrai, mais le changement commence par l’investissement de chacun d’entre nous, dans ses élections c’est à dire s’inscrire sur des listes électorales, suivre les propositions des représentant aux titre de maire, donner sa voix à une personne de confiance, apprendre la culture de la démocratie. Car cher monsieur si on fait rien notre sort est connu d’avance. Maintenant il faut comprendre qu’en Algérie, le maire n’a pas de grand pouvoir politique, ou économique, car il est financièrement dépendant du pouvoir d’Alger c’est à dire le Wali. A ce moment on peut se poser la question : Comment peut-on renverser cette balance du pouvoir pour le compte du maire, pour que ce dernier réalise « librement » les objectifs pour lesquels il (...)

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