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Des augmentations jusqu’à 56% du salaire initial

jeudi 13 septembre 2007, écrit par : M. Chekir, La Tribune, mis en ligne par : Nabil Foudi

« L’augmentation la plus conséquente pourrait atteindre les 56% du salaire initial », a déclaré, hier, le porte-parole du gouvernement, lors du point de presse hebdomadaire sanctionnant les conseils de gouvernement. Interrogé sur la mise en application de la nouvelle grille de salaires, décidée à l’issue de la récente bipartite UGTA-gouvernement, Abderrachid Boukerzaza a précisé que la totalité des travailleurs concernés par cette grille, estimés à 1,5 million, tirera profit des nouvelles dispositions contenues dans ladite grille. Cette dernière, a-t-il ajouté, sera effective une fois avalisée par le président de la République, dans le cadre du Conseil des ministres. Convié, par ailleurs, à donner la liste des importateurs de pomme de terre exonérés des impositions, ce dernier a affirmé que tout citoyen algérien en possession d’un registre du commerce peut importer ce produit. L’intervention du porte-parole a eu lieu, faut-il le noter, en marge de la présentation par le ministre des Finances, Karim Djoudi, de l’avant-projet de la loi de finances 2008, lequel devra être soumis ultérieurement pour adoption aux deux chambres du Parlement lors de la session d’automne. Pour cette année aussi, les dispositions de cette loi sont basées sur un prix du baril de pétrole à 19 dollars, le différentiel de prix étant reversé au fonds de régulation des recettes ; un taux de change de 72 DA pour 1 dollar et un taux d’inflation de 3%. Entre autres grandes lignes de la nouvelle loi, il est indiqué que les importations de marchandises ont évolué de plus de 10%, situant les flux à près de 26 milliards de dollars. Il y est, en outre, constaté une croissance du produit intérieur brut (PIB), en termes réels, de 5,8 et de 6,8%, hors hydrocarbures, induites essentiellement par les valeurs ajoutées des secteurs du bâtiment et des services.
Une progression de 5,1% de la ressource budgétaire est enregistrée. Elle passe de 1 831 milliards de dinars en 2007 à 1 924 milliards en 2008. La progression constatée est le fait de la fiscalité ordinaire (hors produit de la fiscalité pétrolière) et ce, sous l’effet combiné de la variation de la valeur ajoutée du secteur des hydrocarbures (+2,6%) et de celle du taux de change, appréciant la monnaie nationale de 2,7% par rapport au dollar américain. Les dépenses budgétaires ont, quant à elles, augmenté de 8,8%, passant de 3 947 milliards de dinars en 2007 à
4 296 milliards en 2008. Le budget de fonctionnement progresse de 21,4% par rapport à 2007 alors que celui de l’équipement s’élève à 2 290 milliards de dinars. Le ministre des Finances informera, par ailleurs, que l’avant-projet de loi de finances 2008 prévoit une réduction de l’impôt sur le revenu global (IRG) en fonction du niveau des salaires perçus par les travailleurs. Les catégories concernées par la réduction de l’IRG, a-t-il précisé, sont « les travailleurs à faible revenu ou ceux à revenus intermédiaires ». Et d’ajouter que la révision du système de l’IRG couvre en même temps le niveau de cet impôt ainsi que le nombre des tranches de ce barème.


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